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Le chat et le papillon

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Le complot ourdi par les redresseurs contre Djaballah a tout l´air d´avoir réussi. Du moins jusqu´à nouvel ordre. Celui contre Ouyahia a, par contre échoué. Ainsi, tout semble indiquer que le feuilleton médiatico-politique de l´été 2005, lancé sur les chapeaux de roue, tire à sa fin avant d´avoir vraiment commencé.
Djaballah: cet homme politique islamiste a-t-il le destin d´un looser? Aura-t-il toujours un Brutus tapi dans l´ombre et qui viendra le flouer à la dernière minute? Comme un papillon se brûlant les ailes près de la flamme, Djaballah trébuche dès qu´il approche d´un pouvoir trop personnel.
D´abord éjecté de son parti d´origine Ennahda, puis de son clone El Islah, Djaballah va-t-il créer une autre formation politique, pour rester fidèle à l´adage qui dit : jamais deux sans trois?
La leçon de choses se présente ainsi: Djaballah parti, Ennahda s´est effondré sur lui-même. Affaissé, ratatiné, réduit à sa portion congrue. Ses successeurs ont été des personnages falots, sans consistance politique. On les a vus faire un tour de piste et puis s´en vont. Quant à Djaballah, il a montré qu´il avait du ressort. Il a rebondi sur ses pattes. Aux législatives de 2002, il a placé sur orbite son nouveau parti El Islah, qui arrive en deuxième position derrière le FLN, devançant bien sûr le MSP lui-même.
Au Palais Zighoud Youcef, siège du Parlement, il fait preuve d´un activisme remarquable, parvenant à surprendre l´Exécutif par des propositions de lois qui fédèrent autour d´elles une majorité de députés, s´offrant le luxe d´aller braconner dans les jardins des autres. La modification de la loi électorale à la veille de la présidentielle du 8 avril 2004, c´est lui. L´interdiction de l´importation de l´alcool dans la loi de finances, c´est encore lui. Incroyable! La chose se passe tellement bien et selon les souhaits de leur concepteur que la nouvelle d´un putsch fomenté par des redresseurs d´un genre nouveau laisse tout le monde sans voix. Jusqu´à cet ultime congrès qui le met out, Djaballah est allé de déboire en déboire. On n´est plus dans un imbroglio juridico-politique dont l´Algérie a le secret, mais dans un scénario inédit dans lequel le perdant peut être le gagnant, et inversement. Les successeurs de Djaballah sont d´illustres inconnus qui vont offrir un enterrement de première classe à leur parti. Djaballah de nouveau dans de beaux draps, ça commence à bien faire. Lui, accuse les cercles proches du pouvoir. C´est sa thèse à lui. A-t-il pensé un peu à faire son autocritique pour se demander s´il n´a pas des velléités de zaïmisme?
Ouyahia: on est en présence d´un autre scénario. Attaqué de partout, acculé au centre d´un cercle de feu, poussé du haut de la tour de Babel de l´Alliance présidentielle, il est présenté par les uns et les autres comme l´ennemi numéro 1 du président, l´obstacle majeur à un troisième mandat, le fossoyeur de la réconciliation nationale dont personne au demeurant ne connaît les contours, l´adversaire farouche de la révision de la Constitution, le destructeur des constantes nationales. Néanmoins, l´homme se jette dans le vide et, comme un chat, retombe sur ses pattes. Le président soutient le projet de suppression de la filière islamique et lui, lui fait dire par ses lieutenants qu´il ne s´oppose ni à la révision de la Constitution ni à un troisième mandat pour Bouteflika. Les turpitudes du marais politique algérien étant ce qu´elles sont, les dissensions au sein de l´alliance, qui allaient crescendo, se sont dégonflées comme un ballon de baudruche, sans laisser de traces, même résiduelles, dans les... colonnes des journaux. Dommage, cette fable du chat et du papillon nous privera sans doute d´un feuilleton politique de l´été.

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