Prévisions pour le 25 Septembre 2018

 Adrar Min 25 °C Max 35 °C
30
 Laghouat Min 17 °C Max 30 °C
34
 Batna Min 13 °C Max 25 °C
30
 Biskra Min 21 °C Max 32 °C
34
 Tamanrasset Min 22 °C Max 30 °C
23
 Tlemcen Min 16 °C Max 27 °C
32
 Alger Min 21 °C Max 26 °C
34
 Saïda Min 18 °C Max 29 °C
32
 Annaba Min 21 °C Max 27 °C
34
 Mascara Min 16 °C Max 30 °C
32
 Ouargla Min 23 °C Max 34 °C
32
 Oran Min 21 °C Max 26 °C
34
 Illizi Min 24 °C Max 36 °C
30
 Tindouf Min 23 °C Max 33 °C
32
 Khenchela Min 13 °C Max 24 °C
30
 Mila Min 17 °C Max 26 °C
30
 Ghardaïa Min 20 °C Max 31 °C
32
Accueil |Chroniques | A vrai dire |

Bénali El Hassar ou la solitude d'un militant maghrébin de fond

Par
Taille du texte : Decrease font Enlarge font

Il est particulièrement passionné. Tenace lorsqu'il s'agit de défendre ses idées empreintes qu'elles sont du sens de l'équité et de l'idéal démocratique. Ce qui ne l'empêche pas d'être jugé, plus en fonction de son apparence timide que de ses acquis, de son combat sempiternellement mené au service de l'altérité culturelle de son peuple. Cette vision réductrice, conçue pour mieux masquer l'incapacité de certains lâches à battre en brèche la léthargie de l'idéologie dominante, autorise quelques esprits chagrins à emprunter de sinueux sentiers pour le qualifier injustement, le marginaliser... Stoïque, Bénali El Hassar opère le plus souvent un repli sur soi et revient de son exil intérieur plus fort que jamais, tantôt avec un article, tantôt avec un livre débordant de passion et de générosité. Des contributions d'une importance capitale pour celui qui sait y trouver matière à réflexion pour libérer la mémoire ankylosée, une histoire écrite au service exclusif de l'idéologie dominante. Je citerai, pour mémoire, «Les Jeunes Algériens et la mouvance moderniste au début du XXème siècle», un essai dédié à la résistance de l'élite algérienne pendant l'occupation coloniale.
Issue de l'école franco-arabe et acquise aux idées de progrès et de civilisation, cette élite sera à la pointe d'un combat en faveur des droits et des libertés mais aussi, tient à souligner l'auteur, de réformes dont les frères Larbi et Bénali Fekhar seront parmi les protagonistes les plus en vue: «C'est là une phase importante de l'histoire de l'Algérie, celle qui a jeté les jalons des premières manifestations du dire politique avant la naissance du Mouvement national. Elle fut aussi un grand moment de réflexion engageant l'élite sur des sujets touchant aux droits et aux libertés, à l'Islam et à l'avenir du monde musulman.» Je suis bien placé pour parler de mon ami Bénali même si des forces contraires et quelques malentendus ont contribué pour beaucoup à nous éloigner l'un de l'autre. Notre complicité date, en effet, depuis les années 1990 date à laquelle j'étais en poste au quotidien El Watan où j'animais l'espace Maghreb Culture auquel il contribua pleinement.
A un moment, pourtant, où la bête immonde s'illustrait impitoyablement par l'assassinat de nombreux confrères et citoyens. Notre cause commune au service de la construction du Maghreb, une cause héritée de la prestigieuse dynastie des Zianides, avait contribué énormément au jaillissement d'un discours fédérateur seul en mesure d'assurer complémentarité et solidité à une région stratégique qui n'a que faire des tergiversations et des visées hégémoniques des forces capitalo-impérialistes mues, désormais, par le concept scélérat de «colonialisme autrement», tel qu'insidieusement distillé par Bernard-Henri Levy. Son combat pour le Maghreb des peuples, il le mènera jusqu'à lui consacrer un ouvrage, un florilège d'articles conçus pour déchiffrer et restituer un passé, celui de l'Algérie au coeur du Maghreb, avec ses courants, un peu mieux lisibles avec les hommes, les cercles du temps qui ont encore besoin d'être mis en lumière.
La modernité du Maghreb passe par ses retrouvailles, les strates qu'il faut déceler, et en éluder les contenus idéologiques, les liens historiques, culturels, artistiques et sociologiques: «Ce livre élude le passé du Maghreb à travers le microcosme, celui d'une vieille cité, Tlemcen, qui fut avec Grenade, Fès, Tunis, une des fascinantes capitales maghrébo-andalouses, pendant au moins trois siècles (1236-1556).
Son riche patrimoine historique, littéraire et artistique est là encore, au coeur de son projet d'histoire sociale et culturelle, témoin séculaire, et par plusieurs aspects, toujours vivant, irriguant de suc et de sève l'énergie de ce Maghreb de vieille civilisation qui, aujourd'hui, bute à sa refondation.» Le terrain de prédilection de Bénali El Hassar demeure, sans aucun doute, la protection du patrimoine historique monumental ou archéologique dont la réappropriation est des plus vitales pour la reconstruction de notre identité nationale.
Pour lui, cet effort doit être permanent et impérativement porté par la société civile.

Suivez ces commentaire via le flux RSS Réactions (0)

total :| Affiché :

Réagir à cet article

Entrez le code que vous voyez dans l'image s'il vous plait:

Captcha