Prévisions pour le 20 Septembre 2018

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Peut-on remettre en question Le Livre qu'on n'a pas su lire?

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Aux antipodes d'une vision réductrice de la réalité, les forces obscurantistes ont toujours su irriguer leur propagande par les données objectives et subjectives de l'Islam sociologique contemporain. L'occupation des mosquées par les salafistes et la récente montée au créneau des ministres en charge de la Communication et des Affaires religieuses, en Algérie, en sont les parfaites illustrations.

Il est pour le moins curieux que des concepts judéo-chrétiens soient encore utilisés pour analyser la situation dangereuse vécue, depuis plus d'une décennie déjà, par le monde musulman. S'il est vrai que la monstruosité incarnée par l'intégrisme religieux soit de nature à susciter toutes les réactions imaginables en pareil cas et/ou toutes les condamnations sans équivoque de la barbarie, il reste certain que le sempiternel retour aux clichés tels que suggérés de l'autre côté de l'Hexagone se présente comme une sorte de fuite en avant. Une fuite en avant qui, si elle donne bonne conscience à des cercles timorés, n'en reste pas moins dangereuse, quand elle n'est pas lourde de sens. Particulièrement lorsque les discours de salons interviennent comme une sorte de prolongement de celui emphatique développé par les pouvoirs dominants. Des systèmes en mal d'imagination, convient-il de souligner ici. En privilégiant le tout-sécuritaire, dégageant la nette impression de s'accommoder d'une sorte de surplace, ces systèmes semblent perdre de vue que le combat acharné mené contre les forces obscurantistes se doit d'être étendu, aussi et surtout, au front idéologique, donc éminemment cultuel. A plus forte raison lorsque les partis politiques rechignent à s'investir en milieux populaires, préférant le plus souvent l'option militaire et la mauvaise foi, laissant le champ libre à l'intégrisme religieux qui mettra l'accent sur un travail en profondeur où l'argumentaire prêté à l'Islam occupe une place de choix. Ajoutée aux racines du mal politique et social que les pouvoirs en place se refusent d'éradiquer à l'effet de sortir l'écrasante majorité des citoyens de la précarité, cette manière de procéder a considérablement fragilisé les fondements mêmes de l'idéal républicain. Aux antipodes d'une vision réductrice de la réalité, les forces obscurantistes ont toujours su irriguer leur propagande par les données objectives et subjectives de l'Islam sociologique contemporain. L'occupation des mosquées par les salafistes et la récente montée au créneau des ministres en charge de la Communication et des Affaires religieuses en Algérie en sont les parfaites illustrations. Avec le philosophe Karim Emile Bitar, j'irai même jusqu'à renchérir que c'est une bien curieuse époque que celle où nous vivons: «Une époque où s'entrechoquent et coexistent médiévalisme et postmodernité, mondialisation et tribalisme, avancées technologiques fulgurantes et rémanence des haines et superstitions ancestrales.» Mais la réalité devient, chaque jour davantage, hideuse et injuste. A fortiori lorsque toutes les belles idées imbibées de docte rhétorique donnent l'impression d'avoir pris du plomb dans l'aile. Des idées manichéennes dictées le plus souvent par le mimétisme et le souci cardinal de plaire au bloc occidental, à la faveur d'une sorte d'autocritique hypocrite, une autoflagellation qui va jusqu'à soutenir que c'est l'Islam qui serait à l'origine de la création de ce monstre appelé plus communément le Daesh. Je n'en suis pas si sûr a fortiori lorsque la superproduction mettant en scène cet horrible appendice me donne l'impression d'un vulgaire remake où la collision de l'aspiration des peuples à la liberté et à l'émancipation avec la realpolitik conduit, de l'avis même de Karim Emile Bitar, à leur sacrifice sur l'autel des intérêts stratégiques de puissances étrangères. Ce qui se passe, à l'heure qu'il est, dans le monde musulman relève plus d'une nouvelle croisade que d'une volonté du gendarme du monde de libérer les peuples «mahométans» des ténèbres de l'intolérance. Les jaillissements de Ben Laden et de son prolongement le Daesh sont loin d'être fortuits. De nombreux pans de la mémoire collective et de la civilisation arabo-musulmane ont connu les affres de la destruction systématique. La programmation de l'attentat du 11 septembre et la guerre imposée à l'Afghanistan et à l'Irak ont été décidées à un moment où les Etats-Unis vivaient une récession économique sans précédent. Il en est de même de cette recrudescence de l'islamophobie dans une Europe frappée de plein fouet par la crise économique et les politiques d'austérité. Saisies par la hantise du déclassement, soutient la même source, «les classes moyennes et populaires européennes estiment être les laissés-pour-compte d'une mondialisation qui a profité aux élites occidentales». Que dire alors des pseudos «printemps arabes» conduits par Bernard-Henri Lévy, un sioniste notoire, qui ont ruiné la Syrie et la Libye, mis à mal la Tunisie et sauvé les intérêts américano-sionistes en Egypte?

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