Etre ou ne pas être?

L´athlétisme est un sport de base dans le mouvement olympique international. Parce qu´il fait spectacle, il est très prisé par le public. C´est l´un des rares sports de plein air qui fait encore déplacer des familles. Chez nous aussi. Mais les compétitions sont malheureusement assez rares.
Les manifestations de haut niveau, notamment celles placées sous l´égide de la Fédération internationale font stade comble. Les organisateurs s´arrachent les vedettes.
Les primes de participation offertes aux athlètes sont souvent fort alléchantes. Elles atteignent des sommes fort rondelettes pour les «noms» qui font l´affiche et qui attirent. C´est la course aux records rémunérateurs qui gonflent l´audimat et les comptes en banque. Dans les épreuves de sauts comme la perche, la mode est au record amélioré centimètre par centimètre, de compétition en compétition.
Chaque record battu équivaut à une prime de 100.000 dollars. Pour l´athlète, c´est plus juteux que si le record est amélioré de plusieurs centimètres, d´un coup, dans la même épreuve.
Les organisateurs d´étapes des deux grands prix patronnés par la Fédération internationale et les villes-hôte doivent assumer et assurer. Et pas seulement en matière d´infrastructures. La qualité des participants détermine la cherté de l´événement. Plus l´affiche est intéressante et le programme fourni, plus cela attire public, télévision, sponsors et annonceurs. Pour mettre en valeur leur événement, le rentabiliser, les «matchmaker» doivent attirer le maximum de vedettes, de «faiseurs de spectacle». Mais les stars ne viennent pas pour rien. C´est normal! Toute peine mérite salaire d´autant qu´en athlétisme, le professionnalisme est admis depuis plusieurs années. Une question toutefois, un comportement de professionnel est-il acceptable lorsqu´il s´agit de participer à la seule compétition d´envergure internationale organisée par son pays qui, de plus, prend en charge les bourses de préparation et les stages?