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Une vision du monde où l'oubli est inévitable et récurrent

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Dans Hiroshima mon amour, le scénario du film, judicieusement porté par Marguerite Duras, dévoile l'échec des efforts déployés par la société nippone pour entretenir le souvenir de la tragédie atomique.

L'union libre entre les Etats-Unis et l'entité sioniste a de quoi surprendre. Par sa ténacité, comme par le sens inique qui caractérise de nombreuses prises de position d'un grand pays aspirant pourtant à régenter «équitablement» la planète à la faveur d'une mondialisation censée être l'expression directe d'une adhésion consciente de tous les Etats.
Particulièrement ceux plongés, jadis, par le colonialisme dans le monde des ténèbres et auxquels il est promis, présentement, plus «d'équité et de développement» par les architectes d'une nouvelle conception unilatérale du monde. Un autre monde, quoi, où cohabiteraient, en réalité, des êtres comme nous, génétiquement modifiés par la Haute Finance pour passer l'essentiel de notre temps à ressasser et comprendre notre passé. Le résultat, tout le monde le connaît. Sauf, peut-être, les régimes arabes qui continuent à feindre d'ignorer superbement le dessous des cartes et à entretenir irrémédiablement une passion ardente pour les incalculables et insondables ombres et lumières caractérisant le plus souvent leurs relations avec les protégés de l'Oncle Sam. Souvenez-vous de la mascarade ayant sanctionné les travaux du grand rendez-vous de Durban, en Afrique du Sud, au moment où il était grandement question du vote possible d'une résolution allant dans le sens de la condamnation sans appel du génocide dont est victime le peuple palestinien. Les massacres perpétrés quotidiennement par la horde sioniste ne donnent pas l'impression d'émouvoir outre mesure les patrons de la Maison-Blanche qui semblent même encourager ces raccourcis criminels. Comme quoi, chers amis, de l'Europe d'Hitler à l'Europe de demain, il n'y aura pas de changement. Sauf que le nazi n'est plus Allemand, il est et sera, désormais, sioniste. Tout le monde en parle, indigné qu'il est par une sorte d'histoire parallèle qui se fait et se défait, au gré des circonstances, telles Les Fourberies de Scapin. Selon des sources généralement bien informées par l'incontournable Bush à oreille, le dossier levantin risque de connaître des rebondissements spectaculaires, l'opinion publique américaine se refusant, désormais, de regarder les hommes et les enfants tomber en Afghanistan, en Irak, en Palestine occupée, en Syrie comme au Yémen dans des espaces s'apparentant le plus souvent à des arènes sanglantes, et découvrant, chaque jour davantage, que l'acte abominable du 11 septembre ne semble profiter qu'à l'armée de tous les dangers... celle d'Israël. Un arrêt sur images peut permettre à cette même opinion de découvrir que la démocratie n'a pas d'ancêtres au sein de la caste sioniste et que l'homme de l'ombre du Mossad s'évertue, à l'heure qu'il est, à chahuter toutes les forces qui misent sur l'apaisement et la paix dans la région. L'extrémisme sioniste n'est pas sans rappeler celui des néoconservateurs américains habitués à de telles dérives qui, du reste, ont provoqué le largage d'une bombe atomique sur le Japon. Mais qui se souvient, justement, de l'attaque atomique du 6 août 1945 contre les villes d'Hiroshima et Nagasaki? Au moins votre chroniqueur et non moins cinéphile attitré qui découvrit l'existence de cet acte abominable grâce à Hiroshima mon amour, un film d'Alain Resnais et à son actrice qui annonce «deux cent mille morts, quatre-vingt mille blessés.» Il aura fallu pour cela neuf secondes pour que ces victimes soient exposées à une température de «dix mille degrés», c'est-à-dire «la température du soleil.» Que subsiste-t-il, dans la mémoire collective nippone, de cette période apocalyptique imposée au nom de l'idéal «démocratique» américain? Des choses insignifiantes, convient-il de souligner, à l'instigation de l'atomisation de tout un pays meurtri dans sa chair par l'hégémonisme américain. Le scénario du film, judicieusement porté par Marguerite Duras, dévoile l'échec des efforts déployés par la société nippone pour entretenir le souvenir de la tragédie atomique. Une inanité de l'entreprise mémorielle que la réalisation d'Alain Resnais semble confirmer. Le cinéaste prend, en effet, le parti de n'illustrer les propos de son héroïne que par des plans brefs, réduisant les diverses représentations du bombardement nucléaire et de ses conséquences à des sortes de vignettes: «Ces dernières s'enchaînent, en outre, sans autre logique que celle - énumérative - du discours de la femme. C'est-à-dire un choix de montage qui n'est pas sans rappeler la mécanique formelle d'une projection de diapositives touristiques. Je ne terminerai pas cette chronique sans parler de l'écriture de Marguerite Duras. Une écriture qui, de l'avis d'un confrère, se voit marquée par un style épuré où la figure rhétorique de la répétition prédomine et propose une vision du monde où l'oubli, au même titre que la guerre, est inévitable et récurrent.

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