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Le cinéma français une exception culturelle

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(1er partie)

A un moment où les relations algéro-françaises semblent connaître une remarquable embellie, il serait peut-être judicieux pour les autorités compétentes de s'inspirer valablement de l'expérience française dans le domaine de l'audiovisuel. Une expérience qui a contribué à sauver, quelque part, le cinéma algérien grâce à une aide salvatrice accordée à de nombreux réalisateurs installés en France.
Le plus fiable en Europe, le système en vigueur de l'autre côté de la rive, a de quoi séduire, en effet. De nombreux exemples peuvent être cités, alors que l'aide apportée par les pouvoirs publics à la cinématographie chère à Catherine Deneuve est non des moindres. Surtout que son adaptation à la réalité nationale peut contribuer pleinement à faire émerger des solutions idoines pour le cinéma algérien pris au piège d'une crise savamment orchestrée... Dans un pays où le libéralisme économique n'est pourtant un secret pour personne, l'Etat français continue à apporter une aide décisive à sa cinématographie confrontée qu'elle est à l'hégémonisme américain et à sa détermination à faire prévaloir l'exception culturelle.
Conçu à l'origine comme un instrument d'intervention, le Centre national du cinéma (CNC) croit dur comme fer à l'aspect fédérateur du cinéma chez les jeunes. Si au lendemain des assises de l'OMC à Seattle l'Europe culturelle est parvenue à résister à l'intrusion totale du monopole des Américains par la porte des médias classiques, estiment ses responsables, il ne faut pas laisser rentrer l'Oncle Sam par celle d'Internet: «Le contenu prime sur le support. Il faut être très fort sur nos positions, pour faire prévaloir l'exception culturelle. On s'inquiète beaucoup de la pensée unique, mais pas suffisamment de la culture unique.» Mis à part l'Italie qui, dès 1927, s'est préoccupée du soutien au cinéma, et la Grande-Bretagne qui fit voter les premières lois cinématographiques en 1909 et institua des quotas de protection en 1927 la France, soutient Joëlle Farchy dans un intéressant ouvrage intitulé Le cinéma déchaîné, a beaucoup innové en la matière. De l'avis de plusieurs spécialistes, le soutien sélectif à la production a normalement pour but de stimuler certains types de créations que ne peuvent encourager les automatismes fondés sur le seul critère du succès commercial. Initiative fort heureuse, cette mesure a été instituée par la loi d'aide de 1959 en vue de favoriser l'éclosion de nouveaux talents et permettre la réalisation d'oeuvres qui ne pouvaient trouver un financement par le seul jeu des mécanismes du marché. C'est, du reste, durant cette période que le cinéma français fera sa mue et donnera naissance à la Nouvelle Vague. Une école esthétique qui jettera durablement les bases d'un véritable cinéma d'auteur et fera le bonheur de la France dans son combat pour instaurer l'exception culturelle. Certains de ses initiateurs, à l'image de Jean-Luc Godard, ne sont pas loin de penser, cependant, que son seul apport, incontesté même de nos jours, est d'avoir révélé une trentaine de nouveaux cinéastes parmi lesquels il est aisé de citer François Truffaut, Claude Chabrol, Alain Resnais, Jacques Rivette, Eric Rohmer, Jacques Demy, Pierre Kast, Michel Drach, Jean Doniol-Valcroze, Louis Malle, Jean-Pierre Mocky, Georges Franju, Alain Robe-Grillet ou Alexandre Astruc.
Dans le même ordre d'idées, le plan Lang de 1989 a remis en vigueur les aides directes attribuées par le ministère de la Culture (de 1982 à 1986 et supprimées alors) en faveur des créateurs étrangers comme Wajda, Oliveira, Angelopoulos, Tarkowski, Schloendorff, Bellochio, Skolimowski, sans compter de nombreux réalisateurs africains et arabes parmi lesquels il est aisé de citer Youcef Chahine, Yousri Nasrallah, Merzak Allouache, Moufida Tlatli, Cheick Oumar Sissoko, Idrissa Ouédraogo, Mahamat Saleh Haroun, Souleymane Cissé, Mohammed Abderrahmane Tazi...
(A suivre)

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