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CUBA, CUBA, CUBA SI!

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«Il y a un cinéma cubain qui possède des éléments de la culture africaine, puisque l'Afrique est une composante essentielle de la culture et de l'identité nationales. Mais on ne peut pas appliquer à la culture cubaine et au cinéma qui l'exprime un schéma restrictif ni même l'isoler de son contexte historique et culturel. Faire une distinction entre culture afro-cubaine et culture hispano-cubaine serait une erreur transcendantale.» Rigoberto LOPEZ

3e partie et fin

Durant cette même période, le film historique avait aussi les faveurs des réalisateurs cubains, à l'image de La première charge à la machette de Manuel Octavio Gomez (1969) qui abordait les luttes d'indépendance avec des innovations esthétiques fort réussies. Cependant, fera remarquer Paulo Antonio Paranagua, durant la décennie suivante, l'évocation du passé est devenue prépondérante parmi les longs métrages de fiction, avec les audaces formelles en moins. De nombreuses décennies nous séparent de l'année 1906, date à laquelle fut réalisé le premier film cubain, El Parque de Palatino, d'Enrique Diaz Quesada.
Dès l'apparition du parlant, nous apprend Odette Casamayor, deux genres, la comédie et le musical ont entièrement conquis l'intérêt des réalisateurs cubains qui ont, dans un premier temps, fait main basse sur le traditionnel théâtre bufo ou vernaculo, dont les éléments essentiels étaient précisément la musique et l'humour populaires, avant de se tourner vers la comédie musicale hollywoodienne et le mélodrame mexicain. Maracas y Bongo (1932) est le premier film parlant tourné à Cuba.
La reconnaissance internationale du cinéma cubain interviendra, cependant, en 1993 date à laquelle Fraise et chocolat a été salué et célébré à travers le monde, comme aucun film cubain ne l'a jamais été auparavant, écrit Odette Casamayor: «Deux ans après avoir raflé plusieurs Ours au Festival international de Berlin, Fraise et chocolat devient le premier film tourné dans l'île à obtenir une nomination aux Oscars américains.»
Que dire alors de la production cinématographique cubaine de ces dix dernières années? Sinon qu'elle traverse une situation des plus inextricables à l'instigation des conséquences de la récession et de l'embargo économiques que subit le pays.
Si Cuba produisait il n'y a pas si longtemps une cinquantaine de documentaires et une douzaine de longs métrages, aujourd'hui, reconnaît le réalisateur Rigoberto Lopez présent à Milan, son pays est dans l'impossibilité de produire ne serait-ce qu'un documentaire sur support filmique: «Les derniers films cubains connus sont essentiellement le fruit de coproductions avec l'Espagne, mais aussi avec le Mexique, la France, l'Angleterre. Il arrive aussi que des producteurs et réalisateurs étrangers viennent tourner à Cuba; ce qui représente des revenus qui peuvent être réinvestis dans la production nationale.»
Membre du jury des courts métrages à la dixième édition de Festival du cinéma africain de Milan, Rigoberto Lopez est de ceux qui soutiennent qu'il n'y a pas de cinéma afro-cubain: «Il y a un cinéma cubain qui possède des éléments de la culture africaine, puisque l'Afrique est une composante essentielle de la culture et de l'identité nationales. Mais on ne peut pas appliquer à la culture cubaine et au cinéma qui l'exprime un schéma restrictif ni même l'isoler de son contexte historique et culturel.» Il y a, souligne la même source, des films historiques qui mettent en évidence le thème de l'immigration africaine, mais cela ne veut pas dire pour autant qu'il s'agit de films afro-cubains.
De son point de vue, le terme «afro-cubain» ne peut que prêter à équivoque et donner lieu à des mystifications dans la compréhension de l'essence et de l'intégrité de la culture cubaine: «Faire une distinction entre culture afro-cubaine et culture hispano-cubaine serait une erreur transcendantale.»

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