Le groupe football

La sélection nationale fait la une depuis plusieurs jours. Elle est le sujet principal des discussions entre copains, connaisseurs ou non, et des écrits spécialisés. Comme toujours, les interventions sont enflammées par la passion et l´espoir de revivre les grands moments passés. Quand on aime, on ne compte pas, y compris les coups de coeur et certaines folies.
En football, beaucoup de choses sont permises même si elles ne sont pas toutes autorisées. C´est le sport roi! Cela se com-prend. En chacun de nous sommeille un sélectionneur-entraîneur, un fin technicien avec ses noms de sélectionnables, sa tactique, ses «ficelles» pour gagner ou tout au moins ne pas perdre. C´est toujours avec force détails et exemples. On fait le match, puis on le refait. La démarche est du style «nous avons gagné, ils ont perdu», le «nous» «ils» en cas de défaite. Tout est simple, facile, évident. Tout prête à la critique. Le quotidien de notre football, sa gestion des plus aléatoire, au jour le jour, permet les marques, même les plus déplacées. En contrepartie, il y a toujours les excuses, les échappatoires, les boucs émissaires. Si nos sélectionnés locaux ou émigrés, mais tous professionnels, sont incapables de faire une passe correcte, c´est la faute à l´arbitre ou du terrain. C´est comme si leurs adversaires ne jouent pas avec eux dans le même stade.
Au classement mensuel FIFA, le rang occupé par notre sélection est peu reluisant. Il reflète un niveau qui est celui de sélections que l´on continue à considérer comme n´étant pas des foudres de guerre. Gagner petitement et à l´arraché n´est pas un signe de progrès ou de compétence. Ce n´est pas une lapalissade que de dire que pour faire figure honorable dans une rencontre, il est nécessaire de mettre le maximum d´atouts dans son jeu. S´informer correctement sur les forces et faiblesses de l´adversaire, tout comme savoir prendre en charge la gestion d´un groupe, sont des paramètres incontournables qui ne font plus partie des moeurs de notre football.