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Bienvenue Mister Bouderbala

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(2e partie et fin)

Fils de cadi et juriste de formation, Mohammed Abdou Bouderbala aura-t-il les coudées franches, les moyens d'une politique de remise à niveau au sein d'une compagnie qui sert, et ce n'est un secret pour personne, de vache à traire aux dignitaires du régime et à leur progéniture? Entre billets gratuits pour toute la famille et placements à l'international de la progéniture, souligneront les plus sceptiques, la mission relève plutôt de l'impossible. En acceptant de relever le présent défi, le nouveau patron d'Air Algérie semble être conscient des enjeux et de la confiance placée en lui par des autorités acculées à aller irréversiblement vers la bonne gouvernance. Ayant un sens de l'équité irrigué par le soufisme tel que porté par l'Emir Abdelkader, ce juriste de formation ne laisse rien au hasard pour mener sa flotte à bon port. Partisan par trop zélé de la promotion plurielle de ses collaborateurs, il n'en reste pas moins sensiblement attaché à la bonne gouvernance et au respect cardinal de la notion de service public. Intraitable sur la question, ce ne sont pas les 76 milliards de dinars engrangés en 2014 (soit une hausse de 10% par rapport à 2013) qui lui feront changer de jugement: «Ces bonnes performances opérationnelles n'aident pas Air Algérie à cause des dysfonctionnements qui sont principalement liés au manque de ponctualité et à la dégradation de la qualité du service. En 2014, 41% des vols au départ étaient en retard d'une heure et 30 minutes en moyenne. 68% des réclamations des passagers concernent les vols retardés et 14% concernent les vols, la compétence commerciale pour satisfaire la clientèle et faire face à l'intensification de la concurrence à l'international.» Pour une compagnie qui emploie près de 10.000 salariés pour seulement 40 avions, il y a de quoi s'interroger et désespérer à la fois surtout lorsque les personnels administratifs se trouvent, de surcroît, en sureffectif par rapport aux pilotes et aux personnels navigant commercial et au sol: «Il n'y aura plus de recrutements dans certains départements qui sont déjà saturés et les employés qui partent en retraite ne seront pas remplacés.» Cela a le mérite d'être clair et bien loin du populisme qui a toujours caractérisé la gestion des entreprises publiques. Un choix donc des plus judicieux que celui porté sur cet ancien cadre du ministère des Finances qui n'y aura laissé que de bons souvenirs grâce, notamment, à ses aptitudes à pouvoir démêler l'écheveau complexe de la fiscalité nationale et à la thèse de doctorat en droit fiscal brillamment soutenue à la Sorbonne. Pour mon confrère Lyazid Dib, expériences et distinctions lui «permettront d'être en partie derrière toutes les réformes de la politique financière du pays. Dix années pleines de veillées, de conclaves, de commissions à l'APN et de séances marathon, feront de ce directeur de la législation fiscale au sein de la direction générale des impôts, un pivot incontournable dans la rédaction des lois de finances. Il était 'Monsieur loi de finances'', dit-on.» Les mauvais gestionnaires et autres jouisseurs savent à quoi s'en tenir, désormais, surtout que cet ancien étudiant de l'université d'Alger a des ambitions pour Air Algérie: «Sur le plan financier, nous avons des potentialités intéressantes que nous voulons consolider avec une meilleure qualité de service. Si on arrive à gagner cette bataille, Air Algérie pourrait se repositionner sur l'international.» C'est en cela, justement, que la référence au film espagnol Bienvenue Mr Marshall, trouve sa pleine justification. Les habitants du village andalou n'auront pas attendu la manne du président américain Truman pour renaître de leurs cendres. Il en est de même pour les personnels d'Air Algérie qui ne doivent compter que sur leurs propres forces pour s'en sortir et capitaliser le manque à gagner engendré par de très discutables prestations de service, les retards, les inexplicables annulations de vols et les condamnables concessions faites aux dignitaires du régime et à leur progéniture.

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