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Il était deux fois... l'Equipe du FLN (1re partie)

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«J'ai beaucoup d'amis en France, mais le problème est plus grand que nous. Que faites-vous si votre pays est en guerre et que vous êtes appelé?» Mustapha Zitouni

La chaîne D'zaïr TV a pris l'heureuse initiative de rediffuser l'émission qu'Escales méditerranéennes avait consacrée à l'Equipe nationale du FLN et à Mustapha Zitouni. Les invités de la soirée étaient Mohamed Maouche et Hamid Zouba, deux rescapés de cette formation emblématique, Hamid Hedadj ancien président de la FAF et Brahim Berber. Sans oublier Rachid Mekhloufi qui n'était pas sur le plateau de tournage dont les décors ont été plantés à l'hôtel El Djazaïr. L'émission a mis en exergue le rôle déterminant joué par le Congrès de la Soummam, présidé alors par Abane Ramdane, dans l'adoption d'une nouvelle stratégie portant sur la mobilisation de tous les moyens susceptibles d'intensifier la cause nationale. La création de l'Equipe nationale de football et de la Troupe artistique du FLN y est mise en relief en même temps que l'action médiatique d'éclat spectaculaire de nos footballeurs, largement rapportée et amplifiée par l'ensemble des médias français et internationaux. En frappant les imaginations en France, cette action permit au FLN d'engranger de nombreux gains politiques. La démonstration était faite sur le plan international que ce noyau dirigeant du peuple algérien contrôlait tous les secteurs de l'Algérie sur les plans politique, psychologique, social, culturel, militaire et même sportif. Dans son communiqué du 15 avril 1958, il soulignait ainsi l'importance d'une équipe performante sur le plan international pour l'émergence d'une «identité nationale algérienne», qualifiait ses joueurs de patriotes prêts à tout sacrifier pour l'indépendance de leur nation, tout en les présentant comme un exemple de courage pour les jeunes Algériens. Savamment préparé, ce coup de force a été rendu possible grâce à l'adhésion des meilleurs joueurs algériens opérant dans les clubs de l'élite française dont certains, à l'image de Abdelaziz Bentifour, Rachid Mekhloufi et Mustapha Zitouni, étaient pressentis pour faire partie de l'équipe de France qualifiée pour la Coupe du monde de 1958 en Suède. C'est à Mohamed Boumezrag qu'échut l'honneur de monter l'équipe et d'assurer, dans la clandestinité totale, le transfert des joueurs vers la Tunisie. Tous les joueurs retenus, ou presque, arrivent à Tunis où ils seront accueillis par Ferhat Abbas et le président Habib Bourguiba avant d'être présentés à la presse. Une étape riche en émotion et une couverture médiatique que la réaction des responsables du football français va augmenter entraînant des ruptures de contrat que décident les clubs employeurs. La haute instance du football français réagira en termes mesquins: «La foi dans l'avenir du football dans nos chères provinces nord-africaines pénètre leurs dirigeants... Les joueurs indigènes mordent à pleines dents dans le pain du football que nous leur distribuons.» Pour autant, les meilleurs joueurs de l'équipe de France, parmi lesquels Raymond Kopa, Just Fontaine et Roger Piantoni, ne semblaient pas du tout concernés par la teneur du communiqué de leur fédération. En adressant, à partir de la Suède, une carte postale de soutien à Mustapha Zitouni, ils n'ont pas manqué de témoigner leur sympathie à ceux qui auront remis en cause leur condition objective, leur confort, pour se mettre au service de leur peuple. Courageux et généreux était ce geste qui fera dire à Mustapha Zitouni: «J'ai beaucoup d'amis en France, mais le problème est plus grand que nous. Que faites-vous si votre pays est en guerre et que vous êtes appelé?» Comme de bien entendu, la Fédération française de football (FFF) ne restera pas les pieds et les poings liés puisqu'elle gagnera à sa cause la FIFA qui opposera, en mai 1958, une fin de non-recevoir à la demande d'adhésion formulée par le FLN qui essuiera un autre refus auprès de la Confédération africaine de football. Ce qui fait dire au journaliste français Michel Naït Chaalal: «La FIFA menace également ses membres de sanction en cas de match contre le 'onze de l'indépendance''. À la fin 1958, la sélection finit sa tournée au Maroc, cependant la Fédération royale marocaine de football est bloquée par la FIFA afin de ne pas disputer de match avec le FLN. Le président de la Frmf prend donc ses distances avec ses homologues maghrébins. La sélection ne reçoit pas non plus de soutien de la part de la CAF, qui a son siège au Caire, et dont les deux premiers présidents sont égyptiens, même si le onze de l'indépendance se déplace en Égypte en janvier 1959. Aucun club ni aucune sélection n'ose affronter l'équipe du FLN. L'équipe ne reçoit que le soutien de la Libye et de la Tunisie en Afrique. Cela vaut aux deux pays une suspension temporaire par la FIFA.» Mais c'était sans compter avec les stratèges du FLN...
(A suivre)

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