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Un haro continuel contre les mosquées d'Alger

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«Chaque coeur, malgré les différences individuelles, est prédisposé à connaître la réalité des choses, car il est une chose divine - âmr rabbâni - et noble, qui par cela même se distingue des autres substances du monde, (car il est) le lieu de la science des choses divines.» Abu Hamid Al Ghazali

C'est en 1830, nous apprend Nabila Oulebsir dans Les usages du patrimoine, monuments, musées et politique coloniale en Algérie, 1830-1930, que les mosquées ainsi que les corporations religieuses ont été séquestrées par arrêté du 7 décembre, alors que l'aliénation des maisons et des propriétés urbaines s'est faite par voie d'adjudication publique.
C'est aussi le moment que choisiront les forces d'occupation pour entreprendre leur gigantesque plan de destruction de pans importants de la mémoire collective. Selon toujours la même source, les premiers travaux entamés à Alger en octobre 1831 ont consisté en la rectification du plan général de la ville: «Elargissement et alignement de rues, créations de places, construction de marchés et consolidation de fortifications. Des quatre mosquées importantes de rite hanéfite, seule Djamaâ Djedid et Djamaâ es-Safir ont résisté au vandalisme de la conquête, les deux autres ayant disparu en tant que telles. La première, la mosquée es-Sayyida, dont il ne reste aujourd'hui que des lithographies, a été détruite en 1832 par le Service du génie lors de la création de la place du Gouvernement, et la seconde, la mosquée Ketchaoua, a été affectée au culte catholique après de radicales transformations» et un véritable génocide lâchement commis à l'intérieur du même lieu de culte contre des musulmans qui tentaient de s'opposer à cet acte abominable. Les colonnes de marbre blanc embellissant la façade de Djamaâ el-Kébir depuis 1837 constituent, avec bien sûr les représentations lithographiques, les seuls vestiges de la mosquée es-Sayyida. Et c'est loin de donner dans l'inexactitude que de le souligner ici, d'autant plus que la Grande Mosquée d'Alger, à l'image de celles de Ténès, de Tlemcen et de Nedroma datent du règne de la dynastie des Mourabitoun (1030-1147). Une dynastie dont l'unité originelle cimentée par la doctrine du réformateur religieux Abd Allah Ibn Yasîn Ibn Guezzou al-Guezouli, que cite Abderrahmane Ibn Khaldoun dans sa monumentale Histoire des Berbères et des dynasties musulmanes de l'Afrique septentrionale, n'accordait aucune place aux ornementations architecturales. Cela au nom d'un dogmatisme singulier qui se voulait reflet du modèle du Prophète de l'Islam (Qsssl) et de Sa Communauté primitive et que portait puissamment l'émir Yûsuf Ibn Tachfin à la tête d'une armée vigoureuse et résolue, proclamant sa détermination à faire triompher la vérité et à combattre ceux qui déviaient de la loi religieuse. Le pouvoir des Mourabitoun s'appuyait principalement sur le rite malékite de stricte observance religieuse et sur ses juristes qui menaient la vie dure à tous les disciples d'al-Ghazali allant jusqu'à interdire la circulation des ouvrages de l'auteur de La revivification des sciences religieuses, de celui qui sut, en son temps, écrire ces lignes sublimes: «Chaque coeur, malgré les différences individuelles, est prédisposé à connaître la réalité des choses, car il est une chose divine - âmr rabbâni - et noble, qui par cela même se distingue des autres substances du monde, (car il est) le lieu de la science des choses divines.» Le rigorisme et l'austérité almoravides ont été battus en brèche par la dynastie des Zianides qui, à l'initiative de Abou Tachefin, roi de Tlemcen, procéda en 1322 à la construction du minaret de la Grande Mosquée d'Alger. Une inscription dédicatoire, gravée sur une plaque de marbre et fixée au mur dans la mosquée à l'entrée du minaret, l'atteste de fort belle manière. Le plus important et peut-être le plus ancien lieu de culte d'Alger, la Grande Mosquée était, avant l'arrivée des Mourabitoun, une sorte de moçalla dont l'érection s'est faite sur l'emplacement même d'une basilique chrétienne dont le bâtisseur était Lucius Caelius Rufus.
(A Suivre)

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