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Le bac et puis rien

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De toutes les détresses, celles provoquées par un échec au bac est des plus douloureuses. Et la détresse est d´autant plus grande qu´elle touche des centaines de milliers de jeunes, qui ont travaillé d´arrache-pied pendant toute une année pour pouvoir décrocher le bac. D´où l´amertume. A se demander quel est le remède à une telle situation, quelle solution s´offre aux jeunes devant qui tous les horizons sont bouchés, tant il est vrai que le bac est pour eux la clef de l´avenir. Cette année 2005, c´est la filière lettres qui fait les frais d´une décision administrative injustifiée. On dit que chaque année une filière est sacrifiée sur l´autel d´une planification de très mauvaise qualité. Pourquoi cela? Est-ce le ministère de l´Enseignement supérieur qui détermine les quotas, en disant: «Cette année, je n´ai que tant de places pédagogiques»? selon un système de régulation et de notation qui fait fi de tous les critères scientifiques valables sous d´autres cieux. Comment se fait-il que des pays comme la Tunisie connaissent des taux de réussite de 60%, que des pays comme la France avoisinent les 90%, et qu´en Algérie on en est encore à des taux riquiqui de 14%? Il y a sûrement quelque chose qui ne tourne pas rond chez Madame la Marquise. Pendant des mois, c´est une polémique fumeuse sur la suppression de la filière islamique qui a tenu le haut du pavé, mais n´est-ce pas l´arbre qui cache la forêt? Le débat idéologique prenant le pas sur la qualité de la formation, mais aussi sur les résultats.
Former des cadres compétents, en quantité suffisante, armés pour prendre en charge leurs destinées et les rênes de l´économie du pays et des autres institutions, n´est-ce pas le challenge qui est celui de l´école algérienne? Le système éducatif est-il lié par une obligation de résultats, oui ou non? Si le taux d´échec frôle les 85%, n´y a-t-il pas quelque chose qui cloche, un défaut dans la cuirasse, un grain de sable qui fait que les beaux discours ne cadrent pas avec la réalité du terrain? Les trois paliers de l´éducation (primaire, secondaire, universitaire) n´ont-ils pas pour but d´être complémentaires en offrant un cursus solide et complet aux générations futures? Au lieu de cela, nous verrons des fournées et des escadrons de jeunes lycéens, à peine âgés de 18 ou 20 ans venir grossir les rangs des hittistes, qui sont déjà trop nombreux, pour s´adosser aux murs de nos villes et campagnes sans autres perspectives d´avenir que celle de l´attente et de l´expectative. On est là devant une quadrature du cercle dont personne pour le moment, et surtout pas les pouvoirs publics, n´entrevoit la solution, sauf peut-être à finir dans l´armée des trabendistes ou des clandestins harragas, qui fuient leur pays pour aller tenter le diable sous d´autres cieux, en s´offrant comme aliment pour les poissons de la Méditerranée, près des côtes libyennes ou italiennes. Et le bac, qui est censé être une étape importante, un bagage intellectuel pour préparer les adolescents à affronter les autres épreuves de la vie, devient un handicap insurmontable, une voie de garage, du fait d´un mauvais aiguillage et d´un système de planification qui érige l´imprévision et l´improvisation en système de gestion.
A quoi sert-il de politiser l´école si c´est pour finir dans ces culs-de-sac programmés? Le mutisme des partis politiques et des associations devant un résultat du bac aussi piètre en dit long sur l´incohérence des personnels politiques et du mouvement associatif dans notre pays.

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