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Une citoyenne nommée Houda Imane Faraoun

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Irriguée par l'idéal démocratique, elle pense dur comme fer que le débat n'est plus entre le bon sens et la folie, entre les irréductibles du filaire et les tenants de la fibre optique, mais entre ceux qui croient en l'excellence, et ceux qui croient en la faiblesse de l'homme.

S'il m'est permis de paraphraser le cinéaste franco-suisse Jean-Luc Godard, il y a deux ou trois choses qui me fascinent chez cette citoyenne hors du commun. Comme il serait fastidieux de les énumérer toutes, je me contenterai d'en mentionner au moins une. Pour elle, il ne s'agit plus de voir ce siècle comme le champ clos d'un combat que se livreraient deux chapelles rivales. Irriguée par l'idéal démocratique, elle pense dur comme fer que le débat n'est plus entre le bon sens et la folie, entre les irréductibles du filaire et les tenants de la fibre optique, mais entre ceux qui croient en l'excellence, et ceux qui croient en la faiblesse de l'homme. Entre les tenants de l'homme sublime et les tenants de l'homme déchu. Houda Imane Faraoun arrive à un moment crucial où les ennemis du secteur public redoublent de férocité pour que la mainmise étrangère sur ce secteur névralgique et de souveraineté nationale soit...
A un moment où une kyrielle de pamphlets, de foudroiements et de «brûlements» se décline comme une sorte d'agitations passionnées. Consciente que la géographie morale de ce siècle ne comporte pas de ligne de démarcation drastique entre les deux pôles antagonistes et que les attitudes phosphorescentes s'enracinent et se nuancent en fonction du jeu mouvant des forces en présence, elle a, la main fine et l'esprit sûr, une réponse sibylline à la question de savoir que puis-je, en pareil cas: «Un plan opérationnel très détaillé des actions concrètes ne peut pas être décidé a priori. Il faut maturer les projets, les idées. Le secteur des TIC demande des investissements massifs. Il faudra les faire parce que ce sera l'ouverture vers l'économie moderne et ça aura un impact sur tous les secteurs, mais il ne faudrait pas travailler dans la précipitation. Il est vrai que nous avons pris du retard dans le domaine, mais c'est dû à des facteurs historiques. Concrètement, il y a deux chantiers. Il faut remédier aux problèmes que vivent les entreprises nationales du secteur. En même temps, il faut investir dans les technologies du futur.» Pour la ministre en charge du secteur de la poste et des technologies de l'information et de la communication, il ne faut pas que l'un des volets l'emporte sur l'autre. Les deux sont étroitement liés: «Une vision très moderne fait que le bien-être du citoyen passerait par les technologies, mais il y a quand même des choses beaucoup plus simples, notamment le service postal, le service de la liquidité au niveau des postes, l'Adsl avant d'aller à la 4G. Tout ça forme des services qui commencent à être dépassés mais sur lesquels il y a un travail à faire. On ne peut pas se projeter dans le futur si le présent n'est pas géré.»
A un moment où d'aucuns semblent avoir peur pour leurs arrières, elle se veut rassurante, voire pragmatique: «Je n'ai jamais été adepte de la rupture, il ne faut jamais perdre lacquis. Il faut toujours capitaliser, que ce soit au niveau de l'expérience ou de l'investissement. Il faudrait se projeter dans le futur, moderniser et relancer ce qui a été abandonné et dynamiser les projets qui tardent à se réaliser. Tout ce qui a été fait va être valorisé et utilisé pour aller de l'avant rapidement.» Cette volonté manifeste va certainement permettre d'améliorer les infrastructures nationales de télécommunications en vue d'accélérer le développement économique et d'édifier une société de l'information, de la communication et du savoir inclusive. Elle a le mérite de mettre l'accent sur la priorité à accorder aux réseaux de communication à haut débit et à la promotion de l'utilisation des technologies de l'information et de la communication en vue de familiariser la population avec ces outils modernes de communication et d'améliorer le taux de connexion des ménages à l'Internet. Dépités, certains esprits chagrins iront jusqu'à lancer à la ministre: «Sois belle et tais-toi!», paraphrasant en cela le cinéaste français Marc Allégret. Sa réponse est autrement plus cinglante et très proche de mes convictions, de ma reconnaissance à un secteur qui m'a tant donné. Elle préconise de faire sortir à jamais les entreprises relevant de sa compétence des sentiers battus, de rompre radicalement avec les vieux réflexes et autres attitudes hérités du passé administratif au profit d'un engagement, sans réserve, dans une culture d'entreprise basée sur des réflexes, démarches et caractères entrepreneuriaux par excellence où seules l'écoute du client et la satisfaction de ses besoins doivent être au centre de ses préoccupations permanentes.

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