Prévisions pour le 21 Septembre 2018

 Adrar Min 26 °C Max 38 °C
23
 Laghouat Min 16 °C Max 28 °C
34
 Batna Min 13 °C Max 23 °C
30
 Biskra Min 19 °C Max 32 °C
32
 Tamanrasset Min 20 °C Max 28 °C
30
 Tlemcen Min 17 °C Max 25 °C
32
 Alger Min 17 °C Max 26 °C
30
 Saïda Min 15 °C Max 25 °C
30
 Annaba Min 21 °C Max 26 °C
47
 Mascara Min 15 °C Max 26 °C
30
 Ouargla Min 24 °C Max 33 °C
30
 Oran Min 21 °C Max 25 °C
30
 Illizi Min 22 °C Max 35 °C
32
 Tindouf Min 24 °C Max 36 °C
34
 Khenchela Min 13 °C Max 22 °C
30
 Mila Min 17 °C Max 25 °C
39
 Ghardaïa Min 21 °C Max 30 °C
30
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Paris et des regrets!

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Huit jours pleins à ne voir Paris qu´à travers les bouches de métro. En souterrain. Ah, ce qu´on perd comme temps dans les correspondances. Hiver comme été, l´une des plus belles villes du monde ne vous livre que ses intestins. C´est la raison pour laquelle les connaisseurs, en fait ceux qui ont du temps, préfèrent rouler en bus, ou bien alors, attablés à la terrasse d´un café, sirotent une boisson chaude ou fraîche, selon la saison. Ils peuvent contempler à leur guise les charmes d´une cité millénaire qui se déroulent et se déclinent en cartes postales devant ses yeux émerveillés. Mais ce n´est pas le cas de tout le monde, c´est-à-dire de ces milliers de personnes affairées qui courent dans tous les sens. Dans les galeries du métro, les gens ont chaussé leurs bottes de sept lieues. Ils n´ont qu´un seul but: arriver à temps à leur lieu de destination. C´est la course permanente contre la montre. Et quand on vient d´un pays du Sud, comme nous, traînant avec soi une certaine nonchalance, on est surpris par la vitesse et la rapidité des pas. Est-ce la modernité et le modèle d´économie capitaliste qui imposent un tel rythme ou bien est-ce lié à la latitude, au caractère, au tempérament? Est-ce que les différences entre le Nord et le Sud se résument à la vitesse et l´amplitude de nos démarches respectives? Le climat a certainement une influence sur notre façon de marcher, mais les conditions socio-économiques aussi y sont pour quelque chose. Bien sûr, on ne tient pas compte de la couleur de yeux, ou de la longueur des jambes, mais seulement de l´importance donnée à la gestion quotidienne du temps. Paris, à la fin du mois de juin, c´est une semaine de chaleur étouffante. Une semaine d´humide moiteur et de sueur collant à la peau aux abords de la Seine! C´est surtout dans le métro, que la chaleur est la plus forte, à partir de 17 heures. Durant toute la journée, les rames de métro emmagasinent la chaleur, et les calories s´ajoutant aux calories, les pics de température sont atteints vers la fin de l´après-midi. Aux heures d´affluence, au sortir des bureaux ou des ateliers, les rames sont bondées. Si vous décidez d´atteindre le prochain métro pour éviter la cohue, vous êtes servis : les quais sont pris d´assaut en quelques secondes seulement. Comme des fourmis travailleuses, les gens affluent de partout. Les galeries souterraines crachent leur trop-plein de monde, par vagues successives, au rythme incessant des arrivées et des départs, des courses effrénées vers la sortie ou vers les correspondances. Malgré la discipline et la politesse exemplaires dont font preuve les Parisiens, on est obligé de s´agglutiner, de se coller les uns aux autres, de s´agripper aux poignées. En fait, on a passé une semaine à Paris sans voir Paris. Et c´est un grand regret que nous nous préparons à quitter la capitale française, en ce jeudi 23 juin, par un vol d´Air Algérie, qui doit décoller à 17 heures et cinq minutes. Il a fait chaud toute la journée. Le journal télévisé parle de canicule déjà. Des alertes de niveau trois (orange) sont déclenchées dans plusieurs départements. Sur la route de l´aéroport d´Orly, le soleil tape fort dans les embouteillages. Tout comme à Alger, sauf qu´ici les gens attendent patiemment que ça passe et que la circulation redevienne fluide. Et puis soudain, vers seize heures, juste à l´approche de l´aéroport, le ciel se voile. Des éclairs tracent des zébrures à l´horizon, au-dessus d´Orly. A l´intérieur de l´aérogare, les formalités d´enregistrement et d´embarquement se déroulent bien. On est dans les temps. Mais à bord de l´Airbus, au moment du décollage, les passagers remarquent qu´il pleut à l´extérieur. Les hublots sont mouillés. Des perles d´eau suintent. Des flaques d´eau se sont formées sur le tarmac. Un membre de l´équipage annonce qu´à cause de perturbations atmosphériques, il y aura du retard. Et c´est ainsi qu´après deux heures d´attente, nous prenons notre vol. Mais l´avion traverse des zones de turbulences à maintes reprises. Il y a de l´électricité dans l´atmosphère. Ce n´est qu´au journal télévisé, lorsque nous sommes arrivés à Alger, que nous apprenons qu´il y a eu un violent orage sur l´île de France et qu´il a plu abondamment, bloquant plusieurs axes routiers.

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