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Une citoyenne nommée Houda Imane Faraoun

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Digne héritière s'il en est de Hassiba Ben Bouali, elle considère en son fort intérieur que la revendication du drapeau serait des plus aléatoires si elle n'était pas suivie d'une libération plurielle à même de favoriser la réhabilitation de l'esprit créatif et inventif de tout un peuple.

Le remaniement ministériel annoncé le jeudi 14 mai dernier aura fait l'effet d'une bombe... Surtout, n'allez pas vite en besogne, puisque c'est sans jeu de mots que je souligne...N'en déplaise aux esprits chagrins qui l'ont considéré comme un non-évènement. Profession de mauvaise foi vite chahutée par les réseaux sociaux qui ont accueilli avec le respect qu'il se doit la nomination de la nouvelle locataire du ministère en charge de la Poste et des Technologies de l'information et de la Communication. Avec une tête aussi belle que pleine, Houda-Imane Faraoun ne laisse point indifférent, il est vrai. Surtout que le peuple algérien était habitué, jusqu'à cette heureuse surprise, à des frimousses peu à même...Solide telle une pyramide, elle ne pouvait ne pas susciter l'intérêt du commun des mortels avec son bac acquis alors qu'elle n'avait que 16 ans d'âge, son diplôme en physique, du solide, à 26 ans et son statut de professeure à l'université de Tlemcen à 34 ans. En dépit des offres alléchantes provenant de grandes universités et laboratoires de l'Hexagone, elle privilégie de rester dans son pays pour se consacrer à la recherche et relever le défi consistant à diriger l'Agence thématique de recherche en sciences et technologies (Atrst). Des supputations et autres spéculations, elle n'en a cure. Elle pense dur comme fer qu'on ne peut juger une personne qu'après lui avoir donné l'occasion de travailler, de montrer ce qu'elle est venue faire: «On ne m'a même pas demandé quelle était ma vision qu'on m'a déjà jugée. Maintenant, pour ceux qui ont des remarques par rapport à l'âge, il y a deux choses à dire. La première, c'est qu'il y a toujours eu une revendication du peuple algérien qui était de rajeunir le gouvernement. Donc, je m'étonne des réactions réticentes. Ensuite, il y a une chose très importante, ce pays a été colonisé pendant une longue période et s'il a acquis l'indépendance c'est parce que de très jeunes personnes, beaucoup plus jeunes que moi, ont pris l'initiative et ont réalisé des miracles. 36 ans ça a l'air jeune, mais en réalité ça ne l'est pas.» Surtout avec un tel raisonnement qui n'est pas sans être le fruit d'une vision sereine où domine le souci de rendre un vibrant hommage à celles et à ceux qui se sont sacrifiés pour le recouvrement de la souveraineté nationale. A un moment où certains esprits chagrins reprochent aux chouhada d'avoir défait la caste coloniale française et se complaisent dans une sorte de grand écart entre les deux rives, Houda-Imane Faraoun tournera vite le dos à l'étranger pour retrouver son peuple avec la ferme intention de créer sa propre équipe de recherche, de travailler et de ramener la compétence qu'elle avait acquise pour la mettre à son service. Même si les conditions étaient loin d'être réunies elle saura, convaincue qu'elle était, faire abstraction de tous les faux barrages pour s'inscrire dans les nouvelles perspectives étatiques en matière de recherche scientifique. Digne héritière s'il en est de Hassiba Ben Bouali, elle considère en son fort intérieur que la revendication du drapeau serait des plus aléatoires si elle n'était pas suivie d'une libération plurielle à même de favoriser la réhabilitation de l'esprit créatif et inventif de tout un peuple. A la question de savoir ce qu'elle pourra apporter aux technologies de l'information et de la communication, Houda-Imane Faraoun répondra avec un ton mesuré au quotidien numérique TSA: «Je n'ai jamais été adepte de la rupture, il ne faut jamais perdre lacquis. Il faut toujours capitaliser, que ce soit au niveau de l'expérience ou de l'investissement. Il faudrait se projeter dans le futur, moderniser et relancer ce qui a été abandonné et dynamiser les projets qui tardent à se réaliser. Tout ce qui a été fait va être valorisé et utilisé pour aller de l'avant rapidement.» Portée par une âme cornélienne, Houda-Imane Faraoun m'incite à aller à la redécouverte de l'oeuvre du dramaturge et poète français Pierre Corneille pour soutenir mordicus qu'«aux âmes bien nées, la valeur n'attend point le nombre des années»... (A Suivre)

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