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Le prix de la colère

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Les autorités locales sont-elles condamnées à ne plus s´aventurer dans les quartiers populeux et populaires?

L´affaire dite des «émeutes de Diar El Afia», des Annassers situés sur le plateau de Kouba (Alger), a permis aux avocats - une douzaine - d´expliquer à Khaled Benyounès, le président de la section correctionnelle du tribunal de Hussein Dey (cour d´Alger) que les six jeunes détenus n´avaient aucune relation avec les douloureux événements de fin novembre 2010 surtout que, selon Maître Temret, Maître Farida Siad-Djellad et Maître Houcine Sakhri, Maître Chrif, le lieu des émeutes se trouve à plus d´un kilomètre à vol d´oiseau de l´axe Garidi, cité El Feth via le commissariat d´El Afia. «Les baraques donnent sur le ravin de la Femme sauvage et ces jeunes ont été ramassés près de la Maison «Renault-Dacia».
Dédramatisant les faits en imputant la responsabilité à la wilaya d´Alger et les autorités locales qui ont eu le «plaisir» d´assister à l´entrée en scène de nos jeunes agents antiémeutes. D´ailleurs, une quinzaine de jours après, les enquêteurs ont pu voir les auteurs de coups et blessures, les agresseurs responsables des blessures aux vingt et une victimes. Les photos ont montré ces jeunes à visage découvert brandissant des sabres, des jeunes qui ne craignent ni la police, ni l´Etat car ce sont des repris de justice qui n´ont rien à perdre et surtout pas l´an de prison ferme requis par la jeune représentante du ministère public. Zahia Houari, la procureure, hausse les épaules pour montrer son désaccord avec les analyses des défenseurs qui ont tous réclamé la relaxe, seul verdict «civilisé» et réparateur de dégâts moraux, surtout que toujours selon les avocats qui ont plaidé, les vingt et une victimes font partie du corps de la Dgsn. Les CD et les photos en font foi. Le comble dans toute cette affaire, c´est que les jeunes d´El Afia (Kouba) se sont certes solidarisés avec les occupants des baraques situées sur le versant donnant sur le ravin de la Femme Sauvage et selon les dix avocats dont quatre résident sur le plateau des Annassers voisin d´El Afia, aucun jeune de cette cité n´était concerné par l´opération coup-de-poing décidée par la wilaya d´Alger et donc n´avait aucune raison de s´en prendre aux policiers.
«Ces jeunes ont été ramassés alors qu´ils ne faisaient que passer», s´écriera Maître Farida Djellad relayée par Maître Yassine Sakhri, l´avocat du deuxième inculpé qui avait assuré que ces jeunes, assis dans le box, ont été la victime d´une malheureuse coïncidence. Maître Temret, lui, ira jusqu´à stigmatiser l´emballement de certains policiers zélés et manquant de sang-froid: «On ramasse un groupe de jeunes vite embarqués dans le fourgon et lorsqu´on s´aperçoit qu´ils n´ont jamais été photographiés par les policiers i-e- leurs propres collègues, on s´obstine à les poursuivre et à les présenter. «Redressez cette bévue, c´est votre boulot», a insisté le jeune conseil qui est vite suivi de Maître Messaoud Chérif qui passera une bonne dizaine de minutes à tenter de convaincre Khaled Benyounès, le juge très à l´aise ce mardi, un juge plus que vigilant mais sans état d´âme.
Il est vrai que la médiatisation de cette malheureuse affaire et le nombre de blessés, tous policiers soignés sur place dans la salle de soins par la dynamique équipe de Zoubir Bousnina mobilisé avec personnel et matériel de tous bords, ont fait que la pression avait enveloppé le tribunal car le parquet demeure l´oeil de la tutelle qui a ce don d´être plus royaliste que le roi, avec cette terrible arme de cette omniprésente opportunité des poursuites bien en main du ministère public. C´est aussi cette immense foule des hauteurs de Kouba, venue en guise de soutien à ces jeunes pratiquement défendus par l´opinion publique, qui a eu vent juste après l´accalmie que les casseurs, les agresseurs, les vrais ceux-là, avaient été pistés sur les clichés et CD des policiers.
Mais, malheureusement pour eux, la justice retiendra contre eux le délit et leur infligera une peine de prison ferme de trois mois, alors que Zahia Houari, la procureure avait requis une peine de prison ferme pour trouble à l´ordre public et tout le chapelet qui suit les attroupements avec en sus, vingt-quatre policiers blessés lors des émeutes. A l´issue de la mise en examen d´une semaine, Benyounès inflige une peine de prison ferme de trois mois. Tous les condamnés décident de l´appel tout comme le parquet dont les demandes n´ont pas été satisfaites par le président.

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