S'oublier dans les six mètres des arcanes du pouvoir

Je ne peux rien affirmer pour le moment tant les raisons sont carrément déconseillées aux adultes que nous ne serons jamais à l'ombre du bonapartisme, de l'intolérance, du clientélisme et de la négation de l'autre...

Très sage, j'avoue que je le suis devenu. Surtout depuis qu'un vieil et attachant ami m'a appris que j'ai plutôt tendance à m'oublier dans les six mètres des arcanes du pouvoir. Est-il devenu à ce point amnésique jusqu'à oublier que je ne joue plus au football? Du moins depuis que j'ai été appelé à quitter mon club de toujours, je veux parler du Mouloudia d'Alger. Je vois d'ici la tête de mon pire pote de l'USMA, et non moins fidèle compagnon au sein de la Fondation Casbah. Il râle à chaque fois que je fais allusion au doyen des clubs algériens qui a été pourtant à l'origine de la création du club de Soustara comme de la JSK d'ailleurs, n'en déplaise aussi à l'attachant Moh Hannachi...Est-ce pour cette amicale mise en garde que je fais régulièrement, depuis, attention à la marche? S'il est permis de faire un clin d'oeil à une émission télévisée de l'Hexagone...Je ne peux rien affirmer pour le moment tant les raisons sont carrément déconseillées aux adultes que nous ne serons jamais à l'ombre de l'intolérance, du clientélisme et de la négation. Ce qui ne m'empêche pas pour autant d'aller constamment au secours de la nature. Je suis écolo et je me soigne... Je ne sais pas si c'est le cas de Chérif Rahmani, notre ancien ministre de l'Environnement, qui entend toujours se donner des racines et des ailes pour mettre fin aux effets polluants de l'énergie traditionnelle sur l'environnement, imposer une taxe aux hôpitaux et limiter, certainement pas pour des questions d'argent, la consommation abusive des hydrocarbures et de l'électricité. De jeunes reporters pour l'environnement ont même été réclamés à cor et à cri à l'effet de faire reculer la menace des délestages surtout que le facteur, promis par Moussa Benhamadi, son homologue d'antan, est supposé sonner toujours deux fois. A la porte, notamment, du ministre des Affaires maghrébines, de l'Union africaine et de la Ligue arabe qui semble bien dans son nouveau costume portant la griffe «déradicalisation» tout en prônant le jaillissement d'un front uni national pour permettre à l'Algérie de s'en sortir. Et à la femme algérienne, sans aucun doute, lui qui avait déclaré pourtant, il y a quelques mois déjà, qu'elle compte un temps d'avance sur ses soeurs arabes, marocaines et tunisiennes comprises. Une sentence ministérielle qui aura provoqué l'ire de mon amie de Fès tant elle risque de faire croire au commun des mortels que notre pays serait l'un des derniers paradis sur terre alors que nos femmes seraient battues et enfermées à double tour. A un moment où les textes lui rendant justice connaissent les affres du verrouillage. J'ai beau expliquer, à celle dont les passions oubliées pour l'Algérie sont loin d'être cicatrisées, que ce ne sont là que les élucubrations du cinéaste français Claude Chabrol mais rien n'y fit. Encore moins les références à quelques récentes propositions d'amendement de quelques articles du Code de la famille et sans oublier les décisions prises pour ouvrir à nos soeurs les sésames de la pratique politique tant partisane qu'au sein de l'APN comme du Sénat. Des explications que ne saurait nullement désavouer la cinéaste tunisienne d'origine algérienne Moufida Tlatli qui soutenait, malgré des lois particulièrement courageuses édictées au temps de Habib Bourguiba, que la femme tunisienne était loin d'être émancipée...dans une société d'hommes où les lois étaient faites par les hommes...Me revoilà subrepticement dans les fatidiques six mètres... et je m'en excuse...La fureur de vivre qui caractérise mon amie de Fès me fait toujours penser à Nathalie Wood donnant la réplique à James Dean dans le magnifique film de Nicholas Ray. Ou encore à Isabelle Adjani dont le divorce avec Michel Jarre n'est plus un secret pour personne. Une bague en moins à son doigt vaut mieux qu'une virée en enfer. Surtout qu'elle se relève d'un mariage trop parfait pour être honnête. L'idée n'est pas de moi, elle est à inscrire à l'actif de Jane Fonda dont le personnage de La Curée confectionné par Roger Vadim est tout simplement époustouflant. Ca se discute, me diriez-vous! Mais sommes-nous tous menacés par la folie, par le seul fait d'avoir les yeux dans l'écran et d'accorder une attention toute particulière à celle dont l'art d'éblouir lui vient de l'amour qu'elle éprouve et surtout de celui qu'elle donne. Même en temps de croisière d'enfer à la libyenne promise par Bernard-Henri Lévy, BHL pour ses intimes magnétophones algériens, ce fer de lance du sionisme en Afrique du Nord, et une superproduction à l'Oncle Ben concoctée spécialement pour l'Algérie avec en prime un président du CNT originaire de...Djelfa...Encore un!!! Nous l'avons échappé belle..