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Le galop de Maître Lamouri

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Une fois n´est pas coutume. Maître Lamouri réputé comme étant un excellent défenseur d´inculpés, de prévenus ou d´accusés, a, cette fois, cassé la...
Défendre une victime pour ce bon vieux renard de la barre, est, en soi, pour Maître Benouadah Lamouri, l´avocat de Saïd F. la trentaine, une corvée. Pour beaucoup de ses confrères, Maître El Azhar Atmani, l´avocat de Bordj El Kiffan (Alger) en tête, n´est redoutable durant les débats que l´orsqu´il défend un inculpé. Pour Maître Aziz Brahimi, le conseil de Hussein Dey, l´avis est le même sauf que dans le cas où le client de Maître Lamouri est dans une drôle de situation, celui-ci sort la grosse artillerie, fait feu de tout bois, juste de quoi faire taire le représentant du ministère public. Et dans ce dossier de tentative de vol, la victime est sûre d´avoir vu Abdelhakim W. vingt, cinq ans, escalader le balcon en s´agrippant aux barres savamment placées juste pour empêcher les maraudeurs-voleurs, par effraction d´arriver à leurs fins: le cambriolage! S´avançant vers la merveilleuse juge du mardi d´El Harrach (cour d´Alger), l´avocat de Dar El Beïda veut à tout prix empêcher l´inculpé de s´exprimer le premier et surtout l´empêcher de ne pas regarder dans les yeux Saïd F. une «poule mouillée» à la merci de ce terrible Abdelhakim W. qui a la réputation de menacer du regard tous ceux qui s´aventurent à venir lui tenir tête à la barre et donc l´envoyer en enfer.
Se tenant à vingt-neuf centimètres de son client, Maître Lamouri, qui avait effectué des questions préjudicielles en introduisant des «réserves» autour des assertions de son alibi donné durant l´enquête préliminaire, s´était exclamé que le sang trouvé sur place avait été exploité à bon escient par les éléments de la police technique-scientifique pour que le magistrat-instructeur ordonne la détention préventive. «Mon client a été surpris par la tentative de vol qui est considérée comme le vol lui-même et ce, par le gré de l´article 350 du Code pénal», s´était égosillé le défenseur qui priera Selma Bedri, la présidente de la section correctionnelle, à aller au-devant des questions claires juste pour confondre l´inculpé qui, à son grand dam, n´a pas d´avocat.
Et en l´espèce, le fait que le détenu soit dans le «grillage», en plus d´être seul, ne pourra que laisser Maître Lamouri jouer sur du velours surtout que Bedri n´est pas une magistrate, qui va dans la voie qui l´éclaire sur les intentions de l´inculpé qui a vite compris que la juge du siège et Fethia Benghanem «la représentante du ministère public, n´étaient pas si maniables qu´il pouvait l´espérer.
Et la présidente de répéter une énième fois à l´intention de la victime: «Vous êtes donc sûr Saïd que c´est ce jeune qui escaladait lorsque vous aviez ouvert la fenêtre?»
«Oui, Mme la Présidente. Je n´oublierai jamais son rictus lorsque j´ai crié. En deux secondes, il a sauté du premier pour s´évanouir dans la nature.
Au commissariat, lorsque les policiers m´avaient montré les photos, je l´ai vite reconnu. C´est lui! Je suis sûr», a répondu Saïd réconforté par la main gauche l´avocat qui a le tic d´user de ce geste comme pour pousser la victime à cracher la vérité et juste de quoi lui souffler: «Vas-y mon petit. Dis la vérité. Je suis là. Ne crains personne. Tu es sous la protection du tribunal.»
L´inculpé était franchement dérouté. En suivant la plaidoirie de Maître Lamouri, sa douleur n´avait été atténuée que par la timide intervention de Benghanem qui avait requis une peine de prison de trois ans.
Ce qui constituait une suite logique de l´intervention de l´avocat de Dar El Beïda qui n´en demandait pas tant. Et comme pour «étrangler» mentalement le détenu, la juge infligera en fin de rôle, un «deux ans ferme» pour tentative de vol. Et Maître Lamouri de faire le paon devant la femelle.

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