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La réponse du berger à la bergère

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La réponse du berger à la bergère «L'Algérie s'est distinguée en finançant des projets de développement économiques et sociaux alternatifs de pays d'Afrique noire. Et je crois que là, elle heurte les intérêts de la Banque mondiale et du FMI.» Michel COLLON (2e partie et fin)

C'est une bien curieuse époque que celle où nous vivons. Une époque où s'entrechoquent et coexistent archaïsme et modernité, universalisme et tribalisme, innovations technologiques fulgurantes et replis identitaires.
L'ère que nous vivons est, à l'évidence, celle de l'absolutisme, du dogmatisme et de l'égocentrisme. C'est sur ce terreau extraordinairement fertile, soutient le penseur syrien Karim Emile Bitar, que peuvent prospérer toutes les grilles de lecture voulant offrir des explications holistiques et simples aux problèmes infiniment complexes du monde contemporain.
Que peuvent s'affirmer toutes les théories déclinistes, toutes les recherches de boucs émissaires. C'est durant cette époque, enfin, que certains esprits chagrins conseillent à l'Etat d'opter pour l'endettement auprès d'institutions financières internationales dédiées. A l'évidence, ce parangon keynésien n'est en fait qu'une fuite en avant, conçu le plus souvent pour mieux servir les intérêts hégémoniques bien compris du capitalisme international.
Abdelmadjid Sidi-Saïd l'a compris et dénoncé depuis fort longtemps. C'est pour cette raison que le communiqué de l'Ugta semble dire que le travailleur ne doit jamais s'assujettir ou se laisser travestir et pervertir par ces commis de l'idéologie dominante qui chercheront toujours à opter pour le compromis historique tant ils croient fermement avoir le choix de leur souffrance même s'ils ne l'ont pas.
Les ingérences de la Banque mondiale et du FMI sont donc loin d'être fortuites. Surtout à l'encontre d'un pays qui demeure la «bête noire» du monde capitalo-impérialiste, soutient Michel Collon: «L'Algérie représente une force de résistance à Israël, aux Etats-Unis, au colonialisme en général, à des multinationales, et on sait que tout comme la Libye, l'Algérie s'est distinguée en finançant des projets de développement économiques et sociaux alternatifs, développement indépendant de pays d'Afrique noire.»
Pour l'écrivain et journaliste belge, l'initiative de l'Algérie n'a pas manqué de heurter les intérêts de la Banque mondiale et du FMI qui sont justement les relais financiers des multinationales. Il n'est pas loin de penser que c'est pour ces raisons que le président libyen Mouammar El Gueddafi a été éliminé et que c'est pour ces considérations que l'Algérie connaît une déstabilisation et une fragilisation permanentes.
Certes, et on ne peut le nier, des contradictions secondaires existent entre les pouvoirs dominants et la société globale algérienne. Mais il reste que ces dissonances n'ont pas atteint le stade de contradictions principales qui, elles, nous opposent à ceux qui veulent nous assujettir. Je pense qu'il faut raison garder et être d'une clairvoyance à toute épreuve. Surtout à un moment où, nous apprend l'auteur canadien Robert Bibeau, les roturiers et les cambistes fuient le navire amiral du capitalisme mondial en débandade à la recherche d'occasions d'affaires, de placements rentables, d'investissements générateurs de plus-value.
En d'autres termes, croit savoir un analyste de CNN, le manque d'activité sur le marché des titres aux Etats-Unis pousse les investisseurs à tourner leurs regards vers d'autres cieux à l'effet de trouver des placements plus rentables pour leurs capitaux. En Algérie, il n'y a pas le feu.
Le mal qui nous ronge peut être jugulé, réduit à sa plus simple expression. Il faut faire preuve de créativité et d'honnêteté vis-à-vis de son peuple. Il vaut mieux mourir debout que de vivre sous la botte des ennemis d'un peuple qui mérite assurément mieux. Je ne sais pas si mon ami Mohamed Larbi Ould Khelifa aura le courage de son homologue grecque Zoé Konstantipoulos. Elle qui eut l'insigne honneur de soutenir que l'alignement sur les thèses des institutions financières internationales équivaudrait à la cessation de sa propre fonction, à l'enterrement de la souveraineté nationale, à l'hypothèque des biens publics et à une attaque sans précédent contre les acquis sociaux des couches les plus démunies...

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