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Catwoman la femme chatte

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Parallèlement à la guerre en Irak et à l´Intifadha en Palestine, le monde de la fiction continue de mettre en scène des personnages mi-anges mi démons censés incarner toute la tragédie de l´homme moderne. Les derniers à être portés à l´écran sont Catwoman et Spiderman.
Catwoman est un film de Pitof, avec Halle Berry dans le rôle de la femme-chatte et Sharon Stone, dans celui de la mythique top model et accessoirement dans la peau de la méchante, où elle excelle depuis Basic Instinct. On peut lire, dans le synopsis, que Prudence est une dessinatrice publicitaire douée mais maladivement effacée. Elle travaille dans une boîte de cosmétiques dirigée par un patron machiavélique et sa femme autoritaire qui prétendent avoir mis au point un produit révolutionnaire : il redonne la jeunesse. Prudence découvre que c´est un pur mensonge. Elle est alors tuée par ses patrons.
Elle ressuscite en une femme féline, sensuelle, agile, dotée de superpouvoirs.
Sa vie affective sera confrontée à un autre dilemme: sa relation conflictuelle avec le policier Tom Lone: amoureux de Patience, il est aussi fasciné par Catwoman qu´il est obligé de traquer pour une série de délits.
Spiderman 2 est un film réalisé par Sam Raimi. Là aussi, les extraordinaires pouvoirs du héros et les responsabilités qu´ils engendrent sont autant un don qu´un fardeau. Entre son identité secrète et sa vie d´étudiant, il y a celle qu´il aime: Mary Jane, qui devient comédienne et emménage avec un autre. Son amitié avec Harry Osborn est également menacée: Harry rêve de se venger de Spiderman, qu´il croit responsable de la mort de son père.
Ainsi sont les sagas de ces superhéros, qui sont apparus d´abord sous forme de bande dessinée depuis 1938. Depuis Superman, la série de ces personnages exprime le drame cornélien de l´homme moderne, le développement tentaculaire des villes, l´érection des gratte-ciel. C´est le côté cour des guerres coloniales et impérialistes. Les héros eux-mêmes sont ambigus : ils possèdent deux faces: le jour et la nuit, la partie homme et la partie bête. Le fait même qu´ils portent un masque renforce cette impression. Alors que les dieux de la mythologique grecque évoluaient dans l´Olympe, la montagne, ses forêts, ses sources, ces héros modernes vont vivre dans les mégapoles qui rappellent par bien des aspects New York, Chicago ou San Francisco: que ce soit Metropolis pour Superman ou la cité fictive de Gotham pour Batman, on est dans le même univers des rues enchevêtrées et des bâtiments qui taquinent les nuages. Le confort et la sécurité que semblent conférer ces espaces urbains sont contrebalancés par un sentiment confus d´angoisse et d´incertitude, sentiment renforcé par l´anonymat et l´individualisme. Transfiguration et métamorphose que subissent les personnages tirent peut-être leur essence de la science-fiction, avec toutes les histoires de mutants et d´androïdes qui hantent les écrans grands et petits, ainsi que le développement prodigieux de la robotisation, mais ils sont les reflets en kaléidoscope des chocs d´un monde bipolaire, où les échos des guerres et des conflits sont répercutés et mythifiés par les news et les informations en continu. Superman lui-même subit des transfigurations : venu d´une planète lointaine, Krypton, il découvre ses pouvoirs supranaturels au fur et à mesure. Il apprendra à les contrôler pour le bien de l´humanité. La morale est sauve. Mais ce n´est qu´une apparence. Le bien côtoiera toujours le mal dans ces films inspirés des comics. Souvent le bien et le mal vivent dans le même personnage: comme dans Batman, ou Catwoman. N´´est-ce pas que les mouvements terroristes eux-mêmes prétendent défendre un idéal religieux? Ils promettent le paradis à leurs adeptes. Certains comparent George W.Bush à Lex Luthor, puisque ce dernier parvient à se faire élire président des USA. La force des Américains réside justement dans cette capacité qu´ils ont à mélanger le réel à la fiction, à exorciser leurs démons en inventant des personnages qui, tout en étant fantastiques, ont leurs sosies dans le réel. Ces mondes parallèles permettent même de verser des torrents de larmes médiatiques sur la torture d´Abou Ghrib.

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