Prévisions pour le 24 Septembre 2018

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Tchektchouka satellite

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Sur la chaîne arabe El Moustaqila, avant-hier, Boudjerra Soltani tirait à boulets rouges sur Ouyahia. Les quidams que nous sommes se sont posés la question: Soltani est-il membre du gouvernement que dirige par ailleurs Ahmed Ouyahia? Le MSP est-il un membre actif et potentiel de l´Alliance présidentielle, qui devait tenir une réunion de coordination dans la journée d´hier? L´autre question que l´on peut encore se poser est la suivante: quel est l´objet de la colère de Boudjerra Soltani, ministre d´Etat sans portefeuille?
Il s´agit de la réforme du Bac, plus précisément de la suppression de la filière islamique.
Dernière question: sur quelle chaîne s´exprime avec autant de véhémence le ministre d´Etat? Sur El Moustaqila: une chaîne arabe satellitaire qui émet à partir de nulle part.
Avec toutes ces questions posées, en vrac, on a une salade niçoise à peine sortie du frigo pour les besoins du feuilleton de l´été de l´actualité algérienne, une salade au demeurant bien pimentée. Scandale Khalifa dans lequel seraient impliqués de nombreux ministres et hautes personnalités de l´Etat.
Quelques walis en prison. Détournements dans certaines banques publiques, à Oran et ailleurs. Dans cette salade sont venus se greffer deux sujets au goût de cerise sur le gâteau: l´amnistie générale, autour de laquelle les membres de l´alliance essaient de se serrer les coudes, et puis la réforme de l´école.
Il est possible que ce qui se fait de mieux en Algérie concerne justement la réforme du système éducatif. On n´en sait pas plus parce que aux problèmes syndicaux des enseignants, dont les revendications, sont somme toute légitimes, viennent s´ajouter les combats d´arrière-garde idéologiques. Quelqu´un disait l´autre jour, avec raison: «L´Algérie n´a pas une politique de l´école, elle a une école où l´on fait de la politique.»
C´est-à-dire que l´école tous paliers confondus, est une arène, un lieu où se déroulent des luttes idéologiques. Une pareille conception conduit inévitablement à la régression du système éducatif. On ne forme plus des gens instruits, compétents, et prêts à relever le défi du développement économique et de la recherche scientifique, mais des militants qui vont défendre une chapelle. Et pourtant, il y a des partis politiques, qui ont des permanences, des membres permanents et des sympathisants, un programme politique, des élus à tous les niveaux. Leur rôle: faire de la politique.
Alors quoi? Qu´on mette l´école à l´abri des luttes idéologiques. Voilà. C´est tout. L´école tchecktchouka et salade niçoise, on sait ce que c´est. Ça produit tout au plus des zombies. Sans compter les fournées de chômeurs. Au-delà de ces questions sur le rôle de l´école, il y aussi celle qui se rapporte à la place qu´occupent les chaînes satellitaires dans le débat politique national. En l´absence d´une ouverture idoine du champ audiovisuel en Algérie, permettant le débat public sur les questions de l´heure, en toute transparence et dans le respect du pluralisme des idées garanti par la Constitution, ce sont les chaînes étrangères qui viennent mettre leur grain de sel, en snipers. En tireur isolé. Comme cette intervention de Boudjerra Soltani, qui règle ses comptes avec Ahmed Ouyahia, en direct, avant de lui serrer la main le lendemain, le sourire narquois, avec l´air de lui dire: «Un but à zéro!»
Soltani a-t-il fauté? Ce n´est pas sûr. De son propre point de vue, si on l´empêche de s´exprimer sur des supports algériens, il ne refusera pas la perche qu´on lui tend de l´autre côté.
En d´autres termes, la réforme de l´école ne concerne pas les seuls Ouyahia et Benbouzid, mais tous les Algériens, car c´est là qu´on forme les générations futures.
Et les idées de Boudjerra Soltani, qui visent à prendre l´école et les élèves en otage, il serait bien qu´elles soient combattues par d´autres idées, libérant justement l´école des luttes idéologiques.

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