Prévisions pour le 23 Juillet 2018

 Adrar Min 30 °C Max 45 °C
32
 Laghouat Min 26 °C Max 40 °C
34
 Batna Min 21 °C Max 33 °C
30
 Biskra Min 30 °C Max 45 °C
30
 Tamanrasset Min 23 °C Max 36 °C
32
 Tlemcen Min 20 °C Max 31 °C
34
 Alger Min 21 °C Max 29 °C
30
 Saïda Min 20 °C Max 36 °C
34
 Annaba Min 23 °C Max 30 °C
47
 Mascara Min 20 °C Max 32 °C
34
 Ouargla Min 32 °C Max 46 °C
32
 Oran Min 23 °C Max 28 °C
30
 Illizi Min 25 °C Max 40 °C
32
 Tindouf Min 29 °C Max 44 °C
30
 Khenchela Min 21 °C Max 32 °C
30
 Mila Min 21 °C Max 32 °C
30
 Ghardaïa Min 30 °C Max 44 °C
32
Accueil |Chroniques | La chronique judiciaire |

C’est quoi, la complicité?

Par
Taille du texte : Decrease font Enlarge font

On invite un portefaix à entrer charger des matériaux dans une villa. Le parquet crie à la complicité de vol. Et puis quoi donc?

Toute action de vol est prévue et punie par l´article 350 du Code pénal. Ici, il s´agit de vol de matériaux de construction. Le juge ne va pas rester de marbre, car le ciment peut craquer lorsqu´il... y a pas beaucoup de doses et là, alors, entre en jeu.. tout le chapelet d´ingrédients qui font que nos magistrats se jettent dans le bassin des inculpations où le parquet a mis son inévitable grain de sel.
Le détenu inculpé de vol de matériaux de construction, commence très mal sa défense. Mal lui en prit avec Hadj Rabah Barik, le sobre juge de Koléa, qui va juste après s´en prendre à un transporteur clando poursuivi pour complicité de vol, délit «frère-jumeau» du vol, ce délit combattu par les juges du siège qui en ont la preuve.
«Nous, nous voulons bien que les gens gagnent leur vie au quotidien. Mais pas dans l´illicite, le péché, l´interdit», reprend le président qui suit la version du chauffeur: «J´ai garé à l´intérieur de la villa, juste après qu´on m´ait ouvert le portail. Moi, on m´a payé pour prendre la marchandise désignée», marmonne-t-il avant que le jeune procureur, Malek Drissi, même modestement, ne lui rafraîchisse la mémoire: «Lors de la présentation, vous aviez déclaré que c´était celui-la (le co-inculpé) qui était responsable de toute l´opération.» «Oui», réplique le co-inculpé, visiblement dérouté par une telle affirmation. «Etiez-vous obligé d´embarquer cette marchandise sans vous assurer de la provenance? Et si on vous parlait de farine et que c´est la cocaïne?», rugit le magistrat qui a eu pour souci principal de rappeler à l´inculpé qu´il avait été neutralisé avec un camion plein à craquer et ce, tard dans la soirée et de se tourner vers le principal instigateur: «Vous, racontez-nous les circonstances dans lesquelles vous aviez été arrêté au café?» Et le détenu de se mettre...à table et c´était vraiment le cas d´en parler: «J´étais attablé dans un café à El Hattatba lorsque ce transporteur est arrivé à mon niveau en me saluant et se dirigeant vers le comptoir. Après quoi, un policier m´a assené un coup par derrière», a dit le gus. Et comme pour tendre la perche à son client, Maître Djediat avait rappelé posément à Hadj Barik, une des questions préjudicielles avant d´aller au fond, question relative à la manière, par laquelle son client s´était trouvé dans la villa. Et plus posément, le président de rétorquer: «Maître, le tribunal avait joint votre intervention et la prendra en considération lors de la mise en examen du dossier.» Maître Djediat sourit...
Le dernier mot a été la réplique du procureur à l´avocat concernant la sortie, un ven-dredi, d´une jeune fille. «A ma connaissance, il n´y a aucune loi qui interdit les sorties des filles le week-end», taquine le parquetier qui avait réclamé une peine de prison ferme de dix-huit mois outre une amende de dix mille dinars à M. Et M., condamné tout de même à une peine de prison de deux mois avec sursis, le tribunal ayant retenu la provocation, surtout que Maître Mohammed Djediat, lorsqu´il avait introduit des questions préjudicielles, n´avait pas manqué de menacer de mettre sur le pupitre les ratés de la police judiciaire dont les éléments ne sont jamais allés au fond pour découvrir qui a vraiment détourné les dits matériaux de construction. Pour l´avocat de Patrice Lumumba, les faits en eux-mêmes «puent» l´absence de preuves et le pseudo-vol ou la pseudo-complicité ne sont pas étalés avec soit un témoin, pas deux, ni une seule preuve.
«M. Le Président, mon client avait été ramené pour de la manutention. Il était installé dans le véhicule à l´intérieur de la villa dont le portail lui avait été ouvert. Il n´est pas entré par effraction. Il n´a pas fait le mur. Il n´a forcé aucune serrure. Il n´a pas commis de péché, d´interdit. Il est vrai qu´il aurait dû demander au «recruteur d´occasion» la provenance de la marchandise mais un portefaix ne pose jamais ce genre de questions», avait clamé l´avocat qui venait de réussir une de ses meilleures plaidoiries d´après le Ramadhan 1421. Chapeau, Maître!

Suivez ces commentaire via le flux RSS Réactions (0)

total :| Affiché :

Réagir à cet article

Entrez le code que vous voyez dans l'image s'il vous plait:

Captcha