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Deux délits à la caisse?

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L´avocat de la caisse, a livré bataille contre le laxisme...le laisser-aller, la gabegie, le copinage, le je-m´en-foutisme, quitte à écorcher une institution...

Le déjà expérimenté avocat, pour la Caisse, élève et le ton et le niveau du côté des exclamations. «Nous parlons du chômage et derrière une caisse pleine de près de quatre cent milliards de centimes engagés par le directeur lui-même, chapeauté par le conseil d´administration lui-même exerçant sous la surveillance du ministère. Alors, où est le clou dans ce dossier?», a dit l´avocat qui a abordé les deux délits retenus et débattus par de longs débats. «Soixante-six accords de 1995 à 2005 sans que l´Etat ne soit au courant», s´est exclamé le défenseur qui a flétri cette manière de faire, en l´occurrence, signer soixante-six O.K. par un seul responsable qui n´en a cure de l´Etat victime des agissements d´irresponsables. Après avoir salué l´intervention - en retard peut-être - des responsables mis en place par l´Etat, le défenseur, en colère, a rappelé le cavalier - seul, le directeur général de la Caisse, aujourd´hui victime. Le conseil d´administration avait informé le ministre de tutelle de l´achat des deux immeubles à des prix exorbitants et la conclusion de marchés contraires à l´intérêt de l´Etat - par ricochet - le Trésor public. Puis, le défenseur des intérêts de la Caisse voudrait savoir le nombre de travailleurs, le nombre de véhicules et la liste des charges. «Quarante-cinq milliards de centimes de budget. Trop de dépenses! Trop de zones d´ombre! Trop de ratages, d´absence d´expertises», a lancé l´avocat qui réclame au nom du patriotisme «le lever du voile» sur le fonctionnement réel de la Caisse qui a perdu, trop perdu et le préjudice est trop gros et donc allez, SVP., à l´enquête complémentaire pour nous retrouver avec ces deux inculpés et le remboursement de trente-cinq milliards gaspillés à tort et à travers et «nous ne parlons ni de vol, ni de détournements de fonds», a soufflé le conseil qui aura comme «aide de camp» du jour, ce sévère mais discret procureur. Il se lève et se veut très court pour demander aux deux inculpés de ne pas trop se réjouir des demandes de l´avocat de la partie civile, car l´enquête complémentaire peut faire sortir d´autres malfaiteurs du «sac à gaspillages». Revenant sur les marchés conclus, notamment ces deux achats d´immeubles à des prix exorbitants, le procureur va demander au tribunal d´une part, de laisser aux spécialistes des chiffres et des nombres, aux comptables, le soin d´évaluer et d´autre part, le maximum du châtiment prévu par la loi et ce, en attendant la comparution devant le Tribunal Divin, outre la désignation d´experts qui seront chargés de découvrir les «trous» de la Caisse. Il est vrai que le P-DG. de la Caisse s´est vaillamment conduit à la barre, récusant toute mauvaise conduite, toute mauvaise gestion. Il y a eu ces malheureux «petits milliards» pour l´acquisition de deux immeubles à Alger et le P-DG. a semblé sûr de ses actes, niant tout en bloc et se contentant de répondre mille fois que l´opération achat d´immeubles avait été correctement menée. Ce sera alors le hallali pour la présidente qui avait suivi sans trop s´ennuyer les débats, mis le dossier en examen avant de décider de relaxer tout ce beau monde, estimant par ailleurs que le parquet n´a poursuivi personne pour un quelconque grave délit pour que le tribunal puisse, puiser dans les tréfonds du Code pénal et taper fort, très fort...

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