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Messali Hadj ou la terre algérienne n'est pas à vendre

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«Certes, nous étions antifascistes et antinazis, mais nous étions avant tout anticolonialistes et anti-impérialistes. C'était là le sentiment général chez tous les Nord-Africains.» Messali Hadj

Dès le début de l'année 1929, l'Etoile Nord-Africaine (ENA) entreprend de préparer l'opinion publique française et internationale à la célébration du centenaire de l'occupation militaire de l'Algérie. C'est sans doute pour cette raison, estime Messali Hadj, que cette association à caractère politique a été dissoute par le gouvernement Tardieu. Le père du nationalisme révolutionnaire algérien connaîtra, en 1930, au moins trois heureux événements: l'envoi d'un mémoire à la Société des Nations, la création d'un périodique El Ouma et la naissance d'un heureux héritier en la personne de Sidi Ali. L'activité politique reprit de plus belle et l'avancée des idées nationalistes connut un intérêt certain sans empêcher pour autant le réchauffement des rapports entre l'ENA et le PCF sous la houlette, notamment, de Mme Léo Wanner et de Mlle Guilbert. La première organisation politique algérienne était même invitée à faire preuve de compréhension et à prêcher l'unité autour du Front Populaire pour barrer la route au nazisme et au fascisme, tant à l'intérieur de la France qu'à l'extérieur. Ce qui fit dire à Messali Hadj: «Certes, nous étions antifascistes et antinazis, mais nous étions avant tout anticolonialistes et anti-impérialistes. C'était là le sentiment général chez tous les Nord-Africains. Nous ne voulions pas nous battre pour renforcer la puissance coloniale des impérialistes. Nous attendions la création officielle du Front Populaire avec impatience pour y adhérer, mais aussi pour y présenter notre programme politique.» Pendant l'été 1935, lit-on dans Les Mémoires de Messali Hadj, 1898-1938, l'Italie de Mussolini manifestant ses intentions expansionnistes en Ethiopie, l'Etoile Nord-Africaine prit fait et cause pour Addis-Abeba et le peuple éthiopien: «Nous avions mis à la disposition de nos amis noirs notre siège central et notre journal El Ouma pour informer l'opinion publique française, nord-africaine et étrangère. Nous nous étions mis en contact avec l'organisation du Comité de défense de la race nègre et, ensemble, nous avons organisé un meeting monstre, le 22 août 1935.» Le Front populaire a vite fait de changer d'attitude politique vis-à-vis des colonies. Et cette attitude apparaissait dès lors, de l'avis même de Mohammed Guenanèche, très en retrait par rapport aux positions antérieurement connues sur la question: «Toutes les déclarations, les professions de foi, formulées par le passé au nom du Front populaire, semblaient oubliées. Elles avaient pourtant suscité beaucoup d'espoir chez les peuples intéressés. Il faut reconnaître cependant, souligne la même source, que la victoire du Front populaire aux élections législatives entraîna une mesure d'amnistie générale en faveur des condamnés politiques. Messali put regagner Paris, venant de Genève. Imache et Radjef sortirent de prison. Moussaoui Rabah et Saber Hocine retournèrent d'exil. En mars-avril 1936, nous apprend Messali Hadj, un puissant mouvement de protestation se développa en Tunisie, au Maroc et en Algérie. Il avait été déclenché par solidarité avec la Syrie, engagée dans un grand combat pour faire face à la répression et poser le problème de son indépendance. Le père du nationalisme révolutionnaire algérien était en contact permanent avec l'Emir Chekib Arslan, un Druze du Liban, converti au sunnisme sous l'influence du cheikh Mohammed Abdou et de Jamal-al-din al-Afghani: «L'impérialisme européen ne l'aimait pas et n'aimait pas ceux qui l'approchaient. Au cours de nos discussions, je lui disais que l'action politique légale ne pouvait suffire par elle-même à arracher l'indépendance de notre pays. Il me répondait qu'il fallait poursuivre l'action politique comme avant, et qu'elle évoluerait d'elle-même le moment venu, lorsque l'éveil de la conscience nationale serait suffisant.» (A suivre)

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