Prévisions pour le 21 Juillet 2018

 Adrar Min 31 °C Max 46 °C
30
 Laghouat Min 26 °C Max 42 °C
30
 Batna Min 23 °C Max 38 °C
34
 Biskra Min 32 °C Max 45 °C
34
 Tamanrasset Min 23 °C Max 34 °C
30
 Tlemcen Min 20 °C Max 31 °C
30
 Alger Min 21 °C Max 31 °C
30
 Saïda Min 18 °C Max 35 °C
30
 Annaba Min 25 °C Max 34 °C
30
 Mascara Min 19 °C Max 34 °C
30
 Ouargla Min 32 °C Max 46 °C
30
 Oran Min 25 °C Max 33 °C
30
 Illizi Min 28 °C Max 41 °C
34
 Tindouf Min 32 °C Max 44 °C
30
 Khenchela Min 23 °C Max 38 °C
30
 Mila Min 23 °C Max 36 °C
30
 Ghardaïa Min 30 °C Max 43 °C
30
Accueil |Chroniques | La chronique judiciaire |

Inutile usage de faux

Par
Taille du texte : Decrease font Enlarge font

Certains citoyens adorent user de faux à glisser dans leur dossier. Mais, malheureusement...
Maître Mohamed Djediat, l´avocat de Patrice Lumumba avait été constitué en catastrophe par le tonton maternel de Youssef L. la trentaine, qui avait pris le risque d´éviter la chaîne du guichet de l´APC préférant «acheter» pour vingt-huit mille dinars un... certificat de résidence. Il est vrai que des citoyens possèdent le don d´éviter la route «goudronnée» à celle «caillassée». Au lieu de constituer un dossier et ce, pour le permis de conduire, de construire, le passeport, la carte nationale d´identité etc... on préfère aller au-devant de la facilité du... faux et de son usage. Et ce qui doit arriver, arrive avec le chapelet d´ennuis.
La découverte du faux, les convocations, les attentes sur le banc du parquet, les audiences, les renvois, les débats, les mises en examen, les verdicts... Pour ce Youssef L., Maître Djediat avait de suite plaidé l´usage de faux et introduit des questions préjudicielles concernant la requalification du délit. Selma Bedri, la jeune présidente de la section correctionnelle du tribunal d´El Harrach (cour d´Alger) avait, elle aussi, donné le ton en s´en prenant, les sourcils en accent circonflexe, à l´inculpé: «Alors, on a besoin d´un certificat de résidence et on ne fait pas la queue devant le guichet? Que s´est-il passé, inculpé? Et ce n´est pas la peine de faire perdre son temps au tribunal», avertit la
magistrate qui allait être satisfaite car Youssef allait vite se mettre à table en reconnaissant avoir acheté le papier vu l´urgence de la remise du dossier où il s´agissait de demander du boulot en ces temps de vaches maigres. Sans être fade, l´inculpé dit sa tristesse d´en être arrivé là. Il est vrai aussi que l´avocat avait dû discuter avec le justiciable et expliquer la loi et son article du Code pénal, article qui prévoit une peine de prison et une amende, selon la gravité des deux ou d´un des deux délits. Pour la petite histoire, rappelons que Maître Djediat avait, au cours de sa plaidoirie, raconté une anecdote qui avait édifié la juge qui ne s´attendait point à cette sortie: «Madame la présidente, Youssef a sur lui un certificat de résidence en France. Il l´a eu par une voie normale et régulière. Vous pensez bien que juste après son retour d´Europe où il n´avait trouvé aucun emploi rêvé, il avait estimé s´adresser à son pays. C´est pourquoi, nous plaidons la crédulité, la naïveté en usant de faux. Il n´avait aucune intention de jouer au faussaire. Il ne connaît même pas le faussaire qui lui a refilé le document», avait récité le défenseur qui avait réclamé en outre, de larges circonstances atténuantes. Juste avant l´intervention du Conseil d´Alger, Faïza Mousrati, la procureure avait réclamé mécaniquement une peine de prison ferme de un an, haussant les épaules, en entendant plus tard, Maître Mohamed Djediat évoquer les circonstances atténuantes, en considération de sa qualité de magistrat poursuivant, elle se moque et de la naïveté et de la cupidité et de tout ce qui peut barrer la bonne route à l´application de la loi. Et pour ne pas être en reste, l´avocat de Patrice Lumumba était revenu à l´assaut de l´inculpation, des désastreuses conséquences y afférentes et tutti quanti. «le fait est que madame la présidente, mon client n´a aucunement usé de faux par mauvaise intention. Il n´a jamais réalisé de faux. Il a voulu gagner du temps. Il risque de perdre momentanément sa liberté. C´est pourquoi, à la veille des fêtes, nous réclamons une peine symbolique car vous avez ce don d´utiliser à bon escient votre pouvoir discrétionnaire et la défense a un bel espoir de voir le tribunal jongler avec l´indulgence...» avait plaidé Maître Djediat qui s´était aperçu que Bedri avait cessé de fixer le parterre, histoire de mieux réfléchir aux mots choisis par le plaideur qui aura réussi comme il l´a déjà fait ici face à Oussaâdi, à Fella Ghezloune et à Radja Bouziani, à convaincre la juge du bien-fondé des demandes faites à la limite du raisonnable. Et la peine assortie du sursis était la meilleure démonstration d´une très bonne prestation du conseil.

Suivez ces commentaire via le flux RSS Réactions (0)

total :| Affiché :

Réagir à cet article

Entrez le code que vous voyez dans l'image s'il vous plait:

Captcha