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"Vu l'enjeu, je pense que ça valait la peine!"

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Ce coup d'éclat n'est pas sans me rappeler l'indélicatesse criminelle de Madeleine Albright. Interrogée à la télévision sur la mort de 500.000 enfants irakiens victimes des sanctions de destruction massive dont elle-même avait garanti le maintien, elle avait simplement et froidement rétorqué: «Vu l'enjeu, je pense que ça valait la peine!».

Les vacances ne semblent pas pour demain. Du moins pour certains d'entre nous, alors que nous sommes déjà à quelques encablures de la rentrée sociale...De grandes émotions, je l'avoue, après cette intrusion que je pensais inattendue du chef de la diplomatie américaine. John Kerry, pour ne pas le désigner, remis de sa chute qui ne l'aura pas immobilisé indéfiniment. Contrairement à ce qui a été annoncé par plusieurs agences de presse de l'Hexagone. Il est de toutes les réunions hégémoniques et sécuritaires. Mais aussi de tous les veto que le complexe militaro-industriel oppose à toute condamnation des actes génocidaires commis par la soldatesque sioniste contre le peuple palestinien. Fort auréolé de l'accord sur le nucléaire arraché aux Iraniens, il avance allègrement sur les terrains conquis. Accroché à son bâton de pèlerin, il évolue avec la conviction d'avoir tout organisé et réalisé, distribuant des sentences, par-ci et de bonnes notes, par-là: «Les Etats-Unis 'apprécient'' les efforts déployés par l'Algérie pour promouvoir la paix et la stabilité en Afrique du Nord et au Sahel», a-t-il écrit dans une lettre adressée à son homologue algérien Ramtane Lamamra. «Comme toujours, j'apprécie énormément les efforts déployés par l'Algérie pour promouvoir la paix et la stabilité en Afrique du Nord et au Sahel», renchérit-il. «Je me réjouis à la perspective de poursuivre notre coopération de longue date pour concrétiser un avenir fait de prospérité et de sécurité pour nos deux nations». J'étais sur les nuages...Mais pas pour longtemps, je l'avoue... J'ai chuté comme le dinar à l'instant où j'ai appris que toute cette littérature dithyrambique était une réponse à une lettre de félicitations que lui avait adressée M.Lamamra suite à la signature de l'accord sur le nucléaire iranien. Un accord conçu, semble-t-il, pour empêcher le peuple musulman d'Iran de se doter de la bombe atomique et instaurer une... paix durable à travers le monde...Il y a de quoi perdre sa «daridja», lorsque j'entends parler ainsi, particulièrement très au fait, que je suis, de l'argumentaire de John Kerry sur la stabilité et la coexistence pacifique dans le monde. Michel Colon a raison de dire que John Kerry s'est complètement grillé à faire la navette avec empressement entre Washington et Tel-Aviv pour tenter de jeter au moins «les bases» d'un accord israélo-palestinien tout en dénonçant avec véhémence le président du Venezuela, Nicolas Maduro, pour «la campagne de terreur» qu'il mènerait contre son propre peuple et en stigmatisant bien évidemment les Russes pour leur «agression» contre un régime ukrainien issu d'un coup d'Etat. Alors que les bottes américaines dégoulinent encore de sang musulman, il poussera l'outrecuidance jusqu'à tenir des propos inimaginables: «On ne peut tout simplement pas au XXIe siècle se comporter comme au XIXe et envahir un pays sur le dernier des faux prétextes.» Quelle parade, mes amis, que cet archétype d'argument sorti tout droit d'une oeuvre de George Orwell, cet écrivain qui a su faire de la littérature de science-fiction un outil de réflexion politique.
Ce coup d'éclat n'est pas sans me rappeler l'indélicatesse criminelle de Madeleine Albright. Interrogée à la télévision sur la mort de 500.000 enfants irakiens victimes des sanctions de l'embargo contre leur pays, dont elle-même avait garanti le maintien, elle avait simplement et froidement rétorqué: «Vu l'enjeu, je pense que ça valait la peine!». Je demeure interdit et reste particulièrement sur mes gardes. Même lorsque John Kerry confie mielleusement à Ramtane Lamamra: «Vous n'ignorez rien des négociations difficiles, ainsi que l'a prouvé votre leadership personnel dans le processus de paix inter-malien. Dès lors que nous entrons dans la prochaine phase d'application, nous saurions extrêmement gré à l'Algérie de son soutien en faveur du Plan d'action global conjoint.»
De quel plan s'agit-il? Qu'avons-nous à y gagner à un moment où notre économie est en train de s'effondrer à cause justement de l'égocentrisme américain? Pouvons-nous en tant qu'Algériens faire confiance à un pays à l'indépendance duquel nous avons contribué (c'est la marine algéroise qui a coulé la flotte anglaise envoyée en renfort pour réprimer la révolution américaine et non les Marocains comme faussement annoncé par Obama)? Est-il possible de faire confiance à un pays dont la marine a traîtreusement bombardé le navire où se trouvait l'un de nos meilleurs fils, je veux parler du valeureux Raïs Hamidou? Est-il possible, à un moment où notre dinar est au plus bas, de prendre pour monnaie courante des promesses américaines éclaboussées par le sang de nos bébés, de nos femmes et de nos vieillards tombés sous les bombes et/ou balles assassines des forces coalisées et américano-sionistes en Afghanistan, en Irak, en Syrie, en Palestine, au Yémen, en Egypte, en Libye, en Tunisie, en Algérie, en Somalie et au Soudan?

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