{{ temperature }}° C / {{ description }}

Cité introuvable.

La Haica interdit la derdja et le français sur les télés tunisiennes

En Tunisie, les choses ne se passent pas comme on veut. La Haute autorité indépendante de la communication audiovisuelle (Haica) a adressé une mise en garde à la chaîne de télévision privée, Attessia en l'occurrence pour la confusion constatée au niveau de l'utilisation de la ou des langues et au niveau des contenus médiatiques diffusés sur la chaîne.
La Haica a appelé, lundi, dans un communiqué, à se conformer aux dispositions du cahier des charges et du contrat de licence concernant la bonne utilisation de la ou des langues et à éviter d'utiliser une langue hybride. En réalité, le langage utilisé est un mélange de derdja et de français, ce qui irrite les autorités locales, puisque la chaîne Attessia mise sur le populisme et la high société.
L'instance préconise de présenter les programmes en une seule langue, claire et précise, en arabe classique ou en dialecte tunisien respectable, soulignant la nécessité, pour les présentateurs, de traduire les termes étrangers utilisés par les invités. La Haica n'est pas d'accord avec les progressistes et les islamistes.
Il y a quelques semaines, cette même instance avait averti la chaîne islamiste Zitouna. En effet, c'est suite à la déclaration d'un responsable de la sécurité à la retraite, Hichem Meddeb qui avait critiqué, le traitement, par certains médias, de l'assassinat d'un enseignant français par un terroriste d'origine tchétchène, à l'instar de Shems Fm, El hiwar Ettounsi, Attessiaa TV et le journal électronique «Kapitalis» plus particulièrement. En effet, c'est dans ce cadre que le Conseil de la Haute autorité indépendante de la communication audiovisuelle (Haica) a décidé de porter plainte contre la chaîne de télévision Zitouna TV, pour incitation à la violence contre le journaliste et propriétaire du site d'information «Kapitalis», Ridha Kefi.
Dans une déclaration, Hichem Snoussi, membre du Conseil de la Haica, a souligné que cette chaîne qui «diffuse de manière illégale et sans licence», fait l'objet de plusieurs plaintes, dont certaines portées par l'ancien gouvernement.
À cet effet, Snoussi a appelé la justice à trancher dans les affaires liées aux dépassements de la chaîne en question et «à ne pas consacrer l'impunité», surtout que la date du 2 novembre coïncide avec la Journée internationale de la fin de l'impunité pour les crimes commis contre des journalistes.
En effet, Meddeb a estimé que la publication du propriétaire d'un site d'info sur l'attentat est une incitation à l'hostilité, appelant, dans la foulée, le ministère public à enquêter sur les ressources de financement de ce média.

De Quoi j'me Mêle

Placeholder

Découvrez toutes les anciennes éditions de votre journal préféré

Les + Populaires

(*) Période 7 derniers jours