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Fallait-il s’armer pour ?

Les bagarres à mains nues se terminent généralement...

Et là, sur les lieux de l’autorité, cela se termine généralement par une simple amende, mais à main armée, brrr !
L’auteur de coups et blessures volontaires qui comparaissait devant la juge du dimanche, n’était pas prédisposé à faire perdre son temps au tribunal en reconnaissant bien vite les faits sans tenter de dribbler ou de faire un pied de nez à la juge.
Contre toute attente, la magistrate avait pris soin de demander de précieuses et utiles précisions à l’auteur de l’article 264 (loi n° 06 - 23- du 20 décembre 2006), qui dispose : « Quiconque, volontairement, fait des blessures ou porte des coups à autrui ou commet toute autre violence ou voie de fait, et s’il résulte de ces sortes de violence une maladie ou une incapacité totale de travail pendant plus de quinze jours, est puni d’un emprisonnement d’un ( 1 ) an à cinq ( 5 ) ans et d ‘une amende de cent mille
( 100 000 ) DA à cinq cent mille ( 500 000 ) DA. Le coupable peut, en outre, être privé des droits mentionnés à l’article 14 de la présente loi pendant un an au moins et cinq ans au plus.
Quand les violences ci-dessus exprimées ont été suivies de mutilation ou de privation de l’usage d’un membre, cécité,,, perte d’un œil ou autres infirmités permanentes, le coupable est puni de la réclusion à temps, de cinq à dix ans. Si les coups portés ou les blessures faites volontairement, mais sans intention de donner la mort l’ont pourtant occasionnée, le coupable est puni de la peine de la réclusion à temps, de dix à vingt ans. » L’inculpé ne répond pas immédiatement, et demande à poser une autre, à sa manière à la juge qui prend de suite la mouche et le fait savoir au détenu : « Dites, donc, inculpé, ici, seul le tribunal pose des questions ! Alors, si vous voulez changer de statut, moi, pas ! Je suis très bien là où je suis. Je suis assise depuis quatre heures d’affilée malgré le fort taux d’humidité et les grosses chaleurs, je rends justice selon ce que me dicte ma conscience et bien entendu, les éléments du dossier du jour. Alors, laissez donc les perturbations pour le seul procès ! Je vous pose la question, et vous essayerez d’y répondre sans détour : « Etiez-vous obligé de recourir à l’arme blanche, oui ou non ? Allez-y ! ».
Il marmonne prudemment comme un rude récidiviste qu’il s’est défendu devant les assauts répétés de l’adversaire
—- « Etiez-vous obligé de vous emparer d’une arme blanche, alors que vous êtes plus costaud que Fahmi ? » dit, le juge, intrigué par le fait que l’adversaire était moins leste que l’inculpé. Il lui fallait
absolument qu’il sache le pourquoi s’être armé dans de telles circonstances. Farid. J. semblait de bonne foi et sa réponse était plausible à cause de la réponse donnée sans réfléchir :
« Lorsqu’il m’a bousculé, j’ai perdu l’équilibre sans tomber car je me suis vite agrippé à une barre de fer qui trainait par là !
De suite, je me suis emparé de la barre pour lui asséner deux gros coups sur les épaules, si forts, qu’il a chuté lourdement sur le sol, la tête en avant.
—-Et puis qu’aviez fait aussitôt ? » rétorque le magistrat lequel cherche visiblement quelque chose qui pourrait être l’élément final du puzzle. Le président n’est pas d’accord avec l’expression : « … Il a chuté lourdement sur le sol. » Car il reste persuadé que les coups ont été assénés sur la tête et les épaules ! Donc, la chute n’a rien à voir... Les coups ont été portés volontairement sur la tête, avec l’intention manifeste de faire très mal !
—- J’ai appelé une ambulance de l’hôpital qui n’en avait point. Devant les flots de sang, j’ai pris peur et même paniqué. J’ai alors touché un ami qui avait une voiture à proximité du lieu de la rixe. Il lui a fallu vingt-deux minutes pour arriver aux urgences, la circulation aidant…»
L’inculpé raconte les conditions atroces, dans lesquelles le transport a eu lieu : le juge ouvrit le certificat médical où un arrêt de travail de vingt et un jours, sauf complications, était prescrit. Il regarda du côté de la victime qui portait un bandage, trente-huit jours après les coups. C’était si grave que cela ?
A voir la tête de la victime et les termes de l’arrêt de travail, oui, c’est grave et même plus sur le siège, il transcrit le dispositif qui enverra l’inculpé vers la criminelle, estimant qu’il y a trop de concordances pour que cette affaire soit examinée par un seul juge. Il a donc décidé de prononcer l’incompétence du tribunal, donc de criminaliser l’affaire et en prenant cette importante décision, de s’en débarrasser !

De Quoi j'me Mêle

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