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Lourd dilemme, madame

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L´appartement de madame Hadjira Il y a des magistrats qui évoluent à l´aise lorsqu´ils ne reçoivent pas d´...«instructions». Ici, il s´agit de gardiens de parking et de quartier...
B., partie en vacances, est cambriolé le 16 juin 2010. L´affront, la honte et les regrets gagnent tout le voisinage ameuté par cet acte ignoble alors que des gardiens sont censés protéger, surtout en l´absence des résidents. Cependant, la chance avait voulu que plusieurs voisins qui veillaient en cet été 2010, avaient vu et reconnu Abikchi, mais pas ses complices. Un mois plus tard et comme pour lancer un défi, une voiture disparaît du parking où se trouve le quartier où réside Hadjira, la dame dont le logement avait été cambriolé plus d´un mois plus tard. Un comble. Deux vols en trois jours!
Dans la foulée, les gendarmes du Grand-Chéraga, font leur boulot avec beaucoup de dextérité après les déclarations de Ameur.D., gardien de parking autour du cambriolage réalisé de nuit sous une belle étoile qui domine la plage de Staouéli car les fait se sont déroulés à Bouchaoui, un secteur qui mobilise les services de sécurité, et pour cause, Ameur D. avait été informé par Nadir et Zine Eddine que l´appartement de Hadjira venait de faire l´objet de vol. Un vol commis, selon les voisins qui veillaient tardivement, par Abikchi. La famille de ce dernier est alors à son tour «invitée» à remettre les objets volés sinon...
La maman de Abikchi pleure en disant aux voisins que son fils venait à peine de sortir de taule pour...vol à la tire. Elle remit alors les objets volés à la victime.
Le lendemain, Hadjira venait d´arriver. Elle fut donc informée du forfait. Elle se rend chez les gendarmes et dépose plainte.
Ameur. D., est convoqué à la gendarmerie. Ce sera là le début des ennuis pour Ameur.D., et ses deux «collègues, gardiens de parking», Zineddine A., né en 1989 et Nadir.A., né en 1991.
Parmi la bande des quatre inculpés, il y a un gardien du parking de la cité violée et un autre parking qui opère un peu plus loin. Ce qui sera la vedette de ce procès, c´est son état de perturbation élevé remarqué par la présidente de la section correctionnelle de Chéraga (cour de Blida). Et cet état est né d´un mélange de trouille d´un verdict coupant et de jeûne, le tout enrobé d´une chaleur humide propre à la région de Chéraga.
Durant tous les débats, les inculpés, des repris de justice, ont tenté de noyer le poisson dans l´eau... trouble du mensonge. Ils ne réussiront pas. Un à un, chacun d´eux donnera sa version. Et chaque version contient des vérités et du mensonge. La victime, une jeune mère de famille écoute avec beaucoup de tristesse les racontars, les faits, les à-côtés des deux méfaits. Il y a même des zones d´ombre que la juge a du mal à tirer au clair.
Il y a aussi cette histoire de boîtes contenant des bijoux, vides. Et là aussi, le tribunal ne veut rien savoir: «Ecoutez, vous montez sur la terrasse, vous regagnez le domicile visé à l´aide d´une corde. Vous fracturez la porte. Vous entrez. Vous vous emparez d´une caméra-numérique et de coffrets de bijoux que vous balancez dans des boîtes à la fin, découvertes vides!», dit la magistrate excédée par les différents sons de cloche donnés par les quatre malfaiteurs.
Maître Nassima Aïd, qui avait suivi tous les débats comme Maître Khaled Sellam et Maître Hassan Tahar, a tout entrepris pour expliquer que le tort de son jeune client, aura été de s´être rendu auprès des gendarmes signaler le méfait commis par Abikchi, un récidiviste notoire qui a joué la menace de représailles si jamais Ameur...
«Il l´a dit à la barre. Il a reconnu ce que je reprends Madame la présidente avec la conviction que ces pauvres bougres ne sont pas les vrais voleurs», dit Maître Aïd qui va même faire un humour que le juge ne va pas tellement apprécier.
«Peut-être bien que celui que la justice vient prendre par le collet, se trouve ici dans la salle en train de se gausser du martyre que vivent Zine Eddine, Ameur, Nabil et Mokhtar!» Toute l´assistance sourit sauf la juge et Zaïm le sympathique et ombrageux procureur qui allait réclamer une lourde peine de prison ferme de cinq ans et ce, sur la base de l´article 356 du Code pénal qui dispose: qu´est qualifié d´effraction le fait de forcer ou de tenter de forcer un système quelconque de fermeture, soit en le brisant ou le détériorant, soit de toute autre manière, afin de permettre à une personne de s´introduire dans un lieu fermé ou de s´emparer d´une chose contenue dans un endroit clos, dans un meuble ou récipient fermé.»
Dans ce dossier, il s´agit du cambriolage d´un appartement vide de ses occupants.
L´effraction a eu lieu. Mais selon Maître Aïd, l´auteur n´est pas à la barre. Pour Maître Tahar Hassan de Koléa, les circonstances atténuantes les plus larges sont réclamées pour son client perturbé, drogué même au moment des faits: «Et puis, la victime a récupéré son bien remis par la maman du détenu», avait ajouté le défenseur alors que Maître Ahmed Sellam, le fils aîné du défunt Maître Ahmed Sellam, cet Algérien qui a tout connu de son vivant, le maquis chez l´ALN, les mésaventures avec Si Tahar Zbiri et «Hammoudi» Bouzid Mohamed lors de l´affaire d´El Affroun de Ramadhan de 1967 jusqu´à l´APC de Aïn Bénian qu´il dirigea avec beaucoup de doigté, s´était confiné à expliquer l´état d´esprit qu´avait connu son client devant les gendarmes, le procureur et aujourd´hui à la barre.
Ayant trop avalé de vocabulaire, la présidente se débarrasse de tout ce beau monde en annonçant la mise en examen du dossier sous huitaine. Elle était même habillée d´un doute sur ce qu´ont fait ou pas les deux détenus.

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