Football, un silence complice

Plusieurs jours sont passés depuis la défaite de la sélection nationale de football en Gambie.
Défaite particulière puisqu´elle a signifié l´élimination de la compétition. L´Algérie ne jouera pas la phase finale de la CAN 2008 au Ghana. Ce sera la deuxième absence consécutive. Une raison supplémentaire pour susciter l´inquiétude, pour étudier les causes de ces échecs répétés. Et pour éventuellement trouver ou proposer des solutions. Ou du moins des voies de sortie pour ce qui semble bien être une grave crise du football national.
Cette crise touche d´ailleurs plusieurs secteurs et pas seulement celui de la compétition. Il suffit pour cela de relever les graves fautes d´arbitrage signalées chaque semaine. Sans oublier les dépassements et violences devenus phénomènes récurrents dans le monde de la balle ronde et pas seulement dans la catégorie des seniors, car cela se passe également et de plus en plus fréquemment dans les catégories de jeunes.
Cette situation, ces faits, ne semblent pas du tout émouvoir ceux qui ont été élus ou désignés pour gérer les affaires du football. Leur bilan est présenté une fois l´an et bénéficie à chaque fois d´un quitus lors d´assemblées dont la durée de certaines n´a pas dépassé la vingtaine de minutes TTC.
Nos défaites face à l´Argentine et au Brésil sont pratiquement transformées en succès. Mais notre sélection nationale, notre porte-drapeau, notre rêve de bonheur, est classée 85e au niveau mondial. Elle vient de confirmer son incapacité à faire partie du gotha africain. Cela n´a mérité ni communiqué ni réunion, même ordinaire, des structures dirigeantes telles que le bureau fédéral censé être la tête pensante de ce sport-roi, maintenant bien dépouillé.
La prochaine CAN est pour 2010, tout comme la Coupe du monde en Afrique. 2010, c´est demain.