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De Achour à Zayane

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Un grand procès mettant en cause deux commissaires de police, un homme d´affaires et deux copains des divisionnaires, se tient ce matin à Azazga.

C´est ce matin que s´ouvre en principe le procès dit des commissaires Zayane-Oussaâdit de la police judiciaire d´Alger, au tribunal de Azazga (cour de Tizi Ouzou). En principe, car lundi dernier, les débats avaient été renvoyés à cause de l´absence des témoins capitaux dans cette affaire où l´on relève plusieurs inculpations par la police judiciaire qui a enquêté sous la houlette du parquet. Les inculpés venus d´Alger ne pouvaient nullement être entendus par les magistrats d´Alger incompétents et c´est Tizi Ouzou qui abrite le procès.
C´est la Cour suprême qui a exercé le privilège de juridiction. Les faits remontent à 2004 lorsqu´une enquête avait été menée autour des divisionnaire à la police judiciaire d´Alger ainsi qu´un chauffeur particulier; Nadir Slimani, et un ami d´enfance de Zayane, le nommé Djamel Zemmouri qui sont considérés dans ce dossier comme complices dans les inculpations récoltées par Zayane Oussaâdit et Achour. Ce dernier, rappelons-le, avait été convoqué par le juge d´instruction à titre de...témoin. Il sera inculpé comme Oussaâdit et Zayane de corruption, trafic d´influence et de gens ayant reçu des cadeaux et ce, grâce à l´autorité que leur confèrent leurs fonctions, c´est-à-dire qu´ils tombent sous le coup des articles 48 alinéa 225 alinéa 2, 32,33 alinéa 1, 38, 50, 51 et 55 de la loi n°08/01 du 20 février 2006 relative à la prévention et à la lutte contre la corruption ainsi que les articles 126 et 128 du Code pénal.
Au milieu de cette tempête, nous retrouvons un ami d´enfance de Zayane et chauffeur particulier durant 15 ans. Un témoin, Naïma Ababsa qui a revendu son appartement sis à Kouba pour 70.000 euros encaissés à Paris où réside la belle-famille de Oussaâdit. Et la justice reproche au commissaire le fait que la somme ait été versée par Abderrahmane Achour, homme d´affaires déjà impliqué dans d´autres dossiers...
Le pot aux roses avait mis au parfum les enquêteurs. Et le pot aux roses avait germé le jour du classement de l´enquête menée par la police judiciaire d´Alger sur Abderrahmane Achour, le 5 avril 2004. Le 6 avril 2004, plus de poursuites à l´encontre de Achour, or, un détail avait attiré l´attention des enquêteurs. La veille, soit le 5 avril 2004, Zayane venait d´acquérir une cylindrée réglée par Achour. Pour la justice, c´est suffisant comme preuve de corruption. Et c´était parti. Les prêts bancaires occultes de Achour furent passés au peigne fin. Puis ce fut la loi du domino. Les affaires mettaient le nez hors de l´home! On découvre que la cérémonie de circoncision du fils de Zayane avait été réglée au Sofitel par Achour: Naïma et Nadjib avaient animé la soirée pour dix millions de centimes réglés par...Achour. On évoque le salon de coiffure de madame Zayane: il est issu d´un héritage et Achour jure et nie être derrière. Quant à Oussaâdit, il lui est reproché, outre l´achat (ou le cadeau) de l´appartement à Kouba, l´acquisition d´un restaurant à Alger-Centre coûtant deux milliards trois cent millions de centimes. «C´est mon papa qui a payé la moitié du prix et mon épouse qui venait d´hériter en France», avait répondu, en guise de défense, Oussaâdit qui crie au complot, à la machination et au règlement de comptes.
Quant à Zayane, il a affirmé avoir connu à Koléa Abderrahmane Achour. «J´ai dû le rencontrer deux à trois fois à l´aéroport Houari-Boumediene sans jamais l´avoir aidé à quitter le pays. J´ignorais qu´il était sous le coup d´un mandat d´arrêt.» Il est vrai que Achour avait déclaré avoir des amis haut placés et qu´il n´avait pas besoin de «petits» commissaires. Les débats de ce lundi apporteront beaucoup plus d´éclairage, car depuis le temps que la Dgsn connaît la chute de tuiles «rouges», il y a de quoi remplir des mensuels! Une chose est certaine, Maître Ouali Lacef, Maître Dim, Maître Abtout, Maître Adli, Maître Ksentini, M.F, Maître Sayah et Hamdani ont du pain sur la planche.

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