Prévisions pour le 26 Septembre 2018

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L’eau vitalité

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Ce n´est pas seulement pour le plaisir de détourner la pub, mais en cette période caniculaire, il est plus temps que jamais de paraphraser ce slogan du spot: «L´eau est déclarée source de vitalité pour votre corps». Devant les coupures intempestives de la saison estivale, période au cours de laquelle le liquide précieux se fait désirer, on remarque que l´eau est vraiment une nécessité vitale, une denrée rare et précieuse. C´est justement cette période que choisit le ministre des Ressources en eau, Abdelmalek Sellal, pour annoncer son plan d´urgence, dont le premier point porte sur l´augmentation du prix de l´eau. Eh oui, puisque tout monte, pourquoi pas le prix de l´eau?
Cela dit, il y a des évidences qui sautent aux yeux. D´abord les ressources hydriques n´ont pas augmenté, alors que la population, si, qui est passée de seulement quelque neuf millions d´habitants en 1962 à 33 millions en 2005. C´est-à-dire que les besoins de consommation en eau potable de la population ont quasiment été multipliés par quatre. Les besoins de l´agriculture et de l´industrie ont augmenté dans des proportions encore plus importantes. A Arzew, par exemple, une partie non négligeable de l´eau de l´unité de dessalement sera orientée vers l´utilisation des unités pétrochimiques de la zone industrielle de la localité. Quant au barrage du Guergar, qui était censé régler les problèmes d´Oran et de sa périphérie, il s´avère nettement insuffisant, puisque ses réserves se sont amenuisées au point de tomber à 35 millions de mètres cubes en l´espace de quelques années.
Située dans une zone méditerranéenne semi-aride, l´Algérie reste un pays où l´eau est inégalement répartie. Malgré des chutes considérables de pluie, - près de 1000 mm par an -, notre pays reste un pays d´orages et d´averses torrentielles localisées, mal répartis dans le temps et sur l´ensemble du territoire. Le pays ne connaît pas ces pluies fines qui tombent pendant longtemps et touchant de grandes portions du territoire. En outre, ces précipitations brutales et rapides n´ont pas le temps de remplir les barrages, de bien imprégner les terres agricoles ou d´abreuver les plantes, alors que par ailleurs elles favorisent l´érosion du sol et détruisent les récoltes. Qui plus est les cours d´eau ne sont pas alimentés en permanence et les oueds par conséquent sont secs les trois quarts du temps. Pendant ce temps, le désert avance inexorablement. On le constate tous les jours, en longeant les régions steppiques et les hauts plateaux, de Djelfa à N´Gaous. Les différents plans mis en oeuvre, dont celui de la ceinture verte, s´avèrent nettement insuffisants. Deux phénomènes se conjuguent en Algérie pour rendre la situation encore plus dramatique: le réchauffement de la planète et la pollution. D´après les projections faites par les météorologues, les effets du réchauffement seront plus visibles sur le pourtour de la Méditerranée ; région où l´eau deviendra de plus en plus rare au fil des décennies, si des mesures urgentes ne sont pas prises, au niveau mondial pour réduire les retombées de l´effet de serre, notamment dans le cadre du protocole de Kyoto. Quant à la pollution, c´est un phénomène qui met à nu en Algérie l´incurie des pouvoirs publics et la mauvaise gestion des affaires de la cité. Les stations de traitement des eaux usées n´existent pas en quantités suffisantes, alors que celles qui existent sont... en panne. Les plages sont polluées, les oueds aussi et le phénomène touche même les nappes phréatiques. Les mesures qui sont prônées depuis quelques années pourront-elles résoudre le problème de l´eau des Algériens? Ces mesures concernent d´un côté la mise en place d´unités de dessalement, et de l´autre la cession de la gestion de l´eau au privé. Des groupes comme Suez sont sur les rangs. En un mot comme en mille, l´eau deviendra un produit marchand comme les autres.

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