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Repose en paix père ton sacrifice n'aura pas été vain... (2 et fin)

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Il est pour le moins curieux qu'une minorité de mes compatriotes continue à relayer les aveux du bourreau d'Ahmed Zabana soutenant que la guillotine n'a fonctionné qu'une seule fois. Alors que l'imam Cheikh Tahar Meziani avait confié à sa femme que la machine criminelle n'avait été décisive qu'à la troisième tentative. La tête ne tombera pour autant. Elle sera, confiera la même source, sauvagement séparée du tronc par le bourreau pour être jetée dans la corbeille...
Merveilleux, les gestes de l'imam et du condamné à mort traduisent, bien loin des turpitudes des tenants de l'intégrisme religieux et/ou politique, le caractère sacré d'une révolution qui a su mobiliser toutes les composantes de la nation algérienne, au-delà de leurs appartenances religieuses et politiques. Et sur la base d'un Islam de tolérance, un Islam qu'appliqua brillamment Cheikh Tahar Meziani, fidèle en cela à ses ancêtres zianides revenus de Cadix l'andalouse qui fut refondée à l'époque au nom des Banou-Meziani. Descendant du vénérable Cheikh Sidi M'hamed Benali, il eut l'insigne honneur de s'inscrire dans la dynamique impulsée par l'Association des Ouléma Sunna (créée par des dissidents de l'Association des Ouléma) et de cette lignée d'imams soufis qui ont donné à notre pays une conception maghrébine de l'Islam. Des imams qui ont combattu les armes à la main l'envahisseur français et payé chèrement leur engagement. Les uns, à l'image du muphti algérois Al Qbabti, de l'imam Tchalabi, du vénérable cheikh Benyellès de Tlemcen ont été contraints à l'exil, bien d'autres ont été victimes de purges et d'assassinats à l'intérieur des mosquées, comme ce fut le cas pour l'imam Djelloul Benosmane, tombé au champ d'honneur, comme mon père, le 4 juin 1957...
Le haro continuel orchestré le plus souvent contre des mosquées et des espaces cultuels fera l'objet de sévères réquisitoires du baron Pichon qui n'hésitera pas à assimiler ses compatriotes à des exterminateurs systématiques du culte musulman et des populations qui le professent.
A ce propos, il y a lieu de se référer utilement aux Feuillets d'El-Djezaïr, pour se faire une idée précise de l'apocalypse imposée à toute une ville. En plus de la mosquée es-Sayyida détruite en 1831, la chapelle de Sidi Abdelkader el-Djilani, les mosquées ech-Chemaïn, Aïn al-Hamra, Ben Négro, el-Mocella, Mezzo-Morto, Khédar-Pacha, les zaouïas de Sidi-Amar et-Tennessi et Ketchaoua connurent le même sort.
Il en est de même des exécutions de nombreux militants du Front de Libération nationale et messalistes, dont la plus sauvage est illustrée par celle d'Ahmed Zabana. Dans un témoignage fait à sa femme, Cheikh Tahar Meziani avait révélé que la guillotine n'avait été décisive qu'à la troisième tentative. Sans pour autant que la tête du premier condamné à mort ne tombe. Elle sera, confiera la même source, sauvagement séparée du tronc par le bourreau pour être jetée dans la corbeille... Je rappelle aux bons souvenirs des planqués de l'Histoire, un extrait de la lettre d'Ahmed Zabana: «S'il m'arrive quoi que ce soit, il ne faut pas croire que c'est fini, parce que mourir pour la cause de Dieu, c'est croire à la vie éternelle et mourir pour sa patrie, ce n'est qu'un devoir.» Et Taleb Abderrahmane a dû mourir, n'en déplaise à ceux qui font diversion, dans le même contexte, une année après la disparition tragique de Cheikh Tahar Meziani. Un imam qui exerça aux mosquées Sidi-Ramdane et Safir. Un éducateur issu de la Zitouna de Tunis et de la Qarawiyyoune de Fès mais dont, pourtant, aucune école, collège, lycée ou mosquée ne porte le nom... Il en est de même, à Tlemcen, pour l'imam Djelloul Benosmane. En cela, ils sont à l'image de Cheikh Abdelhalim Bensmaïa, un érudit de la Tariqa Tijjania qui eut le courage, en son temps, de proclamer à la face de l'Egyptien Cheikh Mohammed Abdou, invité en 1903 par la France pour prendre une fatwa en faveur de l'enrôlement de jeunes Algériens, que «les enfants de ce pays n'avaient pas à aller mourir pour une armée qui les colonise et les dépersonnalise». Et c'est ce même érudit algérois qui osera accrocher, à la queue de son cheval, une médaille de la Légion d'honneur que la caste coloniale a tenu à lui décerner... Vengé par la bombe du Casino de la Corniche, selon le témoignage du chahid Debbih Cherif, Cheikh Tahar Meziani avait anticipé une revanche, un mois précédant son assassinat. Le 4 mai 1957 date à laquelle son foyer sera éclairé par la naissance d'une fille. Son entourage et ses voisins ne comprenaient pas les raisons qui le poussaient à souhaiter ardemment une telle éclosion...Ils le découvrirent lorsqu'il prénommera son bébé, malgré l'opposition d'un fonctionnaire de la mairie d'Alger-Centre, El Houria...

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