Prévisions pour le 27 Septembre 2018

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Deux informations qui se recoupent, et se rejoignent, cela fait plus qu´une simple coïncidence. Au moment où Mme Hanoune demandait la tête de MM.Temmar et Khelil, un journal annonce en manchette de une que Boutefklika a enlevé à Hamid Temmar le dossier des investissements arabes. Le même journal n´avait pas manqué, tout au long de la rencontre des hommes d´affaires arabes à l´Hôtel Hilton d´Alger, sur invitation du Forum des chefs d´entreprise (FCE), de dénoncer les bâtons que mettait le ministère des Participations dans les roues des investissements arabes. C´était sans doute aller un peu vite en besogne, concernant un Hamid Temmar, qui, pour se dédouaner, est allé jusqu´à prendre des cours de langue arabe à Beyrouth, abandonnant à l´époque le département du Commerce à son triste sort. Quelque part, son zèle ne l´a pas servi. En fait, s´il y a un grief qui peut être adressé à Hamid Temmar, de la part de Mme Hanoune, c´est bien celui de trop communiquer mais d´être un mauvais exécutant. Or un bon ministre, on lui demande des résultats. Dans le bilan de M.Temmar, il n´y aurait pas grand-chose à trancher, lui qui a prôné le libre-échange, l´ouverture tous azimuts des frontières et du capital des entreprises. Certains sont allés jusqu´à lui rappeler son passage dans une institution comme le FMI, où les idées développées ont mis à genoux de grands pays comme l´Argentine.
Le même journal disait que le dossier des investissements arabes avait été confié à M. Belkhadem: l´homme avait annoncé en fanfare lors de l´une de ses interventions, que les investissement arabes, entre autres émiratis, seraient de l´ordre de 20 milliards de dollars.
Il est possible, en fin de compte, que si les investissements directs étrangers n´atterrissent pas en Algérie, la faute en reviendrait aux opérateurs privés eux-mêmes, qui ne parviennent pas à encadrer et à capter ces capitaux. Car le privé recherche le privé. Pourquoi voulez-vous qu´il en soit autrement. Certaines mauvaise langues sont allées jusqu´à pointer du doigt l´accaparement du dossier par le FCE, dont les responsables se sont érigés en, uniques interlocuteurs des investisseurs arabes en Algérie.
L´ancien argentier du pays, Abdelatif Benachenhou, a déclaré à peu près la même chose à Paris, sans se limiter aux seuls capitaux arabes. Il reproche, en substance, aux entrepreneurs privés algériens de ne pas jouer le jeu de la transparence, et d´avoir une gestion trop familiale, en gardant le même statut juridique lorsqu´ils se convertissent de simple épicier ou simple commerçant en entreprise. Pourquoi ne pas créer des sociétés anonymes, suggère-t-il. Et pour expliquer le sur-place de la privatisation, il affirme que l´Etat n´est pas seul responsable. «Les réformes sont loin d´être une soirée de gala» assure-t-il, avant d´ajouter, il faut «au passage se taper les syndicats» (voir Le Quotidien d´Oran d´hier). Quant à l´économiste français, Thierry Coville, il a tout bonnement estimé que l´environnement macroéconomique algérien est très lié à l´évolution du marché pétrolier, bien plus qu´un pays gros producteur, gros exportateur comme l´Arabie Saoudite. Et là se situe le dysfonctionnement. On roule toujours dans l´économie de la rente.

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