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De Sousse sûre et autorisée...

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Un événement majeur, le Festival international du film pour l'enfance et la jeunesse de Sousse (Fifej) l'est assurément. A plus forte raison lorsque ses nombreuses éditions auront permis à une équipe dirigeante déterminée de bousculer la fatalité à l'effet de permettre à des enfants et adolescents d'investir l'univers magique de la représentation par l'image pour mieux irriguer leur culture cinématographique. Une culture mise à mal, il est vrai, par une curieuse massification dont la conséquence immédiate est, à l'évidence, une médiocrité grandissante où les stéréotypes et les redondances apparaissent le plus souvent comme des scories d'un moyen d'expression qui mérite pourtant mieux.

Fondée probablement avant Carthage par les Phéniciens, qui l'appelèrent Hadrumète, et bien après Alger, Sousse est une ville qui totalise pas moins de 3000 ans d'âge. La destruction de Carthage et sa transformation en colonie romaine par Trajan, feront de Hadrumète une cité particulièrement prospère et courue, même en ce siècle présent. Du moins jusqu'à ces dernières et tragiques journées qui ont vu l'indescriptible et l'innommable s'y inviter d'une manière tragique. A tel point qu'un état d'urgence est décrété par Béji Caïd Essebsi, le chef de l'Etat tunisien, après l'attentat qui a fait 38 morts, dont une majorité de touristes britanniques, le 26 juin sur la plage d'un hôtel de Sousse. Ô comble de l'ironie, la salle besogne a été exécutée par un jeune dans une ville, Sousse, qui accueille tous les deux ans un Festival international de film pour l'enfance et la jeunesse (Fifej). D'où la question lancinante de savoir «comment est-ce que Seifeddine Rezgui, étudiant amateur de breakdance, incapable de tuer même un animal dans sa jeunesse, est-il devenu un terroriste sanguinaire?». Sitôt dépassé le stade de la stupéfaction, les supputations couleront de source, à commencer par celle de la mère de l'assassin: «Mon fils aimait la musique, le breakdance et le football. Ils ont dû le droguer et lui laver le cerveau pour qu'il fasse cette chose diabolique et je veux qu'on trouve ceux qui ont fait ça.» Des situations apocalyptiques, l'antique Hadrumète en a connu à l'époque à l'instigation des Romains, des Byzantins et des Vandales avant de céder à l'estocade messianique de Okba Ibn Nafaâ, compagnon du Prophète (Qsssl) et fondateur de la ville de Kaïrouan, et de redécouvrir le rang qui lui sied grâce à la dynastie des Aghlabides dont les ambitions étaient irréversiblement tournées vers la mer. Je connais bien cette ville que je fréquente assidûment grâce à la sollicitude de mes amis Néjib Ayed et Hassan Alilèche, respectivement président et secrétaire général du Fifej, un festival international ayant atteint une vocation indéniable d'acteur des plus actifs dans le domaine de l'éducation artistique et civique par l'image.. Je les connais assez bien pour dire qu'ils auront tout fait pour que les enfants et les jeunes de la ville, à l'image justement de Seifeddine Rezgui, puissent bénéficier d'une éducation artistique et esthétique en mesure de leur permettre d'éluder toute idéologie allant dans le sens de l'asservissement spirituel et culturel. Issus de la puissante Fédération tunisienne des ciné-clubs dont ils étaient parmi les principaux animateurs, les responsables du Festival international de Sousse sont en connaissance de cause de cette situation anachronique où des victimes inconscientes continuent à subir cette médiocrité quotidienne sans pour autant s'interroger.
Un événement majeur, le Festival international du film pour l'enfance et la jeunesse de Sousse (Fifej) l'est assurément. A plus forte raison lorsque ses nombreuses éditions auront permis à une équipe dirigeante déterminée de bousculer la fatalité à l'effet de permettre à des enfants et adolescents d'investir l'univers magique de la représentation par l'image pour mieux irriguer leur culture cinématographique. Une culture mise à mal, il est vrai, par une curieuse massification dont la conséquence immédiate est, à l'évidence, une médiocrité grandissante où les stéréotypes et les redondances apparaissent le plus souvent comme des scories d'un moyen d'expression qui mérite pourtant mieux. Forts des succès enregistrés lors des précédentes sessions, les organisateurs du Fifej ont toujours redoublé de générosité et d'ingéniosité pour mieux préparer les futurs festivaliers à relever de nombreux défis imposés par l'hégémonisme de la représentation de l'Autre pour mieux revendiquer et asseoir une véritable exception culturelle. Une revendication qui est loin d'être fortuite et/ou démesurée tant la mondialisation suggérée, pour ne pas dire, imposée par le monde occidental semble se jouer des aspirations des sociétés anciennement colonisées. Des sociétés qui ont tendance, comme la Tunisie, à donner dans l'autoflagellation en allant dans le sens du poil hégémonique. Il faudrait que l'on enseigne à nos enfants que ce qui se passe dans le monde musulman, est un écran de fumée qui dissimule mal le déclin de puissances et de roitelets arabes rattrapés par l'Histoire. Des puissances désespérées qui en arrivent aussi, sur la base d'un plan ourdi par la horde sioniste, jusqu'à instrumentaliser des appendices et des mercenaires fanatisés, fussent-ils prétendument «musulmans», pour faire diversion. A l'effet, comme l'a souligné le professeur Mustapha Cherif sur les ondes de Radio Chaîne III, de travestir la réalité et de perpétuer leur inhumaine domination.

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