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Omar Racim, le Vieil Alger spirituel et musical et les faux dévots

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Alger, de par sa splendeur, le haut degré de sa culture et la somptuosité de son architecture, était considérée comme la résurrection de Grenade en Afrique du Nord, soutenait non sans fierté le frère du miniaturiste Mohammed Racim. Omar a eu le privilège de consulter personnellement un diwan écrit de sa propre main par l'imam de la Grande Mosquée d'Alger, cheikh Abderrahmane al-Amine. Y étaient transcrits 24 modes avec autant de noubas, chaque nouba comptant à elle seule pas moins de vingt programmes.

1re partie

Omar Racim n'est plus à présenter. Bien que de par son statut de citadin il ait été victime de la culture de l'oubli. Jusqu'en 2009, date à laquelle Khalida Toumi avait décidé de l'honorer à titre posthume. Artiste-peintre, calligraphe, enlumineur, muezzin et militant de la cause nationale, cet enfant de la Casbah a su redonner sa place à l'authentique culture algérienne qu'il a transmise à une nouvelle génération d'intellectuels du début du XXe siècle. Il s'intéressera très tôt au monde de la presse, à la politique et aux courants idéologiques de l'époque. Ses premiers articles journalistiques paraissent en 1909 en Tunisie dans les journaux El Moudjahid et Mourchid El Ouma. Il y dénonce l'exploitation éhontée dont est victime son peuple, avant de créer, en 1913, le journal Dhou el Fikar qui fera l'objet d'une interdiction par l'administration coloniale le 18 juin 1914 et de connaître les affres des geôles coloniales. Selon un de ses nombreux écrits, l'effritement de la société andalouse et l'éparpillement des musulmans chassés d'Espagne à travers les principales villes du Maghreb ont permis à la musique chère à Ziryab et à Ibn Bajja d'être recueillie et propagée par les milieux citadins. Ce fut non sans altérations, reconnaissait Omar Racim, que la musique andalouse subissait alors amputations et appauvrissement dus à la situation économique et sociale des plus précaires au Maroc, en Algérie, en Tunisie comme en Libye. A Alger, plus particulièrement, cette musique connaîtra un autre sort du fait de l'influence et du rôle positif joués par les milieux religieux, soufis principalement. A l'instigation des imams des mosquées malékites et hanafites, cet héritage va être sensiblement enrichi, dès le XVIIe siècle, par une poésie religieuse et mystique à la gloire d'Allah et de son prophète (QSSSL). Il ne pouvait en être autrement, Alger, de par sa splendeur, le haut degré de sa culture et la somptuosité de son architecture, était considérée comme la résurrection de Grenade en Afrique du Nord, soutenait non sans fierté le frère du miniaturiste Mohammed Racim. Omar a eu le privilège de consulter personnellement un diwan écrit de sa propre main par l'imam de la Grande Mosquée d'Alger, cheikh Abderrahmane al-Amine.
Y étaient transcrits 24 modes avec autant de noubas, chaque nouba comptant à elle seule pas moins de vingt programmes. Ce qui confirme la thèse répandue au début du XIXe siècle selon laquelle cheikh Mohammed Mnemèche, le professeur de Mohammed Sfindja, connaissait des dizaines de programmes par nouba. Comme pour battre en brèche les idées reçues, s'agissant du rapport de la musique à la religion, Omar Racim insistait sur le rôle éminemment positif joué, au début du XVIIIe siècle, par le poète et savant cheikh Ahmed Benamar, muphti malékite dont la mission a consisté à sauver ce patrimoine de la perversion. De nombreux disciples reprendront le témoin à l'image de Ahmed Ben Qobtan, imam de Djemaâ Jdid et professeur de cheikh Mohammed Boukandoura, lui-même muphti hanafite.
(A suivre)

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