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La DJS assume-t-elle ses missions?

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Dans l´organigramme du mouvement sportif national, la direction de la jeunesse et des sports (DJS) occupe une place de premier plan. Car les missions qui lui sont assignées sont éminemment importantes. Présente dans chaque wilaya, elle est une structure incontournable dans l´application sur le terrain de la politique de son ministère de tutelle, donc du gouvernement et de l´Etat. Son champ d´action couvre l´ensemble du territoire de sa wilaya. En théorie tout au moins, car, en pratique, ce n´est pas toujours évident. Les DJS sont parties intégrantes du processus de gestion et de développement de l´entité territoriale sur laquelle elles doivent rayonner. Elles sont à la fois une structure d´évolution et d´animation, mais aussi d´évaluation et de contrôle. Les DJS remplissent-elles pleinement leurs missions sur le terrain? Le constat objectif relève des manques et des carences assez importantes en matière de sport et aussi de jeunesse. Leurs activités, réelles ou supposées, sur le terrain, sont aussi trop souvent dominées par leurs interventions, ou leurs absences, avant, pendant et après les assemblées générales, de football notamment. Car tout comme leur tutelle, elles sont taxées d´être au seul service du ballon rond, voire de certaines équipes phares. Autre reproche, et pas des moindres, leur manque d´implication efficace dans l´aide, le suivi, le développement et le contrôle des activités des associations, qu´elles soient sportives, de proximité ou de jeunesse. Ainsi, parmi les griefs relevés contre les DJS, la disproportion et le déséquilibre dans les attributions des subventions aux différents acteurs. Et leur préférence envers le ballon rond et certains de ses «ténors». Souvent, la section de football et le club phare, accaparent la part du lion, au détriment des autres disciplines. Notamment, celles qui ont su créer et vivifier au cours de l´histoire un important pôle de rayonnement et de développement. Sans aide et moyens, un certain nombre d´entre-elles, se retrouvent dans l´anonymat ou poussées à faire la manche. A force de vivoter, quelques-unes ont fini par disparaître. Que sont ainsi devenus, l´haltérophilie à Barika, le basket-ball à Béni Saf, la boxe à Relizane ou encore le jeu d´échecs à Miliana? Et la liste est encore longue.
Confrontées à la double tutelle, ministère-wilaya, les DJS ont du mal à évoluer et à maîtriser leur sujet. Il en est ainsi des maisons de jeunes implantées à travers tout le territoire national. Quel que soit leur lieu, elles ont, à peu de choses près, le même enseignement. Aucune n´y intègre des matières en relation avec son environnement, ses spécificités, son histoire. Faibles donc, sont leurs réponses effectives aux besoins du marché du travail et ses perspectives de développement locales. Adapter la formation et l´enseignement aux réalités économiques et du terrain est une opération plus que nécessaire. Ce serait une excellente façon de préparer l´insertion de nos jeunes dans la vie sociale et économique en les aidant à trouver un emploi, voire à le créer.

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