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Les janissaires, Arthur Miller, Marylin Monroe et... moi

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Elle se volatilisa au moment où je lui balançais, c'est vrai que c'est Bobby Kennedy qui serait à l'origine de ton assassinat?

Elle a tenté, à plusieurs reprises, de me toucher au téléphone, mais en vain. Il est vrai qu'elle n'arrive pas à s'adapter encore à la nouvelle numérotation. Elle, vous l'avez deviné, c'est mon amie préférée. Pourquoi? Pour me rappeler à l'ordre, pardi! Et actionner les freins qu'il faut pour contenir ma colère occasionnée le plus souvent par autant de gâchis. Des dissonances engendrées le plus souvent par un jeu de massacre sans précédent qui ne sert en aucun cas les intérêts bien compris d'un aussi beau pays. Chacun chez soi, me rétorque-
t-elle, oubliant, par la même occasion, que mon habitacle c'est l'Algérie. Alors sauve qui peut! me lance-t-elle, dissimulant à peine son intérêt pour une telle option. Une option, Fès, qu'auraient dû saisir au vol les princes et princesses zianides, juste avant d'être enterrés vivants, au Jardin des deux-bassins à Tlemcen, par les sanguinaires janissaires qui auront laissé bien des émules à l'image de l'enfant de la haine qui fait et défait les règles de bienséance sur l'île fantastique, en fonction de ses intérêts les plus sordides. Je la vois d'ici, ses jolis sourcils froncés comme pour désapprouver quelques propos acerbes que je refoule, des jours et des vies en tentant, par exemple, grâce à une sorte d'ellipse chère au cinéaste italien Michelangelo Antonioni.
Et si c'était à refaire? Pourquoi pas! Surtout pour un amour en or que je vais rejoindre sur le champ, transporté que je suis par un métro nommé Money Train. Mais j'avais compté sans les caprices de Joseph Ruben, le réalisateur qui, pour les besoins du film, décide de faire détourner une rame vers New York (mondialisation oblige), alors que j'étais sensé descendre à la station Chadli Benjedid, surtout que le métro d'Alger est bien fonctionnel... A ma grande surprise, j'apprends de la bouche même de John Patterson qu'il y avait une fille aux commandes, et que cette fille, qui prétendait me connaître, n'était tout autre que la plus émouvante des héroïnes des légendes cinématographiques, je veux parler de Marylin Monroe, Un ange aux anges. L'icône glamour par excellence. dont le nom est toujours associé à ses courbes généreuses et ses poses sexy. Et à Howard Hawks aussi depuis qu'il l'a mise en scène dans le film Les hommes préfèrent les blondes. Ne vous amusez surtout pas à poser la question de savoir à votre chroniqueur obligé s'il préfère les blondes, les brunes ou les rousses...Comme je sais que vous êtes pour la paix des ménages, je suis sûr que vous êtes en train de vous poser la question de savoir quel rapport existe-t-il entre Marylin et moi? Et c'est votre droit le plus absolu. Aucune idée? Pourtant, ce n'est pas sorcier! Nous nous sommes rencontrés à Hollywood en 1996, au Musée de la Fox où j'ai tenu à lui rendre un vibrant hommage pour son attachement à Arthur Miller, l'incarnation à ses yeux de cet autre monde, de cette autre vie, la seule digne d'être vécue et à laquelle elle aspirait: celle de l'esprit, des idées, des vraies nourritures terrestres. Bien qu'elle fut de nature survoltée, inconstante à bien des égards, se permettant même le luxe de se remarier à plusieurs reprises. L'une des causes liée à son énième divorce a été provoquée au moment du tournage de Sept ans de réflexion sous la direction de Billy Wilder: «J'ai dévoilé malencontreusement ce qui se cache sous ma robe au moment de passer au-dessus d'une bouche de métro.» Une scène très sensuelle et plutôt osée à l'époque. D'autant plus que dans les premières prises de vue, la robe s'est élevée plus haut que prévu, dévoilant au passage les sous-vêtements de l'actrice tout en provoquant l'ire de Joe DiMaggio, son mari, et un divorce irréversible. Un petit choc pour le public puritain américain au moment où Billy Wilder est contraint de revoir sa copie et de refaire des prises de vue en studio de l'une des scènes cultes du cinéma par laquelle le scandale arriva. Vendue en juin 2011 pour 4,6 millions de dollars, m'apprend-elle, la robe blanche de Sept ans de réflexion est un des symboles de l'actrice qui aurait soufflé ses 90 bougies ce lundi. Excentrique, la sulfureuse californienne s'en revendiquait sauf que son ascension n'était pas due au hasard. Portée par un physique agréable qui lui valut, du reste, de poser pour plusieurs photographes et de figurer sur la première page de couverture de plusieurs grands magazines américains et européens, elle avait toujours été égale à elle-même, me confiait-elle. En privilégiant des études poussées dans le domaine des arts dramatiques, elle avait su se forger un personnage attachant autant qu'avide d'indépendance. C'est pour cette raison peut-être que ses mariages n'ont pas résisté. Et ses relations avec les Kennedy, y compris le président assassiné? Elle se volatilisa au moment où je lui balançais, c'est vrai que c'est Bobby Kennedy qui serait à l'origine de ton assassinat le 5 août 1962 à Los Angeles? Déguisé en suicide, le meurtre aurait été programmé à la suite de la décision de l'un des sex-symbols inoubliables d'Hollywood de révéler à l'opinion publique ses relations intimes avec le président John Fitzgerald Kennedy...

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