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L'enfant terrorisé est là, présent dans l'adulte qui vit et se remémore

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«Son patriotisme autoritaire vis-à-vis de l'indigène lui tient lieu de justice. Son voeu le plus ardent est d'obtenir sa reconnaissance et son attachement sans contrepartie. Pour elle, le colonisé idéal serait l'oncle Tom, fidèle et affectueusement dévoué. Mais elle sait que ce rêve est impossible et elle demeure constamment sur le qui-vive en montrant ses armes et au besoin en s'en servant.» Slimane CHIKH

Utopique, le rêve de la caste coloniale l'était assurément. A un moment surtout où s'esquissait l'unification du mouvement nationaliste à la suite de la création des Amis du manifeste de la liberté (AML) et jaillissait l'espoir des forces éprises d'émancipation plurielle.
Un espoir irrigué, on s'en doute, par les sentiments anticolonialistes affichés par les Américains qui venaient de débarquer en Afrique du Nord et le contexte de la Seconde Guerre mondiale, notamment les promesses contenues dans la Charte atlantique. Mais en vain, nonobstant les vertus de la «Révolution par la loi» et de l'option prise pour jeter les bases d'un Etat autonome fédéré à la France à l'initiative de Ferhat Abbas qui sera jeté en prison. Fidèle à l'héritage de l'Etoile nord-africaine (ENA) de Messali Hadj, le Parti du peuple algérien (PPA), plus proche des masses populaires et majoritaire au sein des AML, tourne le dos au projet fédérationniste, réaffirme les aspirations de tout un peuple à l'indépendance et propose l'internationalisation de la question algérienne pour y parvenir. Au moment où le pilonnage battait son plein, nous
apprend Jean-Marie Lamblard, le 7ème régiment de tirailleurs algériens, dont les soldats étaient pour la plupart originaires du Constantinois, débarquait à Alger: «Ces hommes, qui avaient perdu plus de la moitié de leurs camarades sur les champs de bataille, rentrant chez eux, découvrent que leur maison, leur village ont été détruits, que leur famille a été décimée par les armes françaises soudain retournées, les armes de l'Algérie française.
Ces troupes du général Duval, ces chefs, dont la plupart n'avaient pu s'opposer aux puissances de l'Axe, ces miliciens exemptés de batailles, ces tueurs, se sont déchaînés un jour de victoire contre un peuple dont le seul crime était de réclamer un peu plus de justice.» Ce sont justement ces revendications indépendantistes que la caste coloniale a essayé d'annihiler les 1er et 8 mai 1945 ne se doutant pas un seul instant qu'il était possible, à un certain stade de l'humiliation et de la négation, d'opposer la violence révolutionnaire à toutes les formes d'oppression. La violence du colonisé devient, dès lors, le dernier recours. Elle est, souligne Slimane Chikh, l'acte ultime enfanté par l'échec de toutes les tentatives pacifiques inscrites dans le cadre légal imposé par la puissance coloniale. Avec Jean-Marie Lamblard il est aisé de dire, soixante dix ans après c'était hier: «Les générations se souviennent. L'enfant terrorisé est là, présent dans l'adulte qui vit et se remémore.»
A un moment où les esprits chagrins redoublent de férocité et d'outrecuidance, allant jusqu'à reprocher aux valeureux chouhada d'avoir irrigué de leur sang une indépendance chèrement acquise, le message du président de la République est venu bien à propos: «De toutes les dates commémoratives dans notre histoire contemporaine, le 5 Juillet se distingue parce qu'il est l'aboutissement de la longue lutte de notre peuple contre l'invasion et la domination coloniales.» Pour Abdelaziz Bouteflika, la résistance et les soulèvements répétés de nos ancêtres ont coûté à notre pays des millions de martyrs, tombés pour l'honneur et pour la liberté, face à une colonisation qui s'est attelée durant plus d'un siècle, à la spoliation de nos terres, à la déportation de nos résistants, et à la marginalisation de notre culture: «En un mot, la colonisation a fait de notre peuple Les Damnés de la terre'' comme l'a exprimé un illustre Frère, compagnon de notre Révolution, le regretté Dr Frantz Fanon.» C'est ce refus incessant de la domination étrangère, souligne la même source dans son message au peuple algérien, «qui aura été cristallisé par la Glorieuse Révolution de Novembre, dans un sursaut national, mobilisant notre peuple partout à travers le pays et au sein de l'émigration».

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