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Madame est servie

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Une veuve de chahid a pris le «maquis» pour défendre son bien qu´elle a aménagé toute seule... Or, elle dérape et écope de deux ans ferme...
Maître Hanafi Bousaâdia, l´avocat d´une inculpée de destruction de bien d´autrui, n´a pas eu beaucoup de mal à suivre le procès d´une dame qui s´est présentée comme un enfant de la famille des «Novembristes». Son frère la poursuit pour une histoire de terrain, d´expansion, de démolition d´un mur, de malentendus, d´erreurs d´appréciation.
L´avocat de Hussein Dey, avait presque séduit Selma Bedri la présidente qui adore les avocats qui respectent les procédures et vont droit au but. Et en face, il y avait cette redoutable avocate de la victime, Maître Ouahiba Belfenghour, qui a tout dit en vingt lignes, regrettant au passage cette triste histoire opposant deux membres d´une même famille. Et ce sera la présidente de la section correctionnelle du tribunal d´El Harrach de la cour d´Alger qui allait débuter les hostilités par cette question:
«Inculpée, vous vous êtes désistée sur ce terrain?» «Oui, mais dix pour cent, seulement. Je possède tous les documents adéquats qui prouvent ce que j´affirme», répond la dame si malade, si lasse que Bedri offre une bouteille d´eau minérale que le policier se fera un plaisir d´aller acheter au café qui fait face à la bâtisse. Ces débats qui se tiennent sur opposition d´un frère, le jugement rendu en 2010 auront permis à toutes les parties de se placer en position de «force» juste pour pousser les magistrats à revenir à une meilleure décision allant dans le sens de l´apaisement. Or, que s´est-il passé entre ces orphelins, à savoir la veuve de chahid et son propre frère qui avait ramené un témoin à la barre, un témoin qui s´était associé à ces deux familles pour monter un projet. Pour Maître Boussaâdia, la plainte du frère de sa cliente est infondée. Effectuant un bref retour sur les faits de cette triste histoire opposant le sang au sang, l´avocat de Hussein Dey a dit que c´était la veuve de chahid qui avait tout fait dans ce projet. «Le projet, c´est elle. Le terrain est à elle. Le crédit, c´est elle qui l´a obtenu. L´idée de l´association avec son frère et ce témoin n´aura pas finalement été une bonne chose dans la mesure où elle n´a plus eu de paix chez elle. On a voulu régulariser un terrain qui n´appartient qu´à ma cliente. En 2005, le frère et le troisième associé ont quitté les lieux. Il y a eu abandon volontaire de leur part. Nous nous demandons ce que le frère cherche comme défaut à sa soeur qui a eu le grand mérite de restaurer seule les lieux», avait articulé l´avocat rouquin qui avait tenu à ajouter que les deux associés pour les appeler ainsi, un mur. Et comme ma cliente avait un jugement définitif, elle a pris la responsabilité de passer à l´action, car elle est, somme toute, la légitime propriétaire Selma Bedri, la juge du siège a tenté de «mieux» s´imprégner de cet épineux dossier en posant de bonnes questions. Elle veut absolument savoir qui, de la soeur ou du frère, est coupable: Elle ira vers la vérité en poussant le bouchon qui sera qu´elle a été coupable de destruction de bien d´autrui. Malgré toute l´explication fournie par Maître Boussaâdia limité, lui, l´avocat-conseil par les faits que le tribunal jugera graves car finalement, une semaine de mise en examen suffira à la présidente pour arrêter sa décision: la dame est condamnée à une peine de prison ferme de deux ans outre une amende de vingt mille dinars alors que la partie civile est déboutée dans ses demandes sur le plan des dommages et intérêts, Bedri la juge du siège ayant estimé que l´on ne peut détrousser une frangine aux dépens d´un frangin.
La loi étant qu´il y a eu une destruction de bien d´autrui sans dommage matériels, on a donc retenu le préjudice moral. C´est tout.

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