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Ce que résistance veut dire

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«Face à l'effilochement du patriotisme, aux nouvelles formes de menaces, de reprises et de défis, réapprendre la culture de la résistance, l'éducation à la défense de la patrie passe par un projet de société que doit impérativement porter l'Ecole algérienne.»

Mustapha Chérif m'a appelé récemment pour lui communiquer les noms des véritables fondateurs de l'Association des ouléma. D'illustres inconnus, me diriez-vous, victimes autant de la mémoire ankylosée que d'une falsification de l'Histoire, serais-je tenté de renchérir. Je n'ai pas hésité à lui parler de l'action fondatrice soufie avec à sa tête Omar Smaïl et Mouloud Hafiz. Un mouvement qui avait financé et organisé, à la Casbah d'Alger, l'Assemblée générale constitutive de «L'Association des Ouléma» avant d'en être évincé par l'aile wahhabite, et de créer «Djamiiyyate Uléma Sunna». Face à l'effilochement du patriotisme, aux nouvelles formes de menaces, de reprises et de défis, soutient l'ancien ministre, réapprendre la culture de la résistance, l'éducation à la défense de la patrie, passe par un projet de société que doit porter l'Ecole algérienne.» Un projet susceptible de mobiliser toutes les forces vives de la nation. Comme l'a suggéré, au congrès du parti du FLN, mon ami Abdelkader Messahel qui souhaite le jaillissement d'un Front uni national et de progrès. Pour cela, estime Mustapha Chérif, la culture de la résistance doit être le socle d'une lutte sans merci contre les iniquités, les injustices, la corruption et la violence, étape nécessaire à l'ouverture à la science, au savoir.
A l'avant-garde de la quête de la connaissance et puisant ses aspirations de la mobilisation populaire, en dehors du cadre des idéologies dominantes, le soufisme n'était pas uniquement un mouvement de lutte et de sédition. Sa conception maghrébine de l'Islam a servi de rempart contre le double asservissement spirituel et culturel imposé à tout un peuple par la caste coloniale.
Ce que ne semblent pas avoir assimilé les réformistes algériens au cours des années trente date à laquelle une lutte sans merci est initiée injustement contre des forces cataloguées de maraboutiques. Une lutte qui fut violente et qui ne profita, en désespoir de cause, qu'à l'administration coloniale et à ses laquais locaux. Dans cette offensive considérée par les uns, comme une atteinte au droit à la différence et, par les autres, comme une légitime lutte contre le maraboutisme et l'obscurantisme, les uléma algériens donnaient plutôt l'amère impression, de vouloir «jeter le bébé avec l'eau du bain».
Comme pour le Congrès musulman ils semblaient, tenants de l'assimilationnisme qu'ils étaient, confondre tactique et stratégie. Ils ne savaient point faire la distinction entre ce qui est secondaire et ce qui est fondamental, entre une tradition spirituelle authentique, sacralisée par des soulèvements contre les forces ottomanes (la confrérie des Derkaouas) et françaises, et les tenants du charlatanisme, appendice s'il en est de la caste coloniale.

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