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L'heure de la rédemption a-t-elle sonné pour le Mouloudia d'Alger?

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On ne peut prétendre aimer le Mouloudia et accepter que la casbah d'Alger, un des derniers paradis sur terre, soit chaque jour davantage engloutie par la culture de l'oubli.

Cette question vaut d'être posée. Surtout après une année des plus chaotiques, sauvée in extrémis par un staff technique portugais qui en voulait vraiment. Mustapha Ketrandji devait se retourner dans sa tombe. Lui qui avait pourtant laissé un ensemble homogène autant que déterminé. Vite squatté et exproprié par une faune de prédateurs plus apte à se servir de l'argent de la vieille qu'à conforter un idéal patriotique vieux de presque un siècle. Maintenant que Sonatrach a mis les moyens qu'il fallait pour favoriser un recrutement de qualité, les faux-fuyants ne sont plus de mise. Zianide d'Alger et fan du doyen des clubs algériens, donc armé de toute la distanciation que cela suppose, je sens comme une rupture dans l'air dans une famille qui mérite mieux que des états d'âme portés par des calculs putschistes et un subtil parfum de scandale curieusement médiatisé. Le tout, tenez-vous bien, hissé à bout de bras par trois pelés et un tondu qui se découvrent, comme par hasard, des droits d'aînesse sur une association où ils ne firent qu'illusion.
A El-Kettar où il venait d'être enterré, Mustapha Ketrandji avait envie de ressusciter pour leur jeter à la face son dégoût et son irréfragable désapprobation. Il avait envie surtout de leur balancer en pleine figure les valeurs qui ont façonné le doyen des clubs algériens, une école du nationalisme, fondatrice de nombreux clubs sportifs, de quatre associations de musique classique algérienne et de la relance du chaâbi sous la houlette de l'un de ses meilleurs enfants, le chanteur populaire Hadj M'rizek. Un juste retour aux sources pérennes, la Casbah éternelle qui a donné naissance à un club au passé, au présent et à l'avenir des plus prestigieux. Un club qui, dans sa dimension sociale, rachetait des bars pour les transformer en cafés maures et en autant d'espaces culturels destinés aux associations dont la mission consistait alors à mener une lutte acharnée contre l'alcoolisme et les tentatives d'asservissements spirituels et d'aliénation impulsées par la caste coloniale. Oubliant la dimension citadine d'une association qui eut ses moments de gloire, ces nouveaux monstres, à ne pas confondre avec le film de Dino Risi, Ettore Scola et Mario Monicelli mettant en scène Vittorio Gassman, Alberto Sordi, Ugo Tognazzi et Ornella Muti, caressent toujours l'espoir de pêcher en eau trouble. Ils attaquent donc, les épaules secouées de désespoir et de honte, à la recherche de l'arche d'alliance à même de leur permettre de s'assurer une place au soleil. Comme s'ils n'avaient pas suffisamment usé de baisers de Judas et croqué, avec les dents de la mer, les espoirs à chaque fois remisés de centaines de milliers de supporters.
C'est la vie, me diriez-vous! Je veux bien, mais lorsque tout le monde en parle, il y a lieu de s'inquiéter. A plus forte raison quand le cavalier des eaux usées s'en mêle, profitant d'une position hypothétique pour se rappeler à notre bon souvenir et promettre des ailes d'acier à ceux dont les dribbles d'hier ne font plus école sur le terrain de la présente réalité. Attention à la marche! cher Monsieur, surtout vous qui aviez préféré, alors, à un amour piégé pour le Mouloudia, des cieux plus cléments en vue d'une retraite dorée. Votre démarche, réelle ou simulée, c'est selon, telle la raideur d'une pente, ne vous autorise nullement, au-delà des apparences, à décider pour nous et à orchestrer une véritable ruée vers l'air.
Si par malheur certains planqués en arrivaient à tenter de confisquer la sérénité retrouvée de mon club de toujours, ils trouveraient certainement les véritables enfants de La casbah d'Alger et de toutes les casbahs d'Algérie pour leur barrer le chemin.
On ne peut prétendre indéfiniment être un homme digne de confiance, aimant le Mouloudia, et accepter, malgré sa position, que la casbah d'Alger, un des derniers paradis sur terre, soit chaque jour davantage engloutie par la culture de l'oubli. Lorsqu'elle n'est pas menacée par un plan machiavélique visant sa destruction totale et son sacrifice sur l'autel des appétits autant voraces qu'imbéciles de quelques hordes d'arrivistes à la mémoire courte. Mais qui a dit que le Mouloudia d'Alger disposait d'une équipe conquérante cette année? Certainement pas moi qui pense que «Ma ranech M'lah!»

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