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Le Maghreb sous pression

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Analysant les derniers événements survenus dans les trois pays du Maghreb ces dernières années, Pierre Vermeren vient de publier à Paris un essai intitulé «Maghreb, la démocratie impossible». Sans le dire expressément, il suggère, en filigrane que les Maghrébins sont frappés d´une tare congénitale qui les rend réfractaires à toute idée de démocratie. A en croire l´AFP, qui fait une fiche de lecture de l´ouvrage, Vermeren considère que le cours des choses est modifié en Algérie, au Maroc et en Tunisie, trois pays au parcours très différents mais pareillement sous pression, depuis les attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis, et que la guerre d´Irak semble laisser sans voix, comme tétanisés, explique l´auteur, «historien qui a longtemps vécu en Afrique du Nord.» On peut faire remarquer que pour quelqu´un qui connaît très bien le Maghreb, il est assez curieux qu´il n´ait pas remarqué que pour ce qui est de l´Algérie, les attentats du 11 septembre ont plutôt fait prendre conscience à la communauté internationale que le terrorisme n´est pas une donnée spécifique à notre pays, mais qu´il est un fléau qui menace toute la stabilité du monde. Par ailleurs, il n´est pas toujours vrai que le clivage soit à rechercher du côté du fossé qui sépare la mouvance francophone occidentalisée et le centre de gravité islamo-conservateur. La réalité a montré qu´on peut rencontrer des arabophones démocrates et des francophones conservateurs, le terrorisme lui-même ayant montré la voie en décimant indifféremment les rangs des uns et des autres, tout comme a été inopérante chez nous, au cours de la décennie écoulée, la bipolarité artificielle entre éradicateurs et réconciliateurs. Mais c´est vrai que de l´Atlantique au Golfe et même au-delà, depuis les attentats du 11 septembre 2001, le monde arabe et musulman est sous les feux de l´actualité. Juste après l´identification des auteurs comme étant des membres du réseau Al Qaîda, une vaste opération a été mise en place pour remodeler la carte géopolitique du monde musulman. Le premier pays à être concerné par ce plan d´envergure planétaire a été l´Afghanistan des talibans. Non seulement parce que ce pays asiatique abritait les bases d´Oussama Ben Laden, mais aussi parce que c´est le maillon faible de la chaîne. Les observateurs savaient déjà, à cette époque, que le tour de l´Irak de Saddam Hussein allait venir, sous un prétexte ou un autre. Aujourd´hui, l´administration Bush dévoile son plan dans ce qui est appelé le projet Grand Moyen-Orient.
La Ligue arabe a été instruite pour donner sa bénédiction aux changements démocratiques à introduire, pour que les pays arabes, qui sont dirigés à un degré ou un autre par des dictatures, introduisent les réformes qu´il faut. L´argument développé par Bush et par d´autres pays occidentaux s´appuie sur le fait que ces régimes dictatoriaux produisent le terrorisme aussi naturellement que les abeilles produisent le miel. Le lien de causalité est facile à établir. S´agissant de l´Arabie Saoudite, pays originaire d´Oussama Ben Laden, la chose est entendue d´avance. A force d´avoir joué avec le feu en soutenant et en finançant, pendant des décennies, les intégristes du monde entier, le royaume a fini par se brûler. Infirmant en quelque sorte Ahmed Ouyahia, qui a tendance à déclarer que le système démocratique est un kit qu´on achète et qu´on applique, l´auteur considère, nous dit l´AFP, que les conceptions américaine, européenne et arabe de la démocratie ne coïncident pas forcément, en ajoutant que : «Pour les Etats-Unis, le monde arabe en tant qu´instance de production de l´idéologie islamiste révolutionnaire, doit être pris en main à la manière dont l´Allemagne et le Japon le furent aux lendemains de la Seconde Guerre mondiale».

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