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Rendez-moi Sirine

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Nous ignorons si les juges du siège, qui ont des enfants, comprennent les parents qu´on a privés d´un des leurs...
Fateh R. est un pilote de ligne émérite après avoir été un brillant étudiant algérien, enfant de la Mitidja - haut lieu de la Résistance - il fonda un foyer avec une jeune Palestinienne qui prendra plus tard la nationalité algérienne. Sirine naîtra en 1994. Puis rien n´ira plus comme avant. Des tiraillements à la rupture, il n´y avait qu´une scène. Le divorce est consommé.
Les relations ne seront plus celles des premières années d´amour, d´amitié, de respect mutuel et même d´euphorie avec la naissance de Sirine. Sirine cette ado de seize ans, aujourd´hui mariée à son cousin en Syrie, juste pour l´ex-épouse, châtier Fateh qui n´a plus de tutelle depuis son mariage. A la barre, il est venu réclamer de la justice de Hussein Dey (cour d´Alger) un acte de justice. Et à Hussein Dey, les mercredis, la justice est rendue par cette brillante magistrate lorsqu´elle ne prend pas peur des représailles puisqu´un pays arabe est mêlé à ce triste dossier. La Syrie n´y est pour rien. Le fait est que, selon le papa, avec une décision de justice adéquate, la Syrie ou l´ambassade d´Algérie à Damas peut restituer le passeport de Sirine que la victime assure être un faux. (Il détient une photocopie du passeport contrefait). Et l´ex-beau-frère de Fateh R. était venu à la barre devant Bahia Allalou - Talbi, la présidente, apaiser le dossier. Il avait un langage mielleux jusqu´au moment où Maître Djamel Fodil, le défenseur des intérêts de Fateh R. avait parlé d´un prestige de l´Algérie éclaboussée par l´horrible complicité aux frontières qui n´a pas empêché Sirine de quitter son pays avec sa mère.
D´ailleurs, l´ex-beau-frère n´avait pas fini de «témoigner» même hors du tribunal en haranguant avec un sourire jaune l´avocat du père de Sirine pour lui dire sa douleur d´avoir utilisé le mot «éclaboussé», estimant que sa «frangine était une fille honorable et que le divorce, n´avait jamais pu la pousser à éclabousser l´Algérie!»
L´avocat eut l´intelligence de ne pas polémiquer en pleine rue estimant avoir tout dit dans la salle d´audience.
La salle d´audience où l´atmosphère était lourde. Même Halim Boudra, le représentant du ministère public semblait nager dans ce dossier où l´on aura retenu la plainte de faux et usage de faux sur un document administratif (article 222 du Code pénal). Ce qui va pousser, dans la mise en examen du dossier, Bahia Allalou-Tabi à déclencher sa force première qui fait d´elle une juge exemplaire: le courage, oui dans ce genre de dossier, le juge doit être courageux et intègre.
La mine défoncée par le récit débité par Tabi qui a l´art de patienter devant un justiciable venu vider son coeur et s´étriper, histoire que ce dossier beaucoup plus humanitaire, comme le soulignera Maître Fodil, que répressif, Fateh R. n´avait rien demandé d´injuste. Par la bouche de son massif conseil, la victime qui réclamera trois milliards de centimes à titre de dommages et intérêts, que justice se fasse en mettant la main sur le faussaire, celui qui a fait que Sirine quitte le pays, cette terre de ses ancêtres, une nuit, à vingt et une heures par le portail de l´aéroport Houari-Boumediene de Dar El Beïda - Alger au nez et à la barbe de la... Police des airs et des frontières. Une précision toutefois, autour du montant élevé des dommages et intérêts.
L´avocat la fait en toute simplicité: «Madame la présidente, depuis sept ans, mon client qui est pilote de ligne a mis les pieds dans pratiquement toutes les capitales dont Londres et Damas où sa fille avait été repérée par un détective avec sa mère. Et cela coûte les yeux de la tête.
Le détective en Angleterre ne bosse pas pour la «face» d´Allah.
Là où vous allez à la recherche d´un quelconque petit renseignement, vous casquez.» Tout comme le parquetier, la présidente tentait tant bien que mal de suivre cette triste histoire née pourtant d´une histoire d´amour impensable et on ne pourra jamais inventer une telle situation.
«La fille a été enlevée alors que la maman était venue faire sortir Sirine dans le cadre de l´exercice du droit de visite. Et nous constatons, avait martelé le défenseur, tout comme le droit de garde, le droit de visite ont connu un télescopage préparé, prémédité diaboliquement et Allah seul est au courant de la mise en place du plan d´enlèvement de cette gamine âgée alors de dix ans. Une gamine mariée à la «syrienne» à son cousin à l´âge de seize ans en l´absence de son père et je ne dirais pas le tuteur, ce mot ayant perdu sa sève devant les coups bas, les pots-de-vin, les dessous de table et autres, machinations qui vont vers inévitablement voir l´Algérie être éclaboussée. Alors, madame la présidente, faites en sorte que ce papa retrouve sa fille, que la justice châtie les auteurs des artisans du faux passeport. Et pour ce faire, seul un jugement qui contienne l´ordre de restituer aux autorités algériennes le faux document qui a permis le détournement d´une Algérienne mineure et donc l´humilialtion, avait articulé Maître Fodil, qui sait que nos juges du siège ont beaucoup de pouvoirs, même le pouvoir discrétionnaire de, de, de, et de...Pour notre humble serviteur, avec toutes nos connaissances sur l´état d´esprit qui anime les chefs de cour, Tabi, la juge peut rouler car elle a entre les mains une lettre du cabinet du président de la République adressée à la chancellerie ordonnant une enquête autour de cette grave affaire. Mercredi dernier, ce fut le procès, après quatre jours nous serons fixés sur le verdict. Fateh, la victime gonfle ses joues de stress et d´angoisse. Il affirme être nul pour ce qui est de la marche de la justice. Ce qu´il ignore aussi et surtout, c´est que Bahia Tabi, la juge, est incapable de faire voler un avion de ligne. A chacun son métier.

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