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Mohammed Larbi Messari un passionné d'écriture

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Il était tellement surpris qu'il affirma que L'Expression paraissait en France. Il s'avouera vaincu par l'expertise qui s'ensuivra et nous nous orientâmes, dès lors, vers l'histoire.

Je l'ai connu à Tunis, deux années après son départ du ministère marocain de la Communication qu'il dirigea, de 1998 à 2000, sous la houlette de Abderrahmane el-Youssoufi alors Premier ministre. Une nomination non usurpée, convient-il de souligner, puisque ce militant tétouanais du Parti de l'Istiqlal, décédé ce samedi 25 juillet à Rabat à l'âge de 79 ans, a débuté sa carrière journalistique à la Radio nationale en 1958 avant de rejoindre le quotidien arabophone Al Alam, organe central du parti de L'Istiqlal, où il fera le tour de tous les services de la rédaction centrale avant d'en prendre la direction en 1982. Lorsqu'il parlait de cette expérience, il le faisait avec passion tellement il était fier d'une ascension chèrement acquise et surtout d'une assiduité qui mettra très vite son talent au diapason de ses espérances. Jouissant d'un respect insondable auprès des gens de la profession, il sera élu à la tête du Syndicat national de la presse marocaine (Snpm) et en qualité de vice-président de l'Union générale des journalistes arabes. Mohammed Larbi Messari, puisque c'est de lui qu'il s'agit, sera appelé, en 1965, à siéger au Conseil national du parti cher à Allal Al Fassi et ce, à l'issue de son VIIe congrès. Il devint ensuite membre de la commission centrale avant d'intégrer, en 1974, le comité exécutif du vieux parti marocain. Auteur connu pour avoir commis plusieurs ouvrages, il présidera durant trois mandats aux destinées de l'Union des écrivains du Maroc (UEM) avant d'être nommé en qualité d'ambassadeur du Royaume chérifien au Brésil de 1985 à 1991. En intégrant l'équipe ministérielle du gouvernement d'alternance de Abderrahmane el-Youssoufi par ailleurs premier responsable de l'Union socialiste des forces populaires (USFP), Mohammed Larbi Messari m'avait appris qu'il ne s'était pas présenté au siège de son département ministériel les mains vides. Il avait dans ses bagages plusieurs dossiers à éplucher et pas moins de 118 recommandations de l'Infocom. Ayant appris que j'étais producteur et animateur de deux émissions à Canal Algérie, il m'avait fait part de ses préoccupations d'alors et du défi qu'il voulait lancer pour renforcer qualitativement la télévision publique chérifienne. L'objectif consistait en fait à gagner la confiance des téléspectateurs marocains: «C'est un pari que nous comptions réaliser à la faveur de la libéralisation du secteur sans pour cela renoncer à gérer son devenir. La télévision publique doit toujours exister et c'est le cas dans de nombreux pays du monde où elle a été réhabilitée.» En termes décodés, il aspirait à faire de la RTM et des 2M deux chaînes complémentaires et concurrentes. C'est à lui que nous devons le fin diagnostic fait au chevet de la chaîne publique dont la version de l'époque ne faisait plus l'unanimité autour de ses programmes et de sa politique. Au lieu de s'en prendre aux hommes, me confia-t-il, il avait opté pour une autre démarche. Celle qui consistait à changer les lois et à relooker sensiblement le statut, le mode de gestion et la mission de la chaîne publique. Enfin, Mohammed Larbi Messari me semblait particulièrement passionné par le chantier de la communication et de l'information où des enjeux importants cristallisaient les intérêts et les convoitises des uns et des autres. Il fut l'un des promoteurs de la Charte d'éthique et de déontologie de l'Agence marocaine de presse (MAP). Tout au long de notre séjour à Tunis, un séjour rendu possible par la RTT, il me confiait qu'il avait un très profond respect pour le peuple algérien tout en regrettant que des informations sur le royaume faisaient cruellement défaut dans le paysage médiatique algérien. Comme j'étais en poste à l'époque à L'Expression, j'avais effectué le déplacement avec, dans mes bagages, des exemplaires du quotidien me tenant à coeur. Preuve à l'appui, je lui avais présenté le numéro de la veille où j'avais commis moi-même deux pages sur le documentaire marocain et une chronique sur l'intérêt accordé par la famille royale chérifienne, avec à sa tête le roi Sidi Mohammed V, à la culture algérienne. Il était tellement surpris qu'il affirma que L'Expression paraissait en France. Il s'avouera vaincu par l'expertise qui s'ensuivra et nous nous orientâmes, dès lors, vers l'histoire. Celle du Maroc en particulier puisque Mohammed Larbi Messari se trouve en être l'un de ses plus brillants scribes grâce à des oeuvres marquantes comme «Notre combat contre le sionisme et l'impérialisme», «Maroc-Espagne: le dernier combat», «Bonjour Démocratie» ou «Mohammed V: D'un sultan à un Roi». Le défunt a été enterré hier au cimetière de Rabat.

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