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Point de dealer, un sniffeur!

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L´avocat a réussi à transformer le requin en ide. Le dealer à quinze grammes de came, est un...

Maître Benouadah La-mouri n´était pas du tout anxieux ce mardi face à la vivifiante Bedri la présidente de la section correctionnelle du tribunal d´El Harrach (cour d´Alger). L´avocat de Dar El Beïda, n´était pas anxieux car il venait de voir son jeune client entrer et rejoindre la barre sans pression aucune. Il est vrai que pour l´avocat et il le signifiera plus tard à son adversaire direct pour toujours i-e- la représentante du ministère public, la mignonne Fethia Benghanem, que «toute poursuite repose sur des preuves jamais sur des rumeurs». Aziz Fathi R., la vingtaine était en taule depuis trois jours pour détention de came. Quinze grammes selon l´inculpation: un gramme cinq cents selon le détenu. Et c´est cette ressemblance entre les deux «un» et les deux «cinq» qui va pousser Maître Lamouri à aller au feu avec la ferme résolution de sauver les membres, en l´occurrence, obtenir la liberté de Aziz Fethi R. dont le papa se trouve dans un état second. Il l´est car il se trouve dans la famille, un homme de droit qui l´avait informé du risque que court son rejeton car l´article 17 de la loi sur la prévention et la répression n° 04-18 du 25 décembre 2004, faisant de cet article un véritable drame qui ne va que pour un avocat qui manque de pot lequel était tombé sur un inculpé qui ne peut être mordu que par les dents acérées d´une guigne qui ne dit pas son nom.
Maître Lamouri n´allait pas s´embarrasser pour aborder de plein fouet l´article 17 de la loi relative à la prévention et à la répression de l´usage et du trafic illicites de stupéfiants et de substances psychotropes. Il dira un mot aussi sur le côté «sombre» dudit article que redoutent les avocats, conscients qu´ils défendent un...dealer! Comme d´habitude et depuis six années déjà, il ne cesse de lancer des clins d´oeil au législateur pour l´assouplissement de cet article 17. Et c´est pourquoi il plaide le gramme et demi et non les quinze grammes de poison: «C´est un sniffeur et la quantité trouvée sur lui en est la preuve. Et ce tribunal n´a pas besoin de procès-verbal, ni de mots mais de preuves», a ajouté le défenseur qui a demandé au parquet à voir de près ces preuves. Les quatorze grammes et quelques...» Et comme Selma Bedri demeure cette juge du siège ferme, disciplinée qui refuse de faire dans le n´importe quoi, elle mène les débats avec sa seule détermination d´arriver à la vérité sans trop piétiner et la loi et la déontologie. Se sachant prisonnière du sacro-saint adage que «nul n´est censé ignorer la loi», elle va de suite demander à l´inculpé d´où il a acquis les quinze grammes de drogue. «Non, Mme la présidente, c´est moins de deux grammes. Je n´ai jamais eu entre les mains quinze grammes», pleure déjà le détenu. Et comme pour rappeler que le ministère public qui le poursuit, Fethia Benghanem, la jeune et savoureuse représentante du parquet, intervient pour dire deux mots autour du législateur: «Il a fait son boulot. Bon ou mauvais, la justice applique la loi. Nous ne devrons pas commenter les lois de quelque nature qu´elles fussent», articule la procureure qui va même se faire plaisir autour de la quantité de came trouvée sur Fethi R. Et Benghanem allait se faire plaisir en reprenant le dernier alinéa de l´article 17 précisant le cas où l´acte est commis en bande organisée.
«L´inculpé a été surpris tout seul et donc évite la réclusion perpétuelle et, pour ce faire, sept ans d´emprisonnement suffiront et lui donneront à réfléchir», dit-elle sans état d´âme. Cela suffit pour que Maître Lamouri revienne à la charge autour de la quantité trouvée sur le jeune inculpé. Et lorsque ce défenseur se jette dans le bassin où il pèche l´absence de preuves, il devient intenable. Face à Bedri qui le connaît très bien, Maître Lamouri ne cherche jamais à agacer, ni à trop exagérer surtout qu´il sait en réclamant avec un large sourire les preuves, en l´occurrence la petite plaquette de came traitée peut avoir fait mouche et donc éviter à son jeune client de supporter la très lourde inculpation née de l´article 17 et de ne se heurter qu´à l´usage de drogue, ce qui nous ramènerait alors vers l´article 12 qui évoque, lui, la consommation ou la détention et donc la peine infligée serait de deux mois d´emprisonnement à deux ans ferme ou d´une amende de cinq mille à cinquante mille dinars. Ce sera d´ailleurs les deux mois ferme qui seront retenus à l´issue de la courte mise en examen de l´affaire. Maître Lamouri allait alors lâcher son plus beau sourire depuis la fin de l´Aïd El Kébir.

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