Prévisions et organisation

Le calendrier des compétitions est chez nous le casse-tête perpétuel des instances nationales chargées de l´élaborer. Sa nécessité et son importance ne sont ni à méconnaître ni à minimiser. Tous les officiants sportifs, qu´ils soient dirigeants, techniciens, managers ou pratiquants en conviennent plus ou moins. Cela n´est souvent que l´expression d´une profession de foi.
Pourtant, leurs activités, leur réussite, sont subordonnées à une bonne identification des objectifs et à leur ordonnancement dans l´espace et le temps.
En fait, ils sont à la merci de la qualité du travail effectué et du degré de compétence des concepteurs de cet indispensable et incontournable outil de travail. Tout au moins pour ceux qui font convenablement leur métier. Ou pour ceux qui ont la possibilité de l´exercer ou de le pratiquer correctement.
Le calendrier des compétitions détermine la préparation et la participation du sportif, à titre individuel ou collectif, à des objectifs pleinement identifiés et programmés. Sa maîtrise et son respect ont une répercussion directe sur le niveau de réussite des missions assignées.
De ce fait, son élaboration doit tenir compte de tous les paramètres sportifs ou en rapport direct avec eux et avec l´actualité. Son changement fréquent perturbe les activités et bouleverse les prévisions.
Le réadapter fréquemment à une poignée de jours de fête ou de joutes, dont les dates sont déterminées bien à l´avance, ne fait vraiment pas sérieux et n´arrange guère l´organisation et le développement du sport. Cela ouvre la porte à toutes sortes d´interventions et d´excès.
Les techniciens avertis, en charge de la programmation des périodes d´entraînement, de compétition, ou de récupération, déjà écartés du processus d´élaboration, en perdent leur savoir. Et souvent leur poste parce que, sur ce point aussi, tenus pour seuls responsables des déconvenues.