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Mais qui a dit que l'Emir Abdelkader était un traître?

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La vérité est un miroir tombé de la main de Dieu et qui s'est brisé. Chacun en ramasse un fragment et dit que toute la vérité s'y trouve.» Jallal Ud Dîne Rumî

Certainement pas moi! Encore moins Daho Djerbal qui, indigné autant qu'attristé par des sorties médiatiques décrétant que le Traité de la Tafna aurait été une trahison de l'Emir Abdelkader, n'aura pas été par quatre chemins pour asséner des vérités. Et stigmatiser surtout des «esprits tout autant malveillants qu'ignorants se permettent parfois de s'ériger en commissaires du peuple à la vérité historique ou en juges suprêmes de l'Histoire et de ses acteurs pour distribuer les lauriers aux uns et jeter d'autres dans l'opprobre de la trahison». Citant plusieurs sources, l'historien mettra expressément l'accent sur une déclaration de Damrémont où le général français confiait: «Il y a peu de jours qu'on ne voulait permettre, sous aucun prétexte, à Abd-el-Kader de sortir de la province d'Oran, et voici que, d'un seul trait de plume, on lui cède la province du Titeri, Cherchell, une partie de la Mitidja et tout le territoire de la province d'Alger qui se trouve hors des limites qu'il a fixées, et sur lequel il n'avait encore ni autorité ni prétention! Enfin on abandonne sans pitié des alliés qui se sont compromis pour nous et qui payeront de leur tête leur dévouement!». C'est, du reste, pour ces raisons que ledit traité connaîtra le même sort que ceux jetés aux oubliettes par la caste coloniale. Aux antipodes de l'analyse passionnée et des raccourcis irrigués le plus souvent par le subjectivisme, l'idée de Daho Djerbal invite plutôt à ramener les faits à leur juste place, à la réalité objective de l'époque. Tous les spécialistes de l'histoire contemporaine de l'Algérie reconnaissent, cependant, que pour aussi acharnée qu'elle fut, la résistance algérienne avait, toutefois, de graves faiblesses: le morcellement du territoire, les oppositions entre tribus, une conscience nationale qui n'avait pas encore atteint la pleine maturité ajoutaient encore au retard économique et empêchaient le rassemblement de toutes les forces du pays en une volonté unique. On lira avec intérêt dans La Guerre d'Algérie que tous les Turcs vaincus et leur régime s'effondrant, plusieurs centres de résistance se sont organisés, mais davantage par la volonté de s'opposer à l'étranger chrétien que par la claire conscience de défendre une «patrie» encore inachevée. Dans «Sur l'approche des mouvements nationaux maghrébins en général et sur l'Algérie des années trente en particulier», Jean Claude Vatin suggère même que les «moudjahidine», combattants de la foi et de la guerre sainte, ne sont pas encore les «patriotes» que d'autres deviendront plus tard au sens moderne du terme. Mais, déjà, «la motivation religieuse concourt à l'éclosion d'un sentiment de solidarité nationale et du patriotisme algérien.» «On part d'une confrérie religieuse et d'un combat religieux pour aboutir à un projet de centre à caractère national», y souligne-t-il. En rassemblant sous sa bannière des tribus diverses, les féodalités opposées par intérêt et par tempérament à tout pouvoir central. Abdelkader aura tenté de jeter les bases d'une unité nouvelle. En ce sens, écrit René Galissot dans «Abdelkader ou la nationalité algérienne: interprétation de la chute de la régence d'Alger des premières résistances à la conquête française (1830-1839)», il apparaît tout autant comme le révélateur des énergies algériennes que comme le produit de cette Algérie qui s'ébauche. Pendant quinze ans, de 1832 à 1847, avec deux périodes de trêve armée, de février 1834 à avril 1835 (après le traité signé avec le général (Desmichels) et de mai 1837 à novembre 1839 (pendant la période d'application de l'accord signé par Bugeaud à la Tafna), Abdelkader poursuivra la guerre.

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