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Représentations médiatiques tendancieuses et communauté médiane

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«Le troisième rameau monothéiste vise le respect de la liberté de conscience, la reconnaissance du droit à la différence pour aboutir à la sociabilité et à la paix. Même si une minorité d'adeptes, manipulée et ignorante peut, dans des circonstances déterminées et de manière arbitraire, contradictoire et injustifiable, basculer dans la violence.» Mustapha CHERIF (1re partie)

Cette affirmation de ce penseur et philosophe est une réponse d'une limpidité saisissante à ces médias lourds dont le sacerdoce consiste à irriguer l'islamophobie et à ceux dont l'approximation et l'amalgame contribuent dangereusement à la désinformation d'un peuple, déjà sérieusement mis à mal par la propagande impérialo-sioniste. Pour Mustapha Cherif, malgré le fonds commun et les devenirs indissociables, un abîme, bien plus que des frontières, semble séparer les deux rives de la Méditerranée: «Différence au niveau des mentalités, des concepts et de la compréhension des défis qui se posent à nous tous...» Ce constat à la fois amer et réaliste est lourd de sens. Et il ne peut en être autrement tant les médias jouent un rôle particulièrement inextricable à l'heure qu'il est. Pour l'ancien ministre de l'Enseignement supérieur, ils en arrivent jusqu'à nous imposer de faux dilemmes, de faux choix: «Tout intellectuel conscient refuse de choisir entre deux modèles négatifs: celui du dénigrement ou de l'apologie. Pas seulement à cause de nos mouvements obscurantistes, minoritaires, qui nuisent à ce qu'ils croient défendre, les uns au Nord dénigrent nos valeurs et les caricaturent. Ils proposent la dilution, une fausse ouverture, un monde à l'image d'une foire où la liberté est réduite à des franchises soumises à la logique marchande. Au Sud, certains veulent au contraire nous enfermer dans l'apologie, le dogme, la contrefaçon, une prison vouée à l'échec.» S'ils sont savamment distillés la haine, l'aversion et les préjugés des deux côtés n'en restent pas moins voués à l'échec. Tout en reconnaissant les carences à l'honneur dans les pays arabo-musulmans, Mustapha Cherif considère, à juste titre d'ailleurs, que la responsabilité est partagée: «Il est clair que la rive Nord a une part de responsabilité décisive, car elle est le lieu aujourd'hui du développement et des moyens multiformes pour pouvoir répondre aux exigences. Nous devons ensemble travailler, coopérer, échanger, vu l'ampleur de la tâche. Il n'y a pas de choc de civilisations, le prétendre est une marque d'irréflexion, car nous sommes tous pris dans le même mouvement mondial, sous la domination d'un ordre ou désordre qui exploite tout, dans une seule direction, un seul moule. Il y a certes des divergences, des différences, des antagonismes, notre devoir est d'oeuvrer pour les dépasser, en essayant de comprendre ce qui pose vraiment problème pour les uns et les autres.» En cela, il demeure fidèle à son credo qui consiste à souligner que désorienté, le monde actuel a besoin de revenir à la voie médiane du chemin droit, du juste milieu. Alors qu'il a été, certainement par méconnaissance, assimilé au courant dogmatique, l'auteur de La Communauté médiane», n'a de cesse que de remettre à l'ordre du jour l'idée fondamentale de la «médianité», du «juste milieu», «Al wassatiyya», comme question qui détermine l'avenir du monde, en général et des musulmans, en particulier. Dans ce dernier ouvrage sorti des presses des Editions Houma, Mustapha Cherif écrit que le troisième rameau monothéiste vise le respect de la liberté de conscience, la reconnaissance du droit à la différence pour aboutir à la sociabilité et à la paix: «Même si une minorité d'adeptes, manipulés et ignorants, peuvent dans des circonstances déterminées, et de manière arbitraire, contradictoire et injustifiable, basculer dans la violence.» Malgré le pseudo retour du religieux, les combats d'arrière-garde des intégrismes, la prolifération néfaste des sectes, et les exploitations des religions comme idéologies opérées par les extrémistes de toutes les croyances, y compris aux U.S.A, le sens de la vie et de la mort selon le spirituel monothéiste apparaît comme perdu de vue: «Tous les peuples sont concernés par ces risques, menaces et incertitudes de l'avenir. Les médias, les acteurs et producteurs de discours et d'images doivent pratiquer et respecter le droit à la critique de la tradition fermée sans tomber dans le travers de l'antireligieux.» Pour Mustapha Cherif, nous avons le droit à la critique des dérives de la modernité sans être accusés de passéistes ou de retardataires; le droit de critiquer les incohérences et les contradictions de certains régimes arabes sans être taxés de réactionnaires; le droit de critiquer les injustices flagrantes commises par l'administration américaine sans tomber dans l'anti-américanisme; le droit de dénoncer les actes iniques, coloniaux et génocidaires de la soldatesque sioniste sans être accusés d'antisémitisme.
(A Suivre)

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