Prévisions pour le 22 Septembre 2018

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Le dernier des Mohicans

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«Il est encore temps de relancer la construction maghrébine en changeant de démarche et en édifiant un socle démocratique qui est seul capable de mobiliser les ressources et les énergies pour un développement durable. Le Maghreb aurait ainsi des atouts et le pouvoir de négocier au mieux de l'intérêt de ses enfants son insertion dans ce monde nouveau qui s'installe.» Hocine AIT AHMED

Suite et fin
Pour Hocine Ait Ahmed, le FFS a été l'un des rares partis à conserver et à sauvegarder son autonomie: «Je pense que cela tient aux choix stratégiques que j'ai énoncés dès mon retour en Algérie en novembre 1989; empêcher que l'islamisme ait le monopole de l'opposition et de la moralisation de la vie publique. J'avais dit que nous devions être un parti populaire, ce qui ne veut pas dire populiste, qu'il fallait éviter d'être un club d'intellectuels sans rapports réels avec la population.» En cela, l'ancien patron de l'OS n'est pas sans rappeler Messali Hadj dans ses rapports à l'élite. Pour lui, l'organisation d'un puissant mouvement démocratique au sein de la société algérienne exige une telle position. Que son parti honorera à merveille grâce à un judicieux dosage qui lui aura permis d'émousser toutes les velléités de déstabilisation fomentées par l'idéologie dominante: «Les Algériens le savent, à l'approche de chaque congrès du parti, le pouvoir nous prépare des surprises et des renversements. Mais le FFS est un vieux parti qui a beaucoup d'expérience et de maturité; il a su déjouer ces tentatives grâce à l'existence du libre débat au sein de ses instances dirigeantes.» Quiconque n'est pas d'accord avec la ligne, souligne la même source, a le droit de venir s'exprimer, d'exposer son point de vue et de le défendre au sein du conseil national ou des fédérations. Cette capacité de dialogue absorbe les tentatives de coup d'Etat et les rend inopérantes. A la question de savoir, qu'en est-il du dialogue avec le pouvoir? l'ancien membre de l'Assemblée nationale constituante a répondu ainsi à un confrère: «Écoutez, nous avons été les premiers à appeler au dialogue et nous n'avons pas cessé de marteler qu'il faut organiser une conférence nationale. Malheureusement, le pouvoir s'est saisi de tout notre vocabulaire pour le pervertir. Nous allons toujours au dialogue, mais lorsque les choses tournent à la supercherie, nous avons toujours eu le courage de claquer la porte. Cela nous coûte car nous respectons les gens et nous n'aimons pas les scandales. Mais cela nous coûterait beaucoup plus si nous ne sommes pas fidèles aux engagements pris vis-à-vis de la population.» Pour Hocine Ait Ahmed, le FFS ne fait pas de l'opposition pour le plaisir d'en faire. Son parti s'insurge plutôt contre les leurres d'une stratégie politique aux antipodes des intérêts bien compris du peuple algérien: «Notre démarche n'est pas d'être contre le pouvoir mais d'être contre les leurres. Nous n'avons pas le droit d'être dupes, car on aurait ainsi contribué à duper la population.» Avec une telle profession de foi, le commun des mortels a toujours été frappé par le traitement que lui ont toujours réservé certains journalistes. Mais il n'en avait cure comme il ne lui était jamais venu à l'esprit de leur demander de soutenir le FFS: «Par contre, je souhaite qu'ils se battent pour devenir une institution autonome, se libérer des pressions et de la volonté du pouvoir de les asservir. C'est là, dans cette bataille, qu'ils rencontreront la société. On peut ne pas avoir les mêmes idées, mais on peut avoir un même combat. Les journalistes ne doivent pas oublier que leur liberté est liée à celle de tous les Algériens.» Des Algériens soudainement rattrapés par les effets pervers de la mondialisation à un moment où, reconnaît la même source, seuls les pays occidentaux sont outillés pour négocier ce tournant: «L'Europe est partie prenante de la mondialisation car, au préalable, elle a réussi une unification fondée sur un socle démocratique partagé. En revanche, l'intégration séparée des pays maghrébins hypothèque leurs intérêts et leurs souverainetés. On ne saurait évaluer les conséquences fâcheuses de l'échec de la construction maghrébine.» Les options bureaucratiques et les conceptions étriquées du nationalisme ont, de son point de vue, stérilisé les nombreuses tentatives d'intégration régionale au Maghreb. Pis encore, martelait-il, elles ont créé un état de tension permanent incompatible avec la coopération et le développement: «Il est déjà tard, mais il est encore temps de relancer la construction maghrébine en changeant de démarche et en édifiant un socle démocratique qui est seul capable de mobiliser les ressources et les énergies pour un développement durable. Le Maghreb aurait ainsi des atouts et le pouvoir de négocier au mieux de l'intérêt de ses enfants son insertion dans ce monde nouveau qui s'installe.»

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